Refaire de Saint-Nazaire une ville sûre, avec le RN

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, décembre 2018


Les récents faits d’insécurité qui émaillent l’actualité de notre commune, de Prézégat à la Bouletterie, en passant par Saint-Marc-sur-Mer, démontrent l’ensauvagement que connaissent des pans entiers du territoire nazairien. SaintNazaire Orange mécanique, hélas, c’est maintenant !

Ces faits sont d’autant plus graves lorsqu’ils portent atteinte à des équipements ou des biens publics, et en cela, à l’intérêt général. En particulier, le Rassemblement national (RN) condamne l’attaque de plusieurs bus et aubettes de la STRAN par des projectiles, le 31 octobre. Nous rappelons notre souhait d’une police municipale renforcée : quinze policiers supplémentaires, dont le recrutement sera financé par une baisse des indemnités de 25 % pour tous les élus municipaux, dès 2020.

D’autres choix budgétaires possibles

Communiqué


Le débat d’orientations budgétaires (DOB) tenu ce vendredi après-midi au conseil municipal de Saint-Nazaire révèle l’aveuglement que manifeste toujours la majorité d’union de la gauche de David Samzun, et de son adjoint aux finances, Martin Arnout. Pour la cinquième année consécutive, la majorité municipale propose en effet aux élus de débattre sur des orientations budgétaires dont les mots d’ordres sont et demeurent : pas d’économies, augmentation de la dette. Le satisfécit donné à ces orientations par les cinq élus du groupe République en marche (REM) en dit d’ailleurs long, tant sur leur absence d’opposition que sur leur volonté, demain, de collaborer avec Samzun. La majorité municipale compte donc d’ores et déjà, non trente-huit membres, mais quarante-trois.

Sur la question des nécessaires économies — selon le Rassemblement national (RN) — il faut relever qu’à chaque fois que nous en parlons, elle suscite commentaires, rires et moqueries. Nous l’avions expérimenté, le 22 décembre dernier, lors du précédent DOB, évoquant les frais de communication de la Ville. Nous en faisons encore une fois l’expérience en 2018, alors que nous proposons par exemple concrètement une baisse d’un quart de toutes les indemnités d’élus, soit 1,7 million d’euros d’économies sur le futur municipe.

Concernant la dette, Samzun et Arnout se gardent bien d’expliquer que, d’une part, symboliquement, elle double entre 2014 et le prévisionnel de 2020 (de 36 millions à 72 millions d’euros), mais encore qu’elle retrouvera ainsi son niveau pratiquement record d’il y a vingt ans. Se réfugiant derrière l’argument de la bonne position de la dette au sein de notre strate démographique, la majorité utilise par ailleurs des arguments fallacieux sur la dette des mairies gérées par le RN, comme Hénin-Beaumont. Il a donc été nécessaire pour nous de rappeler que les villes dont la dette est pire que Saint-Nazaire au sein de sa strate sont souvent dirigées par la gauche plurielle : les amis de monsieur Samzun ! Le RN propose pour sa part dès son accession à la Mairie une stabilisation de l’encours de dette, puis, à mi-mandat, sa baisse annuelle de 2 %, soit un prévisionnel de 69 millions en 2026.

Budgétairement, 2018 était pour la majorité Samzun la dernière « année utile » pour faire bouger les choses à Saint-Nazaire. Il n’en a pas été tenu compte. Si l’actuel maire était reconduit, il en résulterait d’ici quelques années une augmentation mécanique des impôts locaux, pour éponger ce doublement de la dette. Le remède contre ce tour de vis fiscal est donc contenu dans le bulletin de vote des Nazairiens : le vote RN veut être cet antidote. D’autres choix de budget sont possibles, bien des économies le sont aussi.

