Les angles morts de l’agence d’urbanisme

Communiqué


Mardi soir, au conseil de la CARENE, était voté en délibération n° 14 le subventionnement annuel de l’Agence de développement durable nazairienne (ADDRN), plus de 110 millions d’euros notamment attribués dans le cadre d’une convention partenariale. Seul le Rassemblement national (RN) a voté contre cette subvention et cette convention, seul, contre cinquante-six élus favorables. Cette convention ADDRN-CARENE montre en effet certains angles morts, des problèmes dont souffre l’agglomération nazairienne et estuarienne, tout en s’obstinant à un diagnostic biaisé sur le logement, l’industrie et la santé.

À propos du logement, le RN a rappelé que la priorité, selon lui, consistait en la demande de la priorité nationale. Nous souhaitons que les logements soient octroyés aux Français d’abord ; a fortiori, les logements sociaux. Notre formation politique est également soucieuse qu’un élu d’opposition siège au comité d’administration du bailleur social SILENE.

Sur l’industrie, le RN a rappelé l’inquiétude d’un grand nombre de Français — milieux économiques y compris — face à l’extension du travail détaché est-européen, qui comprime les salaires à la baisse, sans participer à nos cotisations sociales. Or, nous constatons que l’ADDRN, associée à la revue Place publique (proche du Parti socialiste) s’évertue à présenter un visage naïf sinon utopique du travail détaché dans la région nazairienne. A contrario, notre mouvement a réitéré son souhait d’abroger la directive détachement, qui menace l’activité des chantiers navals.

Concernant la santé, le RN a rappelé que les déserts médicaux gagnaient partout du terrain. Dans la ville de Saint-Nazaire, les difficultés se font sentir pour accéder à un médecin généraliste. C’est sans parler des déserts médicaux aux marges immédiates de notre agglomération, à Campbon et, plus encore, à Quilly, absents du débat malgré l’alerte donnée l’an dernier par l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire.

Résolument, les habitants de la région nazairienne et de l’Estuaire méritent mieux que des conventions-bidon, qui n’ont de « partenariales » que le nom. Qui devraient être les premiers partenaires de David Samzun et des vice-présidents de la CARENE, maires des neuf autres communes membres ? Eh bien ! Ce sont leurs administrés, à qui devraient être prioritairement accordés l’accès au logement, aux emplois, à la santé.

Toujours la priorité aux assos communautaristes

Communiqué

Le vote, ces derniers jours au conseil municipal de Saint-Nazaire, des subventions municipales associatives données par la Ville, vient encore de donner le spectacle d’un lamentable communautarisme. Comment qualifier autrement, en effet, la gestion par David Samzun de l’argent accordé aux associations — environ 12 millions d’euros en 2019 — tant est manifeste sa volonté d’aider toujours les mêmes ? Il est vrai que les échéances électorales se rapprochent…

Dans sa prise de parole, le groupe Saint-Nazaire Bleu Marine a ainsi fait remarquer que la Ligue des droits de l’homme et du citoyen (LDH), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et le Mouvement de la paix (MDLP), ainsi qu’un comité de soutien au peuple sahraoui, touchaient à eux seuls des milliers d’euros, payés par l’impôt des contribuables. Est également venu se glisser dans la liste un petit nouveau au nom explicite : Initiative citoyenne-Accueil réfugiés. Symboliquement, les structures promouvant l’identité bretonne — l’école Diwan, le Centre celtique, le Bagad de Saint-Nazaire — ne sont pas autant aidées par la Ville, ce qui en dit long sur le choix de la majorité municipale : priorité aux associations communautaristes.

Le Rassemblement national (RN) relève également que la majorité s’obstine à l’organisation de votes en blocs lors de l’attribution des subventions associatives. De la sorte, le bon grain est mélangé à l’ivraie… Avec le RN à la Mairie, les votes des subventions seront dissociés et individuels. Ce sera plus long, mais la transparence est à ce prix.

ÉDITORIAL — Franchir l’estuaire de la Loire

En séance du conseil régional des Pays de la Loire, le 20 décembre dernier, la majorité vient de refuser un amendement du groupe RN, relatif aux franchissements de l’estuaire de la Loire. En effet, constatant que le rapport n° 107, sur les infrastructures ferroviaires, indiquait que « la Région aidera les départements de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire pour les études du franchissement de la Loire, à Ancenis », nous demandions que cette aide concerne également un second franchissement dans la partie Ouest du département, entre le pont de Saint-Nazaire et le pont de Cheviré. Nous avons à ce titre rappelé notre préconisation d’un pont entre Lavau-sur-Loire et Paimbœuf, reprenant la position de notre mouvement lors des élections régionales de 2015.

