Logement à Saint-Nazaire : faux débat

Communiqué


Ces derniers jours, au conseil municipal de Saint-Nazaire, était organisé un « débat » sur la politique de l’habitat et le logement social, avec la participation d’intervenants du bailleur Silène et de l’Union sociale pour l’habitat (USH). Dans le cadre de ce temps de parole, les élus du Rassemblement national on pu rappeler leurs propositions, et en indiquer de nouvelles : priorité d’accès des Français au logement, adjonction d’un espace vert à tout nouvel immeuble, veille des conseils citoyens de quartiers concernant le lien entre habitants…

Il n’en reste pas moins que ce débat n’en était pas vraiment un. En témoignait l’attitude du maire, refusant que les élus interviennent plus d’une fois, et donc, engagent une discussion contradictoire réelle avec la majorité. Le fait que ce temps de parole ne puisse de toute façon pas déboucher sur une délibération-cadre, dans la mesure où la prérogative d’urbanisme est maintenant du domaine intercommunal, en disait beaucoup sur son caractère gadget.

Ce faux débat fut aussi celui des faux-semblants. En particulier, il convient de s’interroger sur l’attitude de la majorité par rapport à la politique gouvernementale. Ainsi, Laurianne Deniaud, adjointe à l’urbanisme du maire, n’est pas sincère lorsqu’elle indique que « la loi ELAN est une trahison ». Car si l’on estime que le Gouvernement a trahi, il ne fallait pas voter à l’élection présidentielle pour l’initiateur de cette loi : Emmanuel Macron.

La CARENE finance la propagande européiste

Communiqué


Ces derniers jours, le conseil communautaire de la CARENE a voté une première subvention de dix mille euros pour que l’intercommunalité adhère à l’association Pays de la Loire Europe. Cette subvention est amenée à être renouvelée chaque année. Seul le Rassemblement national (RN) s’y est opposé.

Pays de la Loire Europe se décrit comme un organisme qui « travaille au quotidien sur un grand nombre de priorités régionales (industries, transports, énergie, agriculture et agroalimentaire, numérique, santé, recherche et innovation, croissance bleue, etc.) » Il s’agit d’un des nombreux aspects de cette présence très contestable des régions au sein des institutions européennes à Bruxelles, d’abord sous formes de bureaux régionaux, ensuite par la représentation de ces mêmes collectivités au sein du Comité européen des régions (CDR). À chaque fois, il s’agit de court-circuiter l’État dans ses prérogatives, par un « mille-feuille bruxellois » ne pouvant ni participer à la lisibilité de la construction européenne, ni à une gestion économe de notre argent, car cette présence des régions et de leurs nombreux fonctionnaires, financée par nos impôts, a un coût.

Concernant le financement par la CARENE de Pays de la Loire Europe, il est apparu au RN que cette association serait d’évidence inopérante pour enrayer les problèmes chroniques que connaissent les industries dans la région nazairienne et l’Estuaire : détachement des travailleurs est-européens aux chantiers navals de Saint-Nazaire, incertitudes récurrentes quant à l’avenir de ces mêmes chantiers, absence de priorité nationale à l’embauche… Sur la question particulière du détachement de travailleurs, nous avons en particulier relevé dans notre intervention que les annonces triomphales du président Macron à l’automne dernier n’avaient été suivies d’aucun effet concret. Seul le RN dénonce ce problème et, plus largement, ceux de la désindustrialisation, qui fragilisent notre système productif et paupérisent nos territoires.

Disparition de Philippe Bescond-Garrec

Communiqué


Nous avons appris ce samedi après-midi la disparition de notre camarade Philippe Bescond-Garrec. C’est un ami cher et l’un de nos meilleurs militants qui s’en va, assurément un grand choc pour la section nazairienne de notre mouvement et très au-delà d’ailleurs, car Philippe était connu et apprécié au sein de notre fédération. Nous mènerons les combats futurs avec une motivation nouvelle, celle d’avancer pour lui donner les victoires qu’il n’aura pas pu toutes voir de son vivant.