Conseil municipal : intervention du 16 novembre 2018

Rapport d’orientations budgétaires

Monsieur le maire, chers collègues

La position du Rassemblement national (RN) dans ce débat d’orientations budgétaires ne changera pas, ne surprendra pas. Nous sommes avant tout soucieux que notre collectivité procède à des économie, au bénéfice de ses administrés. Pour rappel, le 22 décembre dernier, lors du précédent rapport d’orientations budgétaires, vous aviez moqué notre analyse des nécessaires économies à faire, sur les subventions à des associations politisées ou communautaristes, les frais de communication de la collectivité, ou les postes de direction de services ou de cabinets excessivement rémunérés, et parfois en doublon.

Sur ce dernier point, pourquoi être passé de trois à quatre collaborateurs de cabinet, en 2017, par exemple ? Quant à notre communication, pourquoi avoir consacré 9 000 euros à un changement d’identité graphique (notamment du logotype de la Ville) qui, selon nous, ne s’imposait pas ? En tout cas, il ne s’imposait certainement pas à ce prix… Quid, aussi, de l’utilité du million d’euros consacré au grand et du petit Dragons, dans le centre-ville ? Cette belle création n’a pas eu l’impact souhaité sur la dynamisation du centre. Et cela était prévisible. Plus précisément : nous l’avions prévu. Que n’aurait-on pas pu consacrer ce million à la réfection et à la propreté de la voirie dans ce même centre, par exemple.

L’an passé, raillant notre appel à une gestion plus économe, comme quelque discours démagogique, sans doute, vous aviez feint de ne pas voir ce qu’il était. Nous ne parlions en effet pas en démagogues — c’est-à-dire en menteurs, en séducteurs — mais en populistes au sens strict, sans rien renier de ce terme. Car le populisme, soit la solidarité avec le peuple, l’écoute du peuple et l’amour du peuple sont les nos seuls moteurs de notre action politique et sociale. En cela, nous ne sommes que ses vecteurs, son expression ; en tout cas, scrutin après scrutin, l’expression de quatre mille à sept mille femmes et hommes de ce peuple, les Français de Saint-Nazaire.

Élus du peuple, donc, mandatés par son suffrage, nous disions en décembre 2017, malgré les rires, que des économies s’imposaient. Force est pourtant de constater qu’en un an, les choses n’ont pas changé. Lorsque nous évoquions ainsi, depuis ces dernières années, la hausse continue du nombre de postes de directions de services et de cabinets, nous ne croyions certes pas nous payer de mots. Mais vos chiffres parlent encore mieux que nous.

Le rapport d’orientation budgétaires (ROB) nous apprend ce faisant, en page 45, une hausse record des dépenses de personnels, passant en un an d’environ 50 millions à 55,5 millions d’euros, soit une augmentation de 11 %, nettement supérieure à celle des trois années précédentes, comprise entre 1 et 5 %, annuellement. De manière plus parlante, l’on peut résumer qu’à Saint-Nazaire, la hausse des dépenses de personnels durant l’exercice 2016-2017, représente les deux tiers de la hausse constatée depuis le début du municipe, il y a quatre ans et demi. Or, les économies sont d’autant plus rendues nécessaires que, personne n’en disconviendra, 2018 était la dernière année « utile » du municipe, étant donné que ce qui sera engagé à partir de l’an prochain aura peu de chances d’obtenir des résultats tangibles d’ici le renouvellement de notre conseil municipal, en 2020.

Concernant l’encours de la dette de notre commune vous ne pourrez vous réfugier longtemps sous le discours de notre bon niveau, par rapport à la strate démographique de Saint-Nazaire. Ne pas se situer au niveau de villes plus mal gérées que nous — souvent par les mêmes majorités de gauche plurielle, au reste ! — ne nous semble pas, en soit, être un critère raisonnable, cela d’autant plus, alors que notre dette progresse. Vous rappelez ainsi que l’encours de dette est de 54 millions d’euros à fin 2017, tout en prévoyant qu’il passe à 72 millions à la fin du municipe. Où est « l’encours de la dette […] maîtrisé » dont parle monsieur Arnout, page 50 ? Nous ne saisissons pas cette maîtrise.