Sans surprise, donc, la majorité de Christelle Morançais ne valide pas ce choix, demandant à ce que la Loire soit franchie sans toutefois s’en donner les moyens. Sous la présidence de Bruno Retailleau, entre 2015 et 2017, le problème était identique : une majorité appelant à un transfert aéroportuaire vers Notre-Dame-des-Landes, mais imprécise sur la nature des franchissements de l’estuaire, leur nombre et leur lieu. Nous disions pour notre part que ces franchissements — au pluriel — étaient une nécessité, nouvel aéroport ou non.

Au-delà de son souhait de deux nouveaux franchissements, le groupe RN souhaite également que ceux-ci soient raccordés à un second périphérique nantais qu’il appelle de ses vœux. Ce contournement du périphérique actuel permettrait un délestage utile du trafic routier au niveau de la métropole nantaise. Quant au franchissement à l’Ouest du pont de Cheviré, il désengorgerait le pont de Saint-Nazaire, fluidifiant la circulation : franchir ce pont en une demie heure appartiendra alors au passé.

Les légitimes craintes des « avocats en colère »

Communiqué

Depuis ces dernières semaines, le Barreau de Saint-Nazaire se mobilise contre le projet de réforme de la Justice. Déjà, le 21 décembre dernier, en séance du conseil municipal, une délégation pacifique avait fait lire un message d’alerte sur la réforme en cours, avant de se retirer. Hier après-midi, une quarantaine de ces « avocats en colère » s’est réunie devant le Palais de justice, avec un même message d’inquiétude.

Le Rassemblement national (RN) partage depuis longtemps ce message, comme il l’a déjà fait savoir par le passé, redoutant aux côtés des avocats de Saint-Nazaire la mise en place d’un véritable désert juridique, en marge de la métropole nantaise… Ainsi, dès novembre 2017, nous alertions sur un éventuel transfert du tribunal de grande instance (TGI) de Saint-Nazaire, « forme supplémentaire de métropolisation, […] centralisant l’exercice de la justice ». En juin suivant, au conseil municipal, Gauthier Bouchet réitérait notre demande d’un maintien du TGI.

Un an plus tard, hélas, les craintes de ce transfert du TGI ne sont pas levées. Elles doivent maintenant l’être ! Et les Nazairiens soucieux de la conservation d’un accès digne à la Justice sauront à ce titre alerter tant le maire, David Samzun, pour qu’il s’exprime fermement sur ce sujet, que le président, Emmanuel Macron, par le biais du grand débat public qui vient de commencer. Localement, l’avenir du TGI de Saint-Nazaire doit en effet s’inviter au débat comme, plus généralement, celui du service public judiciaire en France.

Meilleurs vœux pour l’année 2019

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, janvier 2019


Le RN souhaite une très bonne année 2019 aux Nazairiens. 2018 n’a pas été facile pour tous. Ces difficultés, un mouvement comme les Gilets jaunes a su les faire connaître. L’année qui vient connaîtra aussi sans doute bien des difficultés : la solidarité des Nazairiens devra les amoindrir, à commencer par la solidarité due aux nôtres d’abord.

C’est cette exigence de solidarité que défend le RN lorsqu’il parle de priorité nationale : les Nazairiens prioritaires chez eux, dans l’accès aux emplois, aux logements. Nous ne disons pas autre chose lorsque nous demandons l’abrogation de la directive européenne Bolkenstein sur le travail détaché. Le 26 mai prochain, votons aux élections européennes pour que cette demande ne reste pas un vœu pieux !

ÉDITORIAL — Le TER ligérien sur de bons rails

Quelle est la situation du réseau ferroviaire dans les Pays de la Loire ? La nouvelle majorité régionale Retailleau-Morançais, en dépit du « Parler vrai, agir vite » avancé comme slogan de campagne il y a trois ans, a beaucoup parlé, mais peu agi.

