Défendons l’Usine élévatoire

Communiqué

La Mairie de Saint-Nazaire vient de confirmer ces derniers jours que le site de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire, construite en 1909 au Petit Maroc, serait prochainement reconverti en brasserie tendance, associé à un hôtel de luxe. Les porteurs du projet seront les enseignes Les Brassés et Rozó. Le maire, David Samzun, a donc floué les Nazairiens en prétendant depuis l’an dernier, au conseil municipal autant que par voie de presse, que rien n’était certain concernant le futur de l’usine, et que différents scénarii seraient envisagés.

En réalité, monsieur Samzun n’a envisagé dès le départ que la possibilité d’un hôtel de luxe, il n’a jamais été question d’autre chose. Lorsque nous évoquions cette probable issue pour l’usine élévatoire en novembre dernier dans Saint-Nazaire magazine, nous avions donc raison. La politique de classe du Parti socialiste (PS) à l’encontre de la mémoire ouvrière apparaît avec éclat.

Le Rassemblement national (RN) s’oppose résolument à ce que les Nazairiens soient ainsi dépossédés de l’usine élévatoire, celui-ci devenant un lieu de tourisme branché pour bobos. Il faut d’ailleurs saluer la pétition mise en place sur Internet demandant la fin du projet de l’hôtel, et la signer massivement. David Samzun et la majorité de gauche veulent un grand remplacement sociologique à Saint-Nazaire : mais, attention aux conséquences électorales !

Le domicile de Blanchard de nouveau tagué

Communiqué

La nuit dernière, le domicile nazairien de Jean-Claude Blanchard, conseiller municipal et conseiller régional, a été victime d’un tag menaçant — « Raciste, tu vas payer. » — assorti d’une faucille et d’un marteau. C’est la deuxième fois en moins d’un an que son domicile est ainsi visé. Une plainte a été déposée, dans l’après-midi.

Ce type d’actes s’inscrit dans un climat d’ensauvagement de la vie politique à Saint-Nazaire, qui touche également d’autres mouvements, dont République en marche (REM). Il faut toutefois constater que les agressions contre le parti gouvernemental sont toujours condamnées par le maire de Saint-Nazaire et la majorité municipale ; celles contre le Rassemblement national (RN) ne le sont jamais en revanche. Il y a là un deux poids-deux mesures révélateur.

Au-delà de la nécessaire condamnation de ces atteintes à l’expression démocratique du RN, il ne faut pas s’illusionner sur le poids politique réel de ses agresseurs, militants communistes supposés. À Saint-Nazaire, le PCF ne représente plus grand-chose, d’autant plus qu’il est allié au maire. Les élections successives — européennes et municipales — le prouveront d’autant plus.

Poursuivi pour injures, Cotta vient d’être jugé

Communiqué

Après sa mise en examen pour avoir traité Gauthier Bouchet, conseiller municipal d’opposition, de « nazillon » et de facho, Christophe Cotta, adjoint au maire de Saint-Nazaire, a comparu durant l’après-midi du 28 mars à la XVIIe Chambre correctionnelle du Tribunal de Paris. Tout en reconnaissant une erreur et des propos « affligeants », monsieur Cotta plaide sa relaxe. Serait-il donc possible de « nazifier » impunément ses opposants politiques ?

Dans son intervention à la barre, le plaignant, Gauthier Bouchet, a rappelé que son combat politique contre ses adversaires, notamment socialistes, s’est toujours inscrit dans un cadre républicain et démocratique. Les analyses de monsieur Cotta, prétendant l’inverse, ne sont pas fondées selon nous. En qualité d’opposants, il est de notre droit — sinon de notre devoir — de pouvoir critiquer le Parti socialiste et de le juger nuisible pour notre pays.

Le délibéré du procès Cotta interviendra le 13 juin prochain. Nous sommes sereins sur l’issue d’un jugement qui devrait légitimement condamner un élu coupable d’injure publique envers un autre. Le Rassemblement national (RN) rappelle par ailleurs son appel à ce que monsieur Cotta démissionne pour ses propos honteux d’il y a trois ans.

Dans moins d’un an, l’élection municipale

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, avril 2019


En mars 2020 se tiendront les élections municipales. À Saint-Nazaire, le maire a déjà fait savoir son intention de se représenter. Son piteux bilan devrait pourtant l’inciter à laisser sa place… De manière révélatrice, la majorité municipale a gagné un nouveau soutien: le MoDem. On sait donc à quoi s’en tenir sur la «droite» nazairienne, plus centriste qu’autre chose, et qui rallie désormais la gauche.

Loin de la tambouille, le RN veut unir les Nazairiens. Notre projet est en construction, pour gagner la Mairie. Nous présenterons une liste en 2020. Participez au débat, rejoignez-nous ! Vous trouverez, ci-dessous, nos coordonnées pour prendre part à ce grand moment démocratique que sera la municipale.

Nous contacter : 06 76 44 56 15 — gauthierbouchet@gmail.com

La municipale doit porter sur un projet

Communiqué

Deux élues centristes du Mouvement démocrate (MoDem) au conseil municipal de Saint-Nazaire viennent d’annoncer leur volonté de rejoindre la majorité d’union de la gauche de David Samzun. Cela est logique, car le maire avait voté pour Emmanuel Macron aux deux tours de l’élection présidentielle.

Les électeurs de droite de l’ancienne liste « Désirs de ville » en auront pour leurs frais, car, avant ce piteux ralliement du MoDem, la tête de liste a démissionné du conseil, et les élus qu’ils ont désigné en 2014 sont maintenant scindés en quatre groupes concurrents ! L’opposition FN-RN, elle, est demeurée unie et inchangée : trois élus qui forment maintenant le plus grand groupe d’opposition et ont été ceux prenant le plus la parole en cinq ans.

Sur la nature de ces MoDem ralliés, observons que l’une est élue d’ « opposition » depuis onze ans, connue pour partager la plupart des votes de la majorité, l’autre est connue pour n’avoir pris la parole qu’environ une fois tous les deux ans en séance du conseil. Observons de même que le Parti communiste est, logiquement, insatisfait de ce ralliement. La majorité « fraternelle et inventive » du maire risque donc d’exploser, pour quelques centaines de voix prises aux centristes.

Le RN considère pour sa part qu’à Saint-Nazaire, l’élection municipale devra porter sur un projet, et non pas sur une perpétuelle « danse du centre ». Il faut unir les Nazairiens, pour désigner demain une autre majorité, qui puisse concrètement améliorer les conditions de vie de tous, à commencer par les plus fragiles et les plus exposés à la politique de Macron-Samzun. Le RN proposera donc une liste municipale en ce sens. Les centristes étant désormais exclus du jeu, puisque cooptés par le maire, l’alternative sera simple : ou la continuité d’un siècle de clientélisme socialiste, ou un mandat de rupture et de transparence, avec le RN.

SNALIS : il n’y aura plus de numérique pour tous

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, mars 2019


Le Rassemblement national constate avec une grande peine la fermeture en février dernier de SNALIS, structure qui, depuis dix ans, permettait un accès au numérique pour tous et promouvait l’usage des logiciels libres. L’arrêt des contrats aidés a logiquement annoncé la cessation à venir de l’association, fautes de financements suffisants.

Mais les responsabilités sont également locales. La majorité municipale de David Samzun, si prompte à se donner une image « fraternelle et inventive », n’a pas souhaité renflouer SNALIS, ne serait-ce que par le maintien a minima d’un poste. L’association était pourtant politiquement proche de la Mairie. Ah ! L’ « union » de la « gauche » a vécu…