Né en mars 1957 à Saint-Nazaire, Philippe Bescond-Garrec fut très tôt passionné par les lettres et la musique, de même que la Bretagne, qui figurera parmi ses grands engagements politiques. Il avait diffusé cet intérêt pour la bretonnité au sein de notre section, et grâce à lui cette conscience bretonne perdurera dans l’intimité de nos cœurs comme dans nos actes de femmes et d’hommes publics. « Monté sur Paris » lorsqu’il était un jeune adulte, il avait travaillé plus de vingt ans au prestigieux hôtel Intercontinental. Il s’y révéla comme l’homme qu’il ne cessa jamais d’être : prévenant et affable, élégant, toujours courtois et forcément, au contact du monde, d’une grande ouverture d’esprit. Ce dernier trait — la tolérance — était la signature de Philippe, sans doute sa qualité la plus aiguë.

Revenu à Saint-Nazaire il y a quelques années, il avait dû affronter l’intolérance des autres. Une ancienne élue de gauche s’était « distinguée » en lui assénant des insultes homophobes, en 2015. Philippe ne s’était pas démonté, lui qui, quelques mois auparavant, avait fait front lors d’une manifestation d’ « antifas », devant un cortège hostile. Militant de terrain, il s’était porté volontaire sur la liste de Jean-Claude Blanchard à l’élection municipale de Saint-Nazaire, en septième position. Avec notre entrée à la Mairie, nous lui devons aussi la plus grande part de notre mobilisation et de nos succès aux départementales de l’année suivante, dans les cantons nazairiens.

Ses engagements extrapolitiques — notamment au sein de l’association Riposte laïque — témoignaient de plus d’une volonté de s’investir au-delà des seuls élections, celle d’un républicain exigeant sur les questions d’égalité, de droits des femmes et de méritocratie, sensible également au bien-être animal. Les tribunes de Philippe faisaient mouche sur Internet et ses colères, vives bien que rares, étaient toutes entières dirigées contre les injustices du temps.

À sa famille et à ses proches, le Rassemblement national (RN) de Saint-Nazaire adresse ses plus sincères condoléances. Nous conserverons Philippe en mémoire, gardant à l’esprit nos bons moments militants.

ÉDITORIAL — Cordemais, l’avenir d’une centrale


Les nationaux l’évoquaient depuis deux ans, certes en parlant quelque peu dans le désert, mais des annonces récentes viennent de le prouver : la reconversion écologique de la centrale de Cordemais, en Loire-Atlantique, est possible. Les premiers essais de cocombustion sont en effet couronnés de succès, et pourraient permettre à terme le maintien de quelque quatre cents soixante emplois directs.

Cette reconversion verte du site, autorisera à l’avenir une association croissante de la biomasse et du charbon, comme nous appelions l’EDF à le faire depuis le printemps 2016. D’ores et déjà, du 24 au 31 mai dernier, la centrale de Cordemais a pu produire sur une tranche une énergie utilisant 80 % de biomasse (c’est-à-dire de « déchets verts ») et seulement 20 % de charbon, avec même un pic à 87-13, prouvant que la cocombustion peut aller plus loin dans l’exploitation de nos déchets, et la décarbonation.

Le passage progressif à la cocombustion doit donc être poursuivi, en vue d’une sortie complète de l’usage du charbon sur ce site, raisonnablement plannifiable à horizon 2026. En l’attente, il faut établir un moratoire sur toute fermeture, pour que la transition énergétique de la centrale puisse se faire en bon ordre.

Il faut en revanche s’interroger quant à l’intégration Conseil supérieur de l’énergie de la députée de la circonscription de Cordemais, Anne-France Brunet, membre de République en marche (LREM). Une transition réelle vers un modèle de développement vraiment plus vertueux suppose des politiques publiques fortes, très au-delà de la simple cooptation d’élus dociles. L’on ne donnera en effet pas cher de la capacité d’opposition de madame Brunet à la politique gouvernementale de moins-disant industriel vis-à-vis de Cordemais, comme des dossiers énergétiques plus généralement : détachement des travailleurs, absence de protectionnisme vis-à-vis du secteur solaire chinois, faible ambition de l’État relativement à la filière hydrogène, etc.