Ainsi, les bilans financiers des comptes d’exploitation trains express régionaux (TER), pour les années 206 et 2017, s’ils montrent que la fréquentation ferroviaire régionale augmente entre 2016 et 2017 (quasiment 6 % de progression, la ligne la plus fréquente restant la ligne Nantes-Angers, représentant 2,3 millions de voyages en 2017), évoquent aussi un bonus-malus qualité de 67 000 euros, le troisième consécutif.

Sur le plan de la qualité de service, il faut noter que les objectifs du réseau TER en général, indicateurs de confort, de propreté, d’accueil et d’état des équipements, sont relativement peu remplis. Seul quatre critères sur treize sont atteints pour l’année 2017 : l’information à bord des trains, le fonctionnement des toilettes et des équipements à bord des trains, et celui des équipements dans les gares. C’est deux fois moins que l’an dernier, ou huit critères étaient atteints. Par rapport à l’an dernier, cela revient à passer d’un 12 sur 20 symbolique, à un 6. La note était passable. Elle devient éliminatoire. Elle le serait en tout cas pour le baccalauréat, la plupart des concours administratifs, ou l’examen du Code de la route.

Pour pallier à ce manque de qualité de service, il convient de rester ferme sur l’exigence triple de sûreté, de qualité et de ponctualité incombant à tout service public. Cela doit passer par la mise en place d’outils de contrôle concernant la ponctualité, les coûts de service et la qualité du réseau ferroviaire régional.

Dans les faits intéressants notifiés par les services de la Région, il convient de relever que la carte Gratuité pour les forces de l’ordre a été attribuée à environ cent cinquante demandeurs, leur permettant de voyager gratuitement entre leur domicile et leur lieu d’affectation. Il faut saluer ce dispositif, relativement semblable bien sûr à ce qui existe dans d’autres régions, depuis la recrudescence du terrorisme islamiste, ces trois dernières années. Toujours est-il que, concernant les Pays de la Loire, l’on peut toutefois considérer que la mesure a tardé à être appliquée, puisque n’ayant été instituée qu’en novembre 2017.

Des choses ont été accomplies. Mais beaucoup reste à faire. Le service public ferroviaire régional doit maintenant être mis sur de bons rails…

ÉDITORIAL — Gardons la centrale de Cordemais

L’annonce ces dernières semaines de la fermeture quasi-certaine de la centrale thermique de Cordemais est un coup dur pour l’industrie ligérienne et ses salariés. Il faut affirmer une opposition franche à tout projet de fermeture, d’autant plus que ce site fait depuis un an de notables efforts en termes de transition énergétique et écologique, dans le cadre de dispositif prototypique de cocombustion charbon-biomasse ÉcoCombust. Il importe donc de pérenniser ce dispositif, avec lui la centrale et ses emplois.

En particulier, rappelons les risques d’une fermeture du site de Cordemais, dans la mesure où les grands projets futurs de l’État devant améliorer la couverture énergétique du pays — notamment le réacteur EPR de Flamanville et la centrale à gaz de Landivisiau — sont actuellement sujets de débats contradictoires quant à leurs dates de démarrage. Priver l’Ouest de la France de la centrale de Cordemais reviendrait ainsi à un dangereux saut vers l’inconnu, avant même la certitude de nouvelles sources d’énergie.

Dans la suite des représentants syndicaux ayant, le 13 décembre dernier, rencontré le ministre de la Transition énergétique et solidaire, souhaitons que l’Etat demeure pragmatique, et annonce à l’avenir la poursuite du projet prototypique ÉcoCombust. Sur ce point, il faut prendre aux mots les éléments de la feuille de route régionale sur la transition énergétique 2017-2021, publiée il y a un an et demi. Rappelons à ce titre que celle-ci indiquait en page 16 que « la Région souhaite accompagner l’EDF pour permettre au site de Cordemais de diversifier son activité », en cela, que la Région approuvait alors le maintien du site, pour « conforter la production d’électricité régionale ».