Ainsi, selon les chiffres prévisionnels du rapport, notre dette pourrait avoir exactement et symboliquement doublé durant le municipe, partant d’une base de 36 millions d’euros, laissée par Joël Batteux. Saint-Nazaire aura ainsi travaillé avec difficulté à apurer l’encours de sa dette pendant des années pour, putativement, retrouver un encours de dette quasiment similaire à celui d’il y a vingt ans (76 millions pour rappel en 2000). Vu ce « Retour vers le futur » budgétaire, que l’on ne parle pas ensuite, ni d’une ville inventive, ni d’un maire qui n’augmentera pas les impôts locaux ! Car cette promesse de campagne, assurément, ne sera valable que le temps d’un premier mandat, et vous la renieriez au second, si jamais les Nazairiens vous reconduisiez. La pression de notre dette et votre refus des économies nécessaires vous y conduirait, évidemment. Il faudra alors changer votre slogan de campagne en « Fraternelle et inventive… fiscalement », et bien expliquer ensuite à vos électeurs que vous menez une politique de gauche, du « socialisme », paraît-il. Bon courage.

Le RN, pour sa part, propose une politique différente, qui consistera, dès son accession à la Mairie en 2020, à procéder à une stabilité de l’encours de la dette, puis, à mi-mandat, sa baisse annuelle de 2 %, par les économies citées, et d’autres encore — il ne sera plus question de dilapider à tout va par n’importe quelles subventions associatives, celles-ci étant dorénavant conditionnés à leur intérêt pour la collectivité — et la création de cercles vertueux.

Gageons par exemple que les 3,8 millions d’euros complémentaires que nous mettrons sur le municipe 2020-2026 pour l’augmentation d’effectifs des policiers municipaux de dix à vingt-cinq, prélevés par une baisse d’un quart des indemnités d’élus, aura des effets de moyen terme sur la sécurité publique, donc, générera des économies pour la Ville : plus besoin (ou moins besoin) par exemple de remplacer les aubettes et le mobilier public en général, périodiquement dégradé par un certain nombre de racailles, par exemple, ce que nous avons encore vécu le 31 octobre dernier, à Prézégat et à la Bouletterie, à notre grande honte.

Plus besoin non plus de subventionner la politique des « potes » en blousons bleus, celle des médiateurs de tranquillité publique, puisque ladite tranquillité sera assurée par une police municipale renforcée et armée. Nous pourrons ainsi conclure notre mandat avec une baisse cumulée de l’encours de la dette de l’ordre de cinq points, soit un encours de dette prévisionnel de 69 millions d’euros. Aux électeurs de juger souverainement ensuite s’ils veulent avec nous, non pas le retour aux années trente, mais entrer sereinement dans les années trente : les années 2030.

Vous le comprendrez donc, à l’issue de ce débat, lorsque nous devrons voter le budget, ultérieurement, celui-ci n’aura pas l’onction du groupe RN. Il faut refuser ce budget, et tout budget de la sorte, tant que vous n’aurez pas enclenché une gestion plus économe de la Ville. Au-delà d’une autre politique, cela passe aussi par la participation d’élus des oppositions aux arbitrages budgétaires et à la répartition des crédits. Cette position, que nous manifestions en 2017, n’est toujours pas entendue à ce jour. Il le faut, pour plus de transparence, et une gestion plus concertée de l’argent public.

Monsieur le maire, chers collègues, merci de votre écoute.

Le RN débat sur la hausse des carburants

Article de Breizh-info du 14 novembre 2018


Réuni jeudi dernier en assemblée militante à Saint-Nazaire, le Rassemblement national a notamment traité de la question des carburants, et du mouvement du 17 novembre. L’orateur de la soirée est venu peaufiner l’analyse du mouvement sur cette thématique : Benoist Rouaud, coordinateur régional du Forum Route nationale, un cercle interne au RN sur les questions de transports routiers. Ce Nantais travaille dans une agence de sensibilisation à la sécurité routière.