Lettre ouverte à Gaël Bourdeau (DLF)


OBJET : constitution d’une liste commune FN-DLF à l’élection municipale de Saint-Nazaire

Saint-Nazaire, le 31 mai 2018

Monsieur,

Je vous écris aujourd’hui concernant un sujet important, et qui concerne nos deux formations politiques : les élections municipales de 2020. En tant qu’élu d’opposition au conseil municipal de Saint-Nazaire, avec les militants du Front national, j’ai à cœur de préparer cette échéance cruciale pour ma commune, dont j’espère qu’elle pourra enfin changer de majorité. Vous n’ignorez pas, je pense, que Saint-Nazaire est dirigée sans discontinuer par la gauche socialiste, depuis pratiquement un siècle.

Sachant pouvoir compter sur tous les patriotes et tous les républicains sincères, le Front national a fait acte, le 29 avril dernier, dans le cadre d’une tribune, de sa volonté de constituer une liste commune à Saint-Nazaire avec les militants de votre mouvement, Debout la France, en vue de l’élection municipale. Cette date d’avril n’était naturellement pas anodine, dans la mesure où elle correspondait à l’alliance contractée entre votre président, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, l’an dernier, durant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle.

Militants et élus nazairiens du FN, nous pensons qu’il faut localement poursuivre la dynamique de rassemblement engagée en 2017, entre Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan. C’est la condition d’une victoire, à Saint-Nazaire comme sans doute ailleurs en Loire-Atlantique, face à ce qu’il reste des bastions de gauche, et contre ce que pourrait donner le macronisme, implanté dans nos municipalités.

C’est la raison pour laquelle nous vous proposons aujourd’hui de renouveler localement cette alliance à Saint-Nazaire, dans la perspective de la municipale. Le fait que cette échéance soit dans deux ans pourrait faire penser qu’il n’est pas temps de discuter d’un tel rapprochement. Nous croyons cependant que ces discussions doivent être engagées très en amont.

Parce que je crois à la transparence en politique — je me l’appliquais à moi-même durant la législative, publiant une déclaration de revenus et de patrimoine — j’ai aussi souhaité que le présent courrier, tout comme la tribune d’avril, soit une lettre ouverte. De cette manière, les Nazairiens auront la capacité en conscience de juger, avant de trancher, en 2020.

Comme nous avons pu le faire savoir dans notre tribune, nous estimons qu’à Saint-Nazaire « gaullistes, indépendants, souverainistes de toutes attaches et de tous parcours qui ont fait confiance à Nicolas Dupont-Aignan » auront leur place sur notre liste municipale, en 2020. L’union ne peut toutefois se faire qu’avec un projet partagé.

Cette liste d’union suppose bien sûr un projet de gouvernance local, qui puisse constituer une alternative claire au socialisme et au macronisme à Saint-Nazaire, tout en respectant les sensibilités respectives du FN et de DLF. Il nous semble que ce projet pourrait avoir comme dénominateurs communs les cinq points suivants :

  1. La sécurité, parce qu’elle est la première des libertés, doit être garantie ; elle sera au cœur des politiques publiques d’une grande commune comme Saint-Nazaire, qui n’est pas exempte de problèmes : cambriolages, braquages, trafics de drogue… L’effort doit donc être mis dans la constitution d’une police municipale digne de ce nom, et d’une vraie vidéoprotection, prioritairement dans les rues du centre-ville. L’entretien et la propreté de la voirie doit de plus bénéficier d’un plan spécifique.
  2. La fiscalité doit être localement stabilisée, tout comme notre dette, avant, à mi-mandat, la baisse des taux des impôts locaux et de la dette, avec 2 % de désendettement par an comme objectif. Cela doit passer par des économies au cas par cas, concernant les subventions associatives, les frais de communication de la Ville, un certain nombre de postes municipaux de direction et de cabinet en doublons. Les économies engagées devront s’appliquer à tout ce qui n’est pas prioritaire pour le développement social, touristique et culturel de notre ville.
  3. La politique culturelle doit donner la priorité aux Nazairiens d’abord, ceux-ci doivent donc être logiquement les premiers servis, relativement à une offre culturelle qui doit demeurer en de larges parts populaire, politiquement neutre, accessible à tous, pédagogique. À tout le moins, la part subventionnée de cette offre devrait au mieux correspondre à ces critères, au lieu que soit mise en avant une culture élitiste, voire partisane, en ce qu’elle appuie parfois les intérêts politiques de la Mairie. De même, celle-ci doit s’abstenir de financer tout communautarisme.
  4. L’insertion de la Ville dans les dernières réformes territoriales (MAPTAM, NOTRE), de même que dans l’intercommunalité, et les transferts de compétences excessifs qu’elle implique, doit être contestée avec davantage d’élus aux conseils municipal et communautaire, à défaut de pouvoir être remise en question dans l’instant, faute d’en avoir les capacités, au niveau de l’État. Cette contestation semble d’autant plus nécessaire qu’elle s’articule avec une remise en cause du sureffectif de la Fonction publique territoriale. Il faudra par ailleurs diminuer le nombre de chargé de mission.
  5. La position de la France au sein de la construction européenne actuelle, bien que ne pouvant être remise en question dans l’instant, doit être contestée, même à l’échelon local du conseil municipal. En effet, ses conséquences sont importantes sur la situation de l’emploi industriel nazairien : travailleurs est-européens concurrençant l’embauche de notre main-d’œuvre et les salaires, crise récurrente des chantiers navals et de la sous-traitance, délocalisations, transferts de compétences… Nous considérons de même qu’un adjoint à l’industrie doit accompagner le maire sur ces questions.