Cette résolution de la collectivité régionale à maintenir une activité de centrale thermique à Cordemais doit s’accompagner d’actes. Le 20, un vote quasi-unanime (dont les élus du Rassemblement national) d’un vœu émanant de la majorité a déjà constitué un début, pour le maintien de l’emploi industriel sur notre territoire. Il faut maintenant persévérer…

Conseil municipal : intervention de déc. 2018

Délibération n° 4

Développement durable – Présentation du rapport annuel concernant la politique de la Ville en matière de développement durable (RDD)

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, chers collègues

L’examen annuel du rapport de développement durable permettra aux élus du Rassemblement national de rappeler et préciser leur positionnement sur le modèle de développement qu’ils souhaitent pour notre commune. Nous voulons — mais, tout le monde le veut — bien sûr, autant que vous, autant que tous, une ville durable, écologiquement responsable, et dont l’économie, dynamisée, irrigue une croissance verte et bleue. À la lecture de ce rapport nous ne pouvons d’ailleurs pas dire que vous ne partagiez pas ce point de vue, tout élus d’opposition que nous sommes. Ces quatre dernières années, en effet, de substantiels efforts ont été effectués par votre majorité en termes de transition énergétique et écologique et, cela doit être souligné. Nous pensons en particulier à vos efforts en termes de diminution de la pression phytosanitaire sur notre territoire. Mais doivent également être soulignés les manquements et certaines bévues de votre stratégie de développement durable.

La première de ces bévues, c’est de considérer très largement — trop largement — l’objet même du développement durable, dont le dictionnaire Larousse nous indique qu’il est, je cite, un « mode de développement qui assure la satisfaction des besoins essentiels des générations actuelles, particulièrement des personnes les plus démunies, tout en sauvegardant la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins », sans présupposé idéologique ou partisan. Mais en affirmant un RDD se voulant acteur de « l’épanouissement de tous les êtres humains », vous prenez ce pli : celui d’un développement durable non plus comme but d’intérêt général, mais comme vecteur politique d’une certaine vision des choses. Nous dirions bien, pour notre part, élus du RN, que les politiques de développement durable à Saint-Nazaire n’ont pas tant pour objet l’épanouissement de tous les êtres humains que celui des Français en général, et des Nazairiens en particulier. C’est notre préférence, vous le savez : une priorité nationale et locale, les nôtres d’abord, ce qui n’exclut pas les autres.

Votre vision du développement durable à Saint-Nazaire est singulièrement large, de même, lorsqu’elle s’extirpe en fait de la politique environnementale pour s’intéresser à la politique sociale, et, d’autant plus, pour en rester à de franches abstractions. En particulier, concernant le quartier enclavé de Prézégat, l’urgence n’est pas selon nous à de vagues « chantiers participatifs » mais, dans une égale priorité, à la restauration de la sécurité, la création de commerces et le rétablissement d’équipements publics. Au-delà, Prézégat mérite une rénovation semi-complète de certains de ces bâtiments, dont une partie date des années 1970 et souffre de problèmes d’isolation et d’humidité.

Sans doute, le paragraphe sur « la place de l’arbre dans la ville » est-il sincère, et cependant, comment ne pas le mettre en contradiction avec la politique de la majorité municipale sur la végétalisation de notre espace urbain. Nous pensons en particulier aux polémiques sur le Clos d’Ust, site auquel nous sommes attachés.

Au-delà, penser l’arbre à Saint-Nazaire suppose d’évidence de nous opposer aux excès de l’urbanisation dans certains quartiers nazairiens, symptômes du dogme des 80 000 habitants à court-terme que vous imposez à tous. Pour verdir notre ville et notre vie, le RN propose d’accoler à chaque construction d’immeuble un espace vert, dont la mise en place pourrait être concertée à l’échelle des conseils citoyens de quartiers. Cette présence d’espaces verts urbains doit se coupler avec une sanctuarisation des arbres publics, qui ne devraient plus pouvoir être enlevés, sauf en cas de maladies.

La « politique de l’arbre » — si l’on peut dire — n’a pas toujours été heureuse à Saint-Nazaire, en témoigne les arbres rasés au niveau du Foyers des Vieux amis (en face du Jardin des plantes), au Parc paysager, sur le boulevard Coubertin, au niveau de l’ancien Fanal, avec suppression des peupliers. Que dire, de même, des arbres exotiques type palmiers et yuccas imposés sur le front de mer, après suppression de deux centaines d’arbres locaux en 2007. Pour esthétique qu’elle puisse parfois être, cette implantation artificielle et pourtant coûteuse est faite au détriment des espèces européennes, pourtant mieux adaptées au climat océanique humide et venteux de l’Ouest atlantique. Cette greffe forcée ne survit pas toujours, en témoigne, ça et là, le spectacle d’arbres malingres, torturés par les vents et, finalement, inesthétiques, avec lesquels notre identité patrimoniale ne trouve aucune accointance ; car un arbre, être vivant, et aussi un objet de patrimoine.

