Sur l’affaire Arnout/Deniaud

Communiqué


L’affaire d’agression sexuelle supposée à la Mairie de Saint-Nazaire opposant deux adjoints au maire — Martin Arnout et Laurianne Deniaud — donne une bien mauvaise image de la vie politique locale. Et il ne faut pas s’en féliciter. Mais elle commence également à agir au détriment des services municipaux.

En effet, le 6 juin dernier au matin, quelques minutes avant son ouverture, la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) de la Ville a purement et simplement été annulée, compte tenu des demandes de mise en réserve formulées par le maire à l’attention des adjoints concernés par « l’affaire ». Ce simple fait a rendu impossible la tenue de cette réunion, devant pourtant légalement être convoquée chaque année. La quinzaine de participants, dont des conseillers municipaux, des représentants des services de la Ville, du camping et du crématorium, se sont donc déplacés pour rien…

Ces derniers jours, le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, avait affirmé qu’il verrait au besoin à retirer les délégations des finances et de l’urbanisme aux adjoints concernés par l’agression supposée, s’ils ne pouvaient plus correctement exercer leurs fonctions. Précisément, nous y sommes ! Le Rassemblement national (RN) demande donc à ce qu’il procède sans tarder à ce retrait, réattribuant temporairement et sans attendre ces délégations à d’autres élus, pour la bonne marche des services municipaux nazairiens.

Le trafic de drogue s’installe dans le centre

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, juin 2019


Force est de constater que la fermeture du Bon passage n’a pas changé grand-chose concernant le trafic se drogue dans le centre-ville de Saint-Nazaire. Celui-ci ne s’est pas arrêté : il s’est déplacé. Désormais, chaque nuit, quinze ou vingt « jeunes » stationnent près des jeux en bois du Dragon, faisant leur deal en douce, au vu et au su de tous, ce qui insécurise le quartier.

Avec un maire Rassemblement national, cette situation ne pourrait plus exister. Les policiers municipaux — dont l’effectif serait augmenté de plus du double — assureraient ordre et sécurité dans tous les quartiers, centre compris. Et le système de vidéoprotection serait revu, avec des caméras… qui savent filmer la racaille !

L’identité de Saint-Nazaire est en partie bretonne

Communiqué

Bretagne réunie annonce avoir dépassé le palier des deux mille cinq cents signatures en vue de demander une interpellation au prochain conseil municipal. Son but est que l’identité bretonne de Saint-Nazaire soit discutée par les élus. Cela devrait être logiquement débattu en séance du 28 juin prochain.

Le Rassemblement national (RN), dont plusieurs militants et élus sont signataires de cette demande, se félicite de cette initiative, et du succès qu’elle a rencontré. Car il n’était pas gagné que plusieurs milliers de Nazairiens se mobilisent pour la question de la bretonnité de leur ville, s’il n’y avait eu le travail de terrain de militants bénévoles. Nous rappelons d’ailleurs notre proposition que le droit d’interpellation citoyenne soit abaissé à un seuil de mille signatures, pour être plus accessible.

Bien sûr, pour nous, l’identité de Saint-Nazaire est bretonne. Elle n’est pas que cela, mais, au-delà des frontières administratives, nous considérons la Cité portuaire comme partie intégrante, tant historiquement que culturellement, de l’espace breton. C’est ce pourquoi nous demandons depuis plusieurs années un pavoisement des bâtiments publics nazairiens incluant le Gwenn ha Du, la hausse des subventionnements aux structures locales promouvant la culture et la langues bretonne — école Diwan, Office public de la langue bretonne… — et que, bien sûr, nous voterons favorablement sur la question de l’identité bretonne de Saint-Nazaire.

Sur les accusations d’agression à la Mairie

Ces derniers jours, Laurianne Deniaud, adjointe à l’urbanisme du maire de Saint-Nazaire, publiait une tribune dénonçant des faits supposés d’agression sexuelle à la Mairie de Saint-Nazaire, impliquant un autre adjoint, Martin Arnout. Celui-ci aurait eu des comportements inappropriés l’an dernier à l’égard d’une conseillère municipale. Dans cette tribune, madame Deniaud joint sa signature à celle d’une dizaine d’élus de différentes sensibilités de la majorité, dont plusieurs adjoints.

Il importe bien sûr que soit respectée la présomption d’innocence, mais si ces faits sont avérés, le Rassemblement national (RN) les condamne avec la plus ferme résolution. Nous sommes convaincus que les atteintes à la dignité des personnes n’ont pas leur place dans la gestion d’une collectivité, qui se doit d’être exemplaire. Si monsieur Arnout est effectivement coupable de tels faits, il doit donc l’assumer et démissionner du conseil municipal.