Ne doutant pas que vous aurez à cœur de répondre au présent courrier, et espérant un dialogue ouvert et cordial entre nos deux mouvements, je vous prie, Monsieur, d’agréer mes salutations distinguées.

Gauthier BOUCHET

ÉDITORIAL — Écologie réelle, France durable


Parce que nous sommes un grand mouvement de rassemblement du peuple, ayant vocation à gouverner, nous voulons proposer une écologie réelle, pour une France durable. Cette écologie concrète, enracinée et française, est rendue nécessaire par les immenses défis de la crise énergétique et de celle du Vivant, vis-à-vis desquelles notre pays, puissance mondiale et d’équilibre, doit prendre toute sa place.

L’écologie que nous voulons doit être bénéfique à la santé de tous les Français, dans tous les territoires de métropole et d’outre-mer. Elle doit leur rendre la sécurité et la biodiversité alimentaires qui leur sont légitimement dues. Nous ne voulons pas d’une alimentation polluée par les antibiotiques, les conservateurs et les additifs, ni réduite à quelques aliments trop gras, trop sucrés, trop salés, non représentatifs de la diversité de goûts dont recèlent notre gastronomie et nos terroirs. Nous ne voulons pas davantage du laisser-faire de la Commission européenne sur la question des organismes génétiquement modifiés et des glyphosates. L’agriculture biologique doit être promue, de même que la libération des semences anciennes et une agriculture nouvelle, sortie de la PAC.

Notre approche est essentiellement pragmatique, comme sur la question de l’énergie, vis-à-vis de laquelle nous nous plaçons loin du dogme du tout-éolien. Pour nous, une véritable transition énergétique française passe par le maintien d’une filière nucléaire forte, appuyée sur le Grand carénage, et l’investissement dans les énergies renouvelables au cas par cas : par exemple le passage des dernières centrales thermiques en cocombustion biomasse, le soutien à la filière solaire française, qui mérite une production relocalisée, afin de contrer le protectionnisme chinois, et une recherche massive en faveur du thorium, le « nucléaire vert ».

L’écologie prônée par le Front national est celle de racines nécessaires. Il est en effet impossible de concevoir la défense de notre environnement sans inscrire notre démarche dans la longue durée française, le respect des équilibres naturels, humains et animaux. Cette démarche doit également être au service d’une écologie humaine, c’est-à-dire où l’humain est au centre, et en l’espèce, où les Français sont au centre. Elle s’affirme donc comme radicalement opposée aux atteintes contre le Vivant et aux modifications de celui-ci, évidemment localiste, en ce qu’elle promeut les circuits courts de consommation et de production, respectueuse des temporalités et usages d’une agriculture à taille humaine, soucieuse encore d’allier puissance industrielle et respect de l’environnement.