Il faudra donc verdir, et verdir mieux, pas simplement notre économie (l’avoir) mais notre paysage, nos rues, notre ville, l’être collectif des Nazairien. Nous vous avons déjà encouragé en ce sens par le passé — il me semble qu’il y a quelques années nous nous félicitions de la végétalisation annoncée de l’entrée Nord — et continuerons en ce sens.

D’autres efforts peuvent sans doute être accomplis : minimes et symboliques, comme par le remplacement des gobelets en plastiques dans les administrations de la Ville par des gobelets biodégradables ; importants comme par la mise en place d’une consultation citoyenne sur la politique environnementale souhaitée par les Nazairiens, à laquelle nous vous appelons, faisant suite à celle, actuelle, sur la politique sportive. L’heure, nous semble-t-il, est aux cahiers de doléances : les Gilets jaunes nous le laissent entendre…

Alors, Nazairiennes, Nazairiennes, à vos doléances. Donnez par votre parole et vos écrits la sève qui, nous l’espérons, fera de notre cité portuaire non seulement une ville fière de son histoire mais qui puisse, aussi, se projeter dans un avenir durable : un développement durable.

Monsieur le maire, chers collègues, merci de votre écoute.

Refaire de Saint-Nazaire une ville sûre, avec le RN

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, décembre 2018


Les récents faits d’insécurité qui émaillent l’actualité de notre commune, de Prézégat à la Bouletterie, en passant par Saint-Marc-sur-Mer, démontrent l’ensauvagement que connaissent des pans entiers du territoire nazairien. SaintNazaire Orange mécanique, hélas, c’est maintenant !

Ces faits sont d’autant plus graves lorsqu’ils portent atteinte à des équipements ou des biens publics, et en cela, à l’intérêt général. En particulier, le Rassemblement national (RN) condamne l’attaque de plusieurs bus et aubettes de la STRAN par des projectiles, le 31 octobre. Nous rappelons notre souhait d’une police municipale renforcée : quinze policiers supplémentaires, dont le recrutement sera financé par une baisse des indemnités de 25 % pour tous les élus municipaux, dès 2020.

D’autres choix budgétaires possibles

Communiqué


Le débat d’orientations budgétaires (DOB) tenu ce vendredi après-midi au conseil municipal de Saint-Nazaire révèle l’aveuglement que manifeste toujours la majorité d’union de la gauche de David Samzun, et de son adjoint aux finances, Martin Arnout. Pour la cinquième année consécutive, la majorité municipale propose en effet aux élus de débattre sur des orientations budgétaires dont les mots d’ordres sont et demeurent : pas d’économies, augmentation de la dette. Le satisfécit donné à ces orientations par les cinq élus du groupe République en marche (REM) en dit d’ailleurs long, tant sur leur absence d’opposition que sur leur volonté, demain, de collaborer avec Samzun. La majorité municipale compte donc d’ores et déjà, non trente-huit membres, mais quarante-trois.

Sur la question des nécessaires économies — selon le Rassemblement national (RN) — il faut relever qu’à chaque fois que nous en parlons, elle suscite commentaires, rires et moqueries. Nous l’avions expérimenté, le 22 décembre dernier, lors du précédent DOB, évoquant les frais de communication de la Ville. Nous en faisons encore une fois l’expérience en 2018, alors que nous proposons par exemple concrètement une baisse d’un quart de toutes les indemnités d’élus, soit 1,7 million d’euros d’économies sur le futur municipe.

Concernant la dette, Samzun et Arnout se gardent bien d’expliquer que, d’une part, symboliquement, elle double entre 2014 et le prévisionnel de 2020 (de 36 millions à 72 millions d’euros), mais encore qu’elle retrouvera ainsi son niveau pratiquement record d’il y a vingt ans. Se réfugiant derrière l’argument de la bonne position de la dette au sein de notre strate démographique, la majorité utilise par ailleurs des arguments fallacieux sur la dette des mairies gérées par le RN, comme Hénin-Beaumont. Il a donc été nécessaire pour nous de rappeler que les villes dont la dette est pire que Saint-Nazaire au sein de sa strate sont souvent dirigées par la gauche plurielle : les amis de monsieur Samzun ! Le RN propose pour sa part dès son accession à la Mairie une stabilisation de l’encours de dette, puis, à mi-mandat, sa baisse annuelle de 2 %, soit un prévisionnel de 69 millions en 2026.

