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Enquête publique sur l’éolien en mer

Communiqué


La mise en place du parc éolien offshore de Noirmoutier, en dépit de la distance, concerne directement le territoire nazairien. Et il est ainsi heureux que la commune de Saint-Nazaire soit incluse dans l’enquête publique mise en œuvre, d’où un débat légitime en conseil municipal, ces derniers jours.

Si la nécessité d’une transition énergétique fait consensus, pour enrayer les dérèglements du climat, tout en préservant la durabilité des ressources, encore faut-il correctement réfléchir aux moyens de la mettre en place. Il apparaît ainsi que l’énergie éolienne, loin d’être la panacée, entraîne davantage de problèmes qu’elle n’en résout. Les problèmes inhérents à l’éolien sur terre (infrasons, atteintes patrimoniales, gigantisme) se retrouvent de fait dans les autres formes d’éolien.

Ainsi, au même titre que l’éolien terrestre affecte la faune aviaire, l’éolien maritime, par les travaux qu’ils demandent afin d’arrimer les structures qui le portent dans le sol sous-marin, présente un fort impact sur les bancs de poissons. Les premières études sérieuses démontrent en effet une raréfaction de la ressource halieutique, voire sa destruction occasionnelle. Le problème est naturellement moins prégnant, à propos de l’éolien flottant. C’est d’ailleurs cette forme spécifique d’énergie éolienne que le Front national promeut, du fait de son absence d’atteinte au sol sous-marin, plutôt que l’éolien posé.

L’éolien n’est d’ailleurs pas critiquable que sur le seul plan de son impact environnemental. Se pose aussi le problème de la plus-value de cette « industrie du futur ». Or, quelle est cette plus-value, dans la mesure où la France brade cette technologie à l’étranger, ce que nous vivons avec circonspection depuis la revente des activités énergétiques d’Alstom à l’Américain GE ? Qu’en est-il de plus des emplois promis par capillarité de cette « croissance verte », faute d’une priorité nationale d’accès aux métiers industriels, contrainte par le détachement des travailleurs, faute donc que la main-d’œuvre régionale et locale soit en premier affectée à ces immenses chantiers, faute aussi que la sous-traitance de notre région puisse « s’y retrouver », et bénéficier des retombées économiques desdits chantiers ?

Ce faisant, autant cette enquête publique est nécessaire, autant ce projet d’éolien, même en mer, est discutable, contestable. Espérons que la présente enquête contribuera à le démontrer, et à faire évoluer les mentalités, à défaut de faire évoluer les politiques.

 

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