Les Français doivent être pleinement au centre des politiques publiques environnementales. Ils en sont depuis trop longtemps les spectateurs, et pire, les victimes, en ce sens que l’écologie proposée par les gouvernement successifs est essentiellement punitive, jamais incitative. Elle ne valorise jamais les Français qui, pourtant, dans leur immense majorité, ont une conscience écologique spontanée, à commencer par celle des gestes du quotidien : usage raisonné de l’eau de lavage, tri sélectif, souci du bien-être animal, etc.

L’écologie que nous voulons est essentiellement française. Sans bien sûr méconnaître la nature planétaire d’un certain nombre de problèmes environnementaux et climatiques, notre écologie est nationale, contrairement à la leur. En effet, les écologistes « institutionnels » de gauche n’associent jamais protection de l’environnement et la défense des intérêts vitaux de la France. Pour eux, la France n’est pas si importante que cela, quand nous proclamons que, compte tenu de sa nature unique parmi les Nations, elle est un besoin des hommes. Parce qu’elle est altermondialiste, leur écologie est avant tout antinationale.

Nous prenons le parti inverse. Pour nous, l’écologie doit être avant tout nationale. Nous ne croyons pas en l’utopie d’une écologie planétaire, qui ne prenne pas en compte les immenses différences de niveaux de développement économique et social entre les différentes nations du monde, et préfère les contraindre selon un modèle unique, forcément inadapté aux particularismes locaux comme aux différentes échelles en présence. Cette écologie-là n’est pas réaliste. Elle se condamne donc d’elle-même à l’inefficacité.

Ce sont là quelques éléments d’une écologie réelle, au service d’une France durable.

Appels à la violence contre nos élus

Communiqué


Nous constations ce matin qu’en face du domicile de Jean-Claude Blanchard, conseiller municipal de Saint-Nazaire, conseiller régional des Pays de la Loire et membre du FN, un mur avait été peint d’un graffiti appelant à la violence : « Mort au FN ! ». Ce n’est en réalité par la première fois que notre formation politique est victime de dégradations, d’intimidations et d’appels à la violence à Saint-Nazaire. Ainsi, en 2014, notre bureau d’élus avait été tagué. Quelques mois plus tôt, nos affiches étaient systématiquement dégradées sur les panneaux officiels. Et entre temps, nous recevions régulièrement des lettres d’insultes à la Mairie, toujours du même individu.

Résolus à exercer le droit d’expression que nous ont souverainement confié les habitants de Saint-Nazaire, en désignant pour quatre mille d’entre eux notre liste par le suffrage universel, nous affirmons que les appels à la violence n’honorent pas ce qui les font, lesquels sont généralement anonymes (ce graffiti haineux vient encore de le prouver). C’est à nos mandants que nous avons à répondre, pas à la Justice de la rue. Et ceux qui veulent la mort du FN peuvent toujours démocratiquement participer à la prochaine élection municipale en 2020 ; notre mouvement y prendra part en bon ordre, rallié par bien plus de monde que ne le croient certainement nos agresseurs.

Par ailleurs, la simultanéité de cette attaque contre un élu du Front national, et celle, le même jour, contre la permanence parlementaire d’Audrey Dufeu-Schubert, membre de la République en Marche, en dit beaucoup sur l’état des forces politiques à Saint-Nazaire. Bien que diamétralement opposés, si le FN et LREM sont attaqués, c’est qu’ils sont craints, et que nos adversaires ont conscience que nous sommes les deux seul vrais partis restants à Saint-Nazaire, les deux seuls qui demain, peuvent gagner la Mairie : LREM pour se l’accaparer, le FN pour la rendre au peuple.

Attention aux appels à la violence, qui sont souvent suivis d’un retour de manivelle électoral. Gare à ceux qui menacent des coups !

ÉDITORIAL — Vers le Rassemblement national


Tout comme beaucoup de militants frontistes et même, je le crois, un certain nombre de Français, j’ai suivi avec attention les déclarations successives de Marine Le Pen sur la nécessité de changer le nom du Front national, ces derniers mois. Le fait que les médias aient largement nourri la chronique autour de la future possible nouvelle appellation du FN peut pourtant faire douter de la pertinence de ce choix.

Ce choix pourrait en effet apparaître comme répondant uniquement à une injonction médiatique, une modernité du moment. Il me semble cependant que cette proposition faite par Marine Le Pen de changer le nom de sa formation ne répond pas à une mode, mais à un besoin, pour conduire notre mouvement vers autre chose : vers la victoire, et pas seulement.