En creux, cette sordide affaire révèle aussi beaucoup des fragilités de la majorité municipale, qui s’était auto-intitulée « fraternelle » dans un slogan de campagne avant d’être élue, mais dont l’unité est durement éprouvée depuis ces derniers mois. Dans sa communication, le maire, David Samzun indique ne pas avoir voulu mettre dans le débat cette affaire avant les élections européennes. Ce que l’on peut comprendre, implicitement, c’est qu’il craignait de la sorte que le Parti socialiste (10 % des voix seulement ce dimanche alors, alors que cette force politique gère la Ville depuis un siècle !) ne soit encore plus durement sanctionnée par les électeurs.

Les Nazairiens pourront en tout cas méditer sur le fait que le PS nazairien n’est plus inamovible, qu’il peut tomber à la prochaine élection. Probablement, désormais, le maire devra affronter une liste frondeuse à sa gauche, issue de cette piteuse affaire de mœurs. Les habitants de Saint-Nazaire sauront alors juger qu’il n’y a plus que deux forces en présence : eux et nous ; que la fraternité n’est plus dans leur camp et que la moralité est du nôtre.

Un autre avenir pour l’usine élévatoire

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, mai 2019

L’avenir de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire se révèle bien terne, comme nous l’avions prévu. En novembre, dans Saint-Nazaire magazine, nous dénoncions la « politique de classe des socialistes ». L’actualité nous donne raison, puisque le maire, David Samzun, donne son assentiment au projet de brasserie-design couplé à un hôtel de luxe dans l’ancienne usine, mise en service en 1909.

Quelle honte ! Un autre avenir pour l’usine élévatoire est possible : il est même nécessaire. Inlassablement, depuis des mois, le RN demande à ce que le projet de brasserie-hôtel soit abandonné, et que ce haut-lieu du génie ouvrier nazairien soit reconverti en un musée des industries navale et aéronautique.

ÉDITORIAL — Le pouvoir d’achat des Ligériens

Lorsque nous relisons ce que nous projetions de faire si le Front national (FN) gagnait la présidence du conseil régional des Pays de la Loire, en 2015, et ce qui a été entrepris par nos élus, depuis, nous pouvons nous dire que nous avons encore plus raison sur bien des sujets en 2019 qu’avant la nouvelle mandature. Quatre ans plus tard, nous percevons rétrospectivement notre approche des choses comme visionnaire, bien qu’elle était moquée à l’époque. Elle s’est pourtant avérée réaliste. Et elle aurait gagnée à être entendue, pour que notre région soit gérée de manière plus pacifiée et responsable.

Nous étions les premiers à prendre en compte certaines thématiques prioritaires d’aujourd’hui, à commencer par le pouvoir d’achat. « Gouverner, c’est prévoir. », dit-on. Or, la majorité LR-UDI de Bruno Retailleau et Christelle Morançais ne semble pas avoir assez prévu les choses…

Notre volonté première est de préserver la solidité financière de la Région, de réduire le volume d’autorisations de programmes (AP), de maintenir un haut niveau d’investissements, de freiner l’endettement. C’est à ce prix que les Pays de la Loire pourront sortir de la spirale infernale de dépenses publiques excessives.

Un euro dépensé doit être un euro utile. « Mettre fin aux gaspillages du budget régional, c’est un budget de rupture avec la dette systématique », écrivions-nous ainsi en introduction de notre projet régional, en 2015. Force est de constater qu’en trois ans, trop peu de choses ont été entreprises en ce sens par la nouvelle majorité de centre-droit.

La rigueur budgétaire est notre leitmotiv : mais, la vraie rigueur. Avec le Rassemblement national, le budget de fonctionnement serait réduit, et les contrats signés par la Région, renégociés. Le tarif des cartes grises et la part régionale de la taxe TICPE sur les produits énergétiques seraient revus à la baisse, comme vient encore de le proposer notre conseiller régional Samuel Potier en décembre dernier, sans toutefois que la majorité ne l’approuve. Les projets délirants — du type 390 000 euros pour une étude sur la solidité des biscottes, 500 000 pour le logo du nouveau label transports Alléhop, une politique ambitieuse de big data mais ne créant aucun emploi, ou le financement de voyages à moto aux États-Unis — doivent maintenant appartenir au passé.

Tout n’est cependant pas négatif. Ainsi, la politique régionale en faveur de l’innovation, de l’enseignement supérieur ou des entreprises, de même que de la recherche, nous semble plutôt satisfaisante. Nous avons réussi à faire venir la majorité sur nos positions, afin d’éviter autant que possibles les subventions, leur préférant des emprunts à taux réduit. Nous nous réjouissons également d’avoir incité la majorité à réviser son contrat avec l’Université de Nantes. Nous soutenons la recherche, notamment quand elle est dirigée pour trouver de nouveaux traitements contre des maladies. Mais nous émettons des doutes quant à l’aspect éthique de certaines d’entre elles. À l’initiative de Marie Genevrey, nous avons ainsi proposé à plusieurs reprises qu’une charte condamnant et interdisant la manipulation des embryons humains et la maltraitance animale soit signée par les chercheurs et les laboratoires, ce qui a toujours été refusée par la majorité de droite, qui préfère se cacher les yeux.