Budgétairement, 2018 était pour la majorité Samzun la dernière « année utile » pour faire bouger les choses à Saint-Nazaire. Il n’en a pas été tenu compte. Si l’actuel maire était reconduit, il en résulterait d’ici quelques années une augmentation mécanique des impôts locaux, pour éponger ce doublement de la dette. Le remède contre ce tour de vis fiscal est donc contenu dans le bulletin de vote des Nazairiens : le vote RN veut être cet antidote. D’autres choix de budget sont possibles, bien des économies le sont aussi.

Conseil municipal : interventions de nov. 2018

Délibération n° 19

Médiathèque Etienne Caux de Saint-Nazaire – Demande de subvention auprès de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) pour l’achat d’un Bibliobus

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, chers collègues.

Je n’interviendrais pas directement sur le Bibliobus, ni sur la médiathèque. Nous voterons évidemment cette délibération. Je voudrais intervenir très brièvement sur la figure d’Étienne Caux. Parce que, question : qui est Étienne Caux, exactement ? La question peut prêter à sourire. Mais, il me semble qu’elle est sérieuse.

Alors, il y a quelques semaines, par hasard, j’ai fait une petite recherche, pour voir qui était Étienne Caux. Je savais que c’était l’ancien maire. Mais je n’en savais guère plus. Je vous conseille de chercher sur Internet « Étienne Caux ». Vous verrez. Vous observerez le résultat, c’est-à-dire : une absence de résultat. Car Caux, maire de Saint-Nazaire entre 1969 et 1983, membre du Parti socialiste, ne dispose pas de notice biographique en ligne. Et les deux informations que je viens de citer sont les seules disponibles sur Internet. En fait, selon Internet, Étienne Caux, c’est une médiathèque, et, un point c’est tout. Plus symboliquement, il n’est pas référencé sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia qui, si bien sûr, elle présente un contenu assez inégal, inclut logiquement des notices biographiques de nos différents maires, que ce soit François Blancho, que ce soit vous-même, monsieur le maire, que ce soit Joël Batteux.

De manière symbolique, Étienne Caux est donc avant tout connu par le biais de ceux ayant travaillé avec lui, comme nous l’avons vu ce matin encore, lorsque vous avez mentionné le fait que Jean Fabry avait été l’un de ses adjoints, je crois entre 1971 et 1983. En conséquence, le groupe Rassemblement national souhaiterait savoir si les archives de la Ville auraient la possibilité de faire un travail biographique minimal sur Caux. A notre sens, cela pourrait consister en un encart qui me semble-t-il n’existe pas sur le site Internet de la Ville, du type « Les maires de Saint-Nazaire », avec les maires successifs, une petite photo et une petite biographie. Dix ou quinze lignes suffiraient sans doute pour chacun, afin que tous les Nazairiens puissent avoir accès à ce savoir historique local, figure d’un passé qui n’est pas si éloigné, finalement.

Voilà, c’est une proposition. Merci de votre écoute.

Délibération n° 22

Rapport d’orientations budgétaires (ROB)

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le maire, chers collègues

La position du Rassemblement national (RN) dans ce débat d’orientations budgétaires ne changera pas, ne surprendra pas. Nous sommes avant tout soucieux que notre collectivité procède à des économies, au bénéfice de ses administrés. Pour rappel, le 22 décembre dernier, lors du précédent rapport d’orientations budgétaires, vous aviez moqué notre analyse des nécessaires économies à faire, sur les subventions à des associations politisées ou communautaristes, les frais de communication de la collectivité, ou les postes de direction de services ou de cabinets excessivement rémunérés, et parfois en doublon.

Sur ce dernier point, pourquoi être passé de trois à quatre collaborateurs de cabinet, en 2017, par exemple ? Quant à notre communication, pourquoi avoir consacré 9 000 euros à un changement d’identité graphique (notamment du logotype de la Ville) qui, selon nous, ne s’imposait pas ? En tout cas, il ne s’imposait certainement pas à ce prix… Quid, aussi, de l’utilité du million d’euros consacré au grand et du petit Dragons, dans le centre-ville ? Cette belle création n’a pas eu l’impact souhaité sur la dynamisation du centre. Et cela était prévisible. Plus précisément : nous l’avions prévu. Que n’aurait-on pas pu consacrer ce million à la réfection et à la propreté de la voirie dans ce même centre, par exemple.