Je suis personnellement favorable à ce que le nom du Front national change, pour que celui-ci devienne le Rassemblement national. Ce 14 mai, je viens donc de voter pour cette nouvelle appellation, comme je le pense beaucoup d’adhérents du FN, en ce moment. En préalable du congrès de Lille, cet automne, ceux-ci ont en effet savoir par vote postal, pour 52 % d’entre eux, ce souhait d’un nouveau nom. J’avais d’ailleurs voté favorablement concernant le fait de changer de nom.

Aller vers le Rassemblement national, c’est la perspective de nous inscrire au sein d’une nouvelle dynamique, en élargissant notre base électorale naturelle selon le principe récemment mis en évidence par Marine Le Pen : s’implanter, s’allier, gouverner. La culture de protestation historiquement attachée au FN depuis les années 1970, doit progressivement devenir une culture de gouvernement complètement acquise, qui passe par la constitution d’un contre-projet patriote exhaustif à celui, néo-centriste, d’Emmanuel Macron, recouvrant tous les aspects de ce qui garantit la pérennité de notre civilisation et le développement de notre société.

Proposer un contre-projet à ce qui est aujourd’hui, fortuitement et fragilement, un projet dominant, celui de Macron et de République en marche, dépend de notre capacité à court terme à compléter, voire parfois à créer ex nihilo, un argumentaire puis une parole publique sur des sujets habituellement peu traités par le FN. L’immense majorité des Français sait identifier le FN sur des marqueurs programmatiques forts, que celui-ci défend depuis ses débuts, liés à la défense de notre souveraineté et de notre identité. Les Français nous savent d’ailleurs gré d’être crédibles sur ces sujets, d’où leur soutien aux élections, pour onze millions d’entre eux, l’année passé.

Il faut maintenant aller au-delà, en construisant une parole et un programme sur de nouvelles thématiques. J’y vois notamment la transition énergétique et écologique et les thèmes d’écologique politique en général, la métropolisation de notre pays, la mer et les outre-mers, le codéveloppement, tout comme l’industrie de demain, qui passe — mais dans quelle mesure, et selon quelles régulations potentielles ? — par la robotisation et une maîtrise de l’intelligence artificielle, question majeure puisque enjeu de puissance, enfin, les questions de bioéthique qui y sont liées.

C’est le Front national rénové — le Rassemblement national — qui, par la voix de Marine Le Pen, pourra approfondir ces questions et défendre une parole nouvelle, loin des lieux communs des partis gouvernementaux ou parfois même, de leur absence de positionnement sur ces sujets.

Le front rénové que sera le RN, dans la perspective des élections européennes de 2019, doit aussi être celui d’une vaste coalition de tous ceux qui se reconnaissent dans l’amour de la France, autour d’un dénominateur minimal : défense de la souveraineté nationale et populaire, volonté de préserver l’identité de la France comme celle de nos régions historiques, dénonciation de la forme supranationale de la construction européenne, refus des politiques migratoires actuelles, destructrices de notre modèle social et vectrices d’une islamisation de notre société.

Cette dynamique de rassemblement, déjà incarnée par Marine Le Pen l’an dernier lors de la campagne présidentielle, suppose l’agrégation patiente de fractions parfois dispersées de notre électorat naturel (déçus du sarkozysme hier, et demain du macronisme, souverainistes, gaullistes,  identitaires, de même que cette partie d’électeurs de gauche hésitant entre FN et Insoumis) ainsi le ralliement d’indépendants et d’abstentionnistes, des classes moyennes urbaines jusqu’aux oubliés de la France périphérique, estimant pour le moment que la politique n’est pas ou plus eux.

La victoire est au prix de ce travail méthodique, entrepris par notre candidate en 2017 et magnifié durant l’entre-deux tours dans le cadre de son alliance avec Nicolas Dupont-Aignan et Debout la France. Cette dernière alliance doit donc servir de modèle en vue des échéances futures, européennes comme municipales, en espérant la constitution d’un maximum de listes uniques à ces scrutins, qui puissent maximiser nos gains électoraux, tout en préservant nos sensibilités respectives.