Introduite par Jean-Claude Blanchard — conseiller régional et responsable RN de la circonscription — la réunion a évolué vers un débat nourri. Le sujet habituel des réunions du RN, qu’est en ce moment la préparation de la campagne municipale, a ainsi été mis au second rang. Après débat, les militants et élus locaux du mouvement seront bien présents, en soutien des Gilets jaunes et d’un mouvement populaire au sujet duquel ils appellent à « la participation, sans récupération ni tracts ». Évoquant les Gilets jaunes, Gauthier Bouchet, conseiller municipal et nouveau délégué départemental adjoint du RN, s’est risqué à la comparaison avec le mouvement breton des Bonnets rouges, en 2013 : « à l’époque, comme maintenant, c’était l’expression d’une saine colère populaire », a précisé l’élu.

À Saint-Nazaire, les Gilets jaunes semblent vouloir notamment agir au niveau du pont et de la station-service de Trignac, dans la zone commerciale. S’assumant comme transpartisan, le mouvement paraît tenir ses promesses : il divise même la gauche locale. Ce faisant, l’on a pu entendre hier matin, en marge des cérémonies du 11-Novembre, devant le monument aux morts de Saint-Nazaire, une franche engueulade entre élus de la majorité. Ainsi, si Fabrice Bazin (EELV) a taxé le mouvement de populiste, Régine Le Bail (PS) lui a rétorqué qu’elle comprenait les Gilets jaunes, compte tenu de la hausse des taxes. La droite locale, elle, reste silencieuse sur cette question.

Marc BENNOTEAU

Usine élévatoire : la politique de classe

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, novembre 2018


Le futur de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire semble maintenant plus limpide, avec l’annonce d’un hôtel de luxe devant le remplacer. L’installation éventuelle d’un hôtel dans ce haut-lieu de l’industrie, soutenue par le maire, serait blessante. Elle ne manque d’ailleurs pas de faire réagir (à l’instar de l’association Le Vieux Saint-Nazaire).

Résolument, les socialistes nazairiens s’enferrent dans une politique de classe qui ne fait pas le bonheur des Nazairiens ordinaires, mais d’une minorité aisée : la leur. Inversement, le RN s’oppose à ce que l’usine devienne un hôtel. Au lieu de cela, le RN propose que le site soit reconverti progressivement à partir de 2020, et son arrivée à la Mairie, en musée des industries navales et aéronautiques.

Pas d’immigrés clandestins à Saint-Brevin

Communiqué


Nous apprenons l’arrivée discrète, ce vendredi matin à Saint-Brevin-les-Pins, de cinquante-quatre immigrés clandestins originaires de pays d’Afrique, aidés par la maire de Nantes, Johanna Rolland, et accueillis par l’association L’Aurore. Ces hommes ne sont qu’une petite partie des près de sept cents clandestins ayant transité tout l’été à Nantes, square Daviais,et depuis le 20 septembre dernier dans des gymnases de la Ville. Quelques dizaines d’autres doivent également être transférées dans les jours à venir à Saint-Herblain.

Le Rassemblement national (RN) de la Loire-Atlantique rappelle son opposition ferme à toute implantation de clandestins dans le département. Qui plus est, ces nouveaux venus à Saint-Brevin viennent d’être logés dans une résidence de vacances du Centre communal d’action sociale (CCAS) appartenant à l’EDF — et donc à ses cotisants — tout comme il avait été procédé en septembre 2016 pour des clandestins de Calais. C’est un signal exécrable donné par des pouvoirs publics pourtant toujours prompts à déclarer s’intéresser au sort des Ligériens les plus nécessiteux, mais les privant d’infrastructures leur revenant de droit : gymnases, centres de vacances…

L’Afrique est aux Africains, et Saint-Brevin est aux Brévinois. Pour ces jeunes hommes désœuvrés qui errent sur les plages de la Côte de Jade, il n’y a qu’une solution. C’est la réémigration !