L’an passé, raillant notre appel à une gestion plus économe, comme quelque discours démagogique, sans doute, vous aviez feint de ne pas voir ce qu’il était. Nous ne parlions en effet pas en démagogues — c’est-à-dire en menteurs, en séducteurs — mais en populistes au sens strict, sans rien renier de ce terme. Car le populisme, soit la solidarité avec le peuple, l’écoute du peuple et l’amour du peuple sont les nos seuls moteurs de notre action politique et sociale. En cela, nous ne sommes que ses vecteurs, son expression ; en tout cas, scrutin après scrutin, l’expression de quatre mille à sept mille femmes et hommes de ce peuple, les Français de Saint-Nazaire.

Élus du peuple, donc, mandatés par son suffrage, nous disions en décembre 2017, malgré les rires, que des économies s’imposaient. Force est pourtant de constater qu’en un an, les choses n’ont pas changé. Lorsque nous évoquions ainsi, depuis ces dernières années, la hausse continue du nombre de postes de directions de services et de cabinets, nous ne croyions certes pas nous payer de mots. Mais vos chiffres parlent encore mieux que nous.

Le rapport d’orientation budgétaires (ROB) nous apprend ce faisant, en page 45, une hausse record des dépenses de personnels, passant en un an d’environ 50 millions à 55,5 millions d’euros, soit une augmentation de 11 %, qui est nettement supérieure à celle des trois années précédentes, comprise entre 1 et 5 %, annuellement. De manière plus parlante, l’on peut résumer qu’à Saint-Nazaire, la hausse des dépenses de personnels durant l’exercice 2016-2017, représente les deux tiers de la hausse constatée depuis le début du municipe, il y a quatre ans et demi. Or, les économies sont d’autant plus rendues nécessaires que, personne n’en disconviendra, 2018 était la dernière année « utile » du municipe, étant donné que ce qui sera engagé à partir de l’an prochain aura peu de chances d’obtenir des résultats tangibles d’ici le renouvellement de notre conseil municipal, en 2020.

Concernant l’encours de la dette de notre commune vous ne pourrez vous réfugier longtemps sous le discours de notre bon niveau, par rapport à la strate démographique de Saint-Nazaire. Ne pas se situer au niveau de villes plus mal gérées que nous — souvent par les mêmes majorités de gauche plurielle, au reste ! — ne nous semble pas, en soit, être un critère raisonnable, cela d’autant plus, alors que notre dette progresse. Vous rappelez ainsi que l’encours de dette est de 54 millions d’euros à fin 2017, tout en prévoyant qu’il passe à 72 millions à la fin du municipe. Où est « l’encours de la dette […] maîtrisé » dont parle monsieur Arnout, page 50 ? Nous ne saisissons pas cette maîtrise.

Ainsi, selon les chiffres prévisionnels du rapport, notre dette pourrait avoir exactement et symboliquement doublé durant le municipe, partant d’une base de 36 millions d’euros, laissée par Joël Batteux. Saint-Nazaire aura ainsi travaillé avec difficulté à apurer l’encours de sa dette pendant des années pour, putativement, retrouver un encours de dette quasiment similaire à celui d’il y a vingt ans (76 millions pour rappel en 2000). Vu ce « Retour vers le futur » budgétaire, que l’on ne parle pas ensuite, ni d’une ville inventive, ni d’un maire qui n’augmentera pas les impôts locaux ! Car cette promesse de campagne, assurément, ne sera valable que le temps d’un premier mandat, et vous la renieriez au second, si jamais les Nazairiens vous reconduisiez. La pression de notre dette et votre refus des économies nécessaires vous y conduirait, évidemment. Il faudra alors changer votre slogan de campagne en « Fraternelle et inventive… fiscalement », et bien expliquer ensuite à vos électeurs que vous menez une politique de gauche, du « socialisme », paraît-il. Bon courage.

