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ÉDITORIAL — Vers le Rassemblement national


Comme beaucoup de militants patriotes et même, je le crois, un certain nombre de Français, j’ai suivi avec attention les déclarations successives de Marine Le Pen sur la nécessité de changer le nom du Front national, ces dernières semaines. Le fait que les médias aient largement nourri la chronique autour de la future possible nouvelle appellation du FN peut faire douter de la pertinence de ce choix. Celui-ci pourrait en effet apparaître comme répondant uniquement à une injonction médiatique, une modernité du moment. Mais il me semble que cette proposition faite par Marine Le Pen de changer le nom de sa formation ne répond pas à une mode, mais à un besoin, pour conduire notre mouvement vers autre chose : vers la victoire, mais pas seulement.

Je suis personnellement favorable à ce que le nom du Front national change, pour que celui-ci devienne le Rassemblement national. En mai prochain, je voterai donc pour cette nouvelle appellation, comme une majorité d’adhérents du FN, visiblement. En préalable du congrès de Lille, cet automne, ceux-ci ont en effet savoir par vote postal, pour 52 % d’entre eux, ce souhait d’un nouveau nom.

Aller vers le Rassemblement national, c’est la perspective de nous inscrire au sein d’une nouvelle dynamique, élargissant notre base électorale naturelle selon le principe récemment mis en évidence par Marine Le Pen : s’implanter, s’allier, gouverner. La culture de protestation historiquement attachée au FN depuis les années 1970, dans les années qui viennent, doit progressivement devenir une culture de gouvernement complètement acquise, qui passe par la constitution d’un contre-projet exhaustif au macronisme, recouvrant tous les aspects de ce qui intéressent le développement d’une société et la pérennité d’une civilisation.

Proposer un contre-projet à ce qui est aujourd’hui, fortuitement et fragilement, un projet dominant, celui d’Emmanuel Macron et de République en marche, dépend de notre capacité à court terme à compléter, voire parfois à créer, un argumentaire puis une parole publique sur des sujets habituellement peu traités par le FN. J’y vois notamment le codéveloppement, la transition énergétique et écologique, la mer et l’outre-mer, tout comme l’industrie de demain, qui passe – mais dans quelle mesure, et selon quelles régulations potentielles – par la robotisation et une maîtrise de l’intelligence artificielle, question majeure puisqu’enjeu de puissance.

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