Le constat que je pose n’a rien d’original, et je le sais partagé par beaucoup de militants frontistes. Nous autres, nationaux, devons maintenant œuvrer pour que l’analyse théorique de ce rassemblement nécessaire devienne une réalité pratique, et politique. Alors, au travail !

La voirie nazairienne n’est pas assez entretenue

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, mai 2018


Ces dernières semaines, un certain nombre de Nazairiens nous font remonter leur lassitude face au manque d’entretien de la voirie. On ne compte plus les routes dégradées, voire défoncées, y compris dans notre centre-ville, que la Mairie prétend vouloir redynamiser : choses vues boulevard Hugo, rues du Croisic, Savary et de Bretagne ou à Villès-Martin.

Au-delà de l’aspect inesthétique, ces problèmes de voirie représentent évidemment un danger, surtout pour les cyclistes et les personnes âgées. Il s’agit donc de travaux à faire, et de dépenses à engager, plus urgentes qu’un dragon de bois à un million d’euros ou que les continuelles subventions aux associations pro-immigrés.

Les Nazairiens sont prioritaires chez eux. Encore faut-il pour cela qu’ils puissent se déplacer en sécurité, et sans honte.

Il y a un an, l’alliance avec Dupont-Aignan

Tribune


Il y a un an — le 29 avril 2017 — Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont conclu une alliance historique, dans le cadre de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle. Par une charte commune, relative à une « alliance patriote et républicaine », ces deux dirigeants ont su mettre de côté leurs différences et leurs réticences, pour travailler au bien commun de la France. Pour les nationaux, l’urgence était de battre Emmanuel Macron.

Un an plus tard, Emmanuel Macron a été élu, mais Marine Le Pen a su rassembler largement au-delà de son socle électoral initial des sept millions et demi de voix du premier tour, devenus onze millions, grâce notamment aux apports des électeurs de Nicolas Dupont-Aignan, lucides sur l’état de la France, et soucieux que leur suffrage patriote soit utile au pays.

À Saint-Nazaire aussi, nous avons vu les bienfaits de cette alliance tant attendue, puisque, de cinq mille voix, Marine Le Pen est passé à sept mille trois cents : un Nazairien sur quatre. Militants nazairiens du FN, nous avons accueilli à l’époque la nouvelle de cette alliance avec joie et intérêt, mais aussi responsabilité. Ce rapprochement nous oblige en effet, pour l’avenir.

À Saint-Nazaire, gaullistes, indépendants, souverainistes de toutes attaches et de tous parcours qui ont fait confiance à Nicolas Dupont-Aignan et son projet, ont leur place aux côtés du Front national, dans la liste de rassemblement des nationaux qu’il conduira à la prochaine élection municipale, d’ici deux ans. Nos différences sont minimes. Et par le débat, nous pourrons y remédier, les amoindrir. Mais nos exigences sont communes pour ce que nous voulons à la Mairie : ni la réélection de David Samzun et la perpétuation de la gauche, ni le sacre d’un représentant local d’Emmanuel Macron, avec l’appoint d’électeurs de droite trompés.

Militants de Debout la France, votre place est avec nous. Nous pouvons constituer ensemble l’union des Nazairiens qui manque tant dans le débat public local, et sera le pôle majoritaire de demain, pour reconquérir la Mairie à une gauche qui la tient depuis un siècle.

Ainsi, la section nazairienne du FN, en accord avec la fédération départementale, fera part dans le courant de mai à la direction locale de DLF d’une lettre dans laquelle elle formalise sa volonté de constituer une liste commune à l’élection municipale. L’avenir des Nazairiens mériterait cette belle alliance.

Enquête publique sur l’éolien en mer

Communiqué


La mise en place du parc éolien offshore de Noirmoutier, en dépit de la distance, concerne directement le territoire nazairien. Et il est ainsi heureux que la commune de Saint-Nazaire soit incluse dans l’enquête publique mise en œuvre, d’où un débat légitime en conseil municipal, ces derniers jours.

Si la nécessité d’une transition énergétique fait consensus, pour enrayer les dérèglements du climat, tout en préservant la durabilité des ressources, encore faut-il correctement réfléchir aux moyens de la mettre en place. Il apparaît ainsi que l’énergie éolienne, loin d’être la panacée, entraîne davantage de problèmes qu’elle n’en résout. Les problèmes inhérents à l’éolien sur terre (infrasons, atteintes patrimoniales, gigantisme) se retrouvent de fait dans les autres formes d’éolien.