Le RN, pour sa part, propose une politique différente, qui consistera, dès son accession à la Mairie en 2020, à procéder à une stabilité de l’encours de la dette, puis, à mi-mandat, sa baisse annuelle de 2 %, par les économies citées, et d’autres encore — il ne sera plus question de dilapider à tout va par n’importe quelles subventions associatives, celles-ci étant dorénavant conditionnés à leur intérêt pour la collectivité — et la création de cercles vertueux.

Gageons par exemple que les 3,8 millions d’euros complémentaires que nous mettrons sur le municipe 2020-2026 pour l’augmentation d’effectifs des policiers municipaux de dix à vingt-cinq, prélevés par une baisse d’un quart des indemnités d’élus, aura des effets de moyen terme sur la sécurité publique, donc, générera des économies pour la Ville : plus besoin (ou moins besoin) par exemple de remplacer les aubettes et le mobilier public en général, périodiquement dégradé par un certain nombre de racailles, par exemple, ce que nous avons encore vécu le 31 octobre dernier, à Prézégat et à la Bouletterie, à notre grande honte.

Plus besoin non plus de subventionner la politique des « potes » en blousons bleus, celle des médiateurs de tranquillité publique, puisque ladite tranquillité sera assurée par une police municipale renforcée et armée. Nous pourrons ainsi conclure notre mandat avec une baisse cumulée de l’encours de la dette de l’ordre de cinq points, soit un encours de dette prévisionnel de 69 millions d’euros. Aux électeurs de juger souverainement ensuite s’ils veulent avec nous, non pas le retour aux années trente, mais entrer sereinement dans les années trente : les années 2030.

Vous le comprendrez donc, à l’issue de ce débat, lorsque nous devrons voter le budget, ultérieurement, celui-ci n’aura pas l’onction du groupe RN. Il faut refuser ce budget, et tout budget de la sorte, tant que vous n’aurez pas enclenché une gestion plus économe de la Ville. Au-delà d’une autre politique, cela passe aussi par la participation d’élus des oppositions aux arbitrages budgétaires et à la répartition des crédits. Cette position, que nous manifestions en 2017, n’est toujours pas entendue à ce jour. Il le faut, pour plus de transparence, et une gestion plus concertée de l’argent public.

Monsieur le maire, chers collègues, merci de votre écoute.

Le RN débat sur la hausse des carburants

Article de Breizh-info du 14 novembre 2018


Réuni jeudi dernier en assemblée militante à Saint-Nazaire, le Rassemblement national a notamment traité de la question des carburants, et du mouvement du 17 novembre. L’orateur de la soirée est venu peaufiner l’analyse du mouvement sur cette thématique : Benoist Rouaud, coordinateur régional du Forum Route nationale, un cercle interne au RN sur les questions de transports routiers. Ce Nantais travaille dans une agence de sensibilisation à la sécurité routière.

Introduite par Jean-Claude Blanchard — conseiller régional et responsable RN de la circonscription — la réunion a évolué vers un débat nourri. Le sujet habituel des réunions du RN, qu’est en ce moment la préparation de la campagne municipale, a ainsi été mis au second rang. Après débat, les militants et élus locaux du mouvement seront bien présents, en soutien des Gilets jaunes et d’un mouvement populaire au sujet duquel ils appellent à « la participation, sans récupération ni tracts ». Évoquant les Gilets jaunes, Gauthier Bouchet, conseiller municipal et nouveau délégué départemental adjoint du RN, s’est risqué à la comparaison avec le mouvement breton des Bonnets rouges, en 2013 : « à l’époque, comme maintenant, c’était l’expression d’une saine colère populaire », a précisé l’élu.

À Saint-Nazaire, les Gilets jaunes semblent vouloir notamment agir au niveau du pont et de la station-service de Trignac, dans la zone commerciale. S’assumant comme transpartisan, le mouvement paraît tenir ses promesses : il divise même la gauche locale. Ce faisant, l’on a pu entendre hier matin, en marge des cérémonies du 11-Novembre, devant le monument aux morts de Saint-Nazaire, une franche engueulade entre élus de la majorité. Ainsi, si Fabrice Bazin (EELV) a taxé le mouvement de populiste, Régine Le Bail (PS) lui a rétorqué qu’elle comprenait les Gilets jaunes, compte tenu de la hausse des taxes. La droite locale, elle, reste silencieuse sur cette question.

Marc BENNOTEAU