Ainsi, au même titre que l’éolien terrestre affecte la faune aviaire, l’éolien maritime, par les travaux qu’ils demandent afin d’arrimer les structures qui le portent dans le sol sous-marin, présente un fort impact sur les bancs de poissons. Les premières études sérieuses démontrent en effet une raréfaction de la ressource halieutique, voire sa destruction occasionnelle. Le problème est naturellement moins prégnant, à propos de l’éolien flottant. C’est d’ailleurs cette forme spécifique d’énergie éolienne que le Front national promeut, du fait de son absence d’atteinte au sol sous-marin, plutôt que l’éolien posé.

L’éolien n’est d’ailleurs pas critiquable que sur le seul plan de son impact environnemental. Se pose aussi le problème de la plus-value de cette « industrie du futur ». Or, quelle est cette plus-value, dans la mesure où la France brade cette technologie à l’étranger, ce que nous vivons avec circonspection depuis la revente des activités énergétiques d’Alstom à l’Américain GE ? Qu’en est-il de plus des emplois promis par capillarité de cette « croissance verte », faute d’une priorité nationale d’accès aux métiers industriels, contrainte par le détachement des travailleurs, faute donc que la main-d’œuvre régionale et locale soit en premier affectée à ces immenses chantiers, faute aussi que la sous-traitance de notre région puisse « s’y retrouver », et bénéficier des retombées économiques desdits chantiers ?

Ce faisant, autant cette enquête publique est nécessaire, autant ce projet d’éolien, même en mer, est discutable, contestable. Espérons que la présente enquête contribuera à le démontrer, et à faire évoluer les mentalités, à défaut de faire évoluer les politiques.

 

Les Nazairiens veulent une autre Europe

Communiqué


Vendredi dernier, le conseil municipal de Saint-Nazaire était amené à voter une délibération sur la sensibilisation des jeunes à une prétendue « citoyenneté européenne », dans le cadre de la participation de la Ville à la Maison de l’Europe… de Nantes. Cette délibération a invité nos élus à préciser — repréciser — la position du Front national (FN) les questions européennes.

Comme tous les Européens lucides, nous prenons acte de la contestation croissante dont fait l’objet l’Union européenne au sein de ses États membres, c’est-à-dire de la part de ceux, qu’abusivement, la Mairie de Saint-Nazaire qualifie de « citoyens européens ». Des événements aussi divers que le retrait britannique de l’Union, les résultats des différents candidats présentés comme eurosceptiques lors de la dernière élection présidentielle française (plus de 46 % des votants) ou le succès récents du Fidesz et de Viktor Orbán en Hongrie, montrent en effet le rejet croissant qui est celui d’une certaine Europe par ceux qui, pourtant, sont censés en être les citoyens.

Un tel rejet illustre bien que l’union des pays de l’Europe n’entraîne pas nécessairement leur unité, notamment leur unité de vues sur comment ces pays entendent se développer, sur les plans économique, social et culturel. Mais encore, juridiquement, la notion de « citoyenneté européenne » n’a pas de sens, en ce que l’on ne peut être citoyen que d’un État. A contrario, cette notion, à la fois s’enchâsse dans celle plus large de « citoyenneté mondiale » (les citoyens du monde) et dans le même temps, subtilement, prépare les esprits à la mise en place future d’un État européen unifié et fédéral, dans lequel la France ne sera plus qu’une région d’un ensemble définitivement supranational, puisque les anciennes Nations européennes n’existeront plus.

À cela, la majorité n’a rien su trouver à répondre, sinon, en retournant nos arguments, que nous serions « pour la guerre », le Parti communiste nous taxant même d’être de vouloir « une Europe militariste ». Les Nazairiens sauront à quoi s’en tenir, eux qui donneront durant ce municipe six mille euros de leurs impôts à ce travail de pure propagande, qui plus est destiné à une « Maison de l’Europe »… située à Nantes ! Ils veulent une autre Europe, faites de nations souveraines, et se savent citoyens français.