L’identité de Saint-Nazaire est en partie bretonne

Communiqué

Bretagne réunie annonce avoir dépassé le palier des deux mille cinq cents signatures en vue de demander une interpellation au prochain conseil municipal. Son but est que l’identité bretonne de Saint-Nazaire soit discutée par les élus. Cela devrait être logiquement débattu en séance du 28 juin prochain.

Le Rassemblement national (RN), dont plusieurs militants et élus sont signataires de cette demande, se félicite de cette initiative, et du succès qu’elle a rencontré. Car il n’était pas gagné que plusieurs milliers de Nazairiens se mobilisent pour la question de la bretonnité de leur ville, s’il n’y avait eu le travail de terrain de militants bénévoles. Nous rappelons d’ailleurs notre proposition que le droit d’interpellation citoyenne soit abaissé à un seuil de mille signatures, pour être plus accessible.

Bien sûr, pour nous, l’identité de Saint-Nazaire est bretonne. Elle n’est pas que cela, mais, au-delà des frontières administratives, nous considérons la Cité portuaire comme partie intégrante, tant historiquement que culturellement, de l’espace breton. C’est ce pourquoi nous demandons depuis plusieurs années un pavoisement des bâtiments publics nazairiens incluant le Gwenn ha Du, la hausse des subventionnements aux structures locales promouvant la culture et la langues bretonne — école Diwan, Office public de la langue bretonne… — et que, bien sûr, nous voterons favorablement sur la question de l’identité bretonne de Saint-Nazaire.

Sur les accusations d’agression à la Mairie

Ces derniers jours, Laurianne Deniaud, adjointe à l’urbanisme du maire de Saint-Nazaire, publiait une tribune dénonçant des faits supposés d’agression sexuelle à la Mairie de Saint-Nazaire, impliquant un autre adjoint, Martin Arnout. Celui-ci aurait eu des comportements inappropriés l’an dernier à l’égard d’une conseillère municipale. Dans cette tribune, madame Deniaud joint sa signature à celle d’une dizaine d’élus de différentes sensibilités de la majorité, dont plusieurs adjoints.

Il importe bien sûr que soit respectée la présomption d’innocence, mais si ces faits sont avérés, le Rassemblement national (RN) les condamne avec la plus ferme résolution. Nous sommes convaincus que les atteintes à la dignité des personnes n’ont pas leur place dans la gestion d’une collectivité, qui se doit d’être exemplaire. Si monsieur Arnout est effectivement coupable de tels faits, il doit donc l’assumer et démissionner du conseil municipal.

En creux, cette sordide affaire révèle aussi beaucoup des fragilités de la majorité municipale, qui s’était auto-intitulée « fraternelle » dans un slogan de campagne avant d’être élue, mais dont l’unité est durement éprouvée depuis ces derniers mois. Dans sa communication, le maire, David Samzun indique ne pas avoir voulu mettre dans le débat cette affaire avant les élections européennes. Ce que l’on peut comprendre, implicitement, c’est qu’il craignait de la sorte que le Parti socialiste (10 % des voix seulement ce dimanche alors, alors que cette force politique gère la Ville depuis un siècle !) ne soit encore plus durement sanctionnée par les électeurs.

Les Nazairiens pourront en tout cas méditer sur le fait que le PS nazairien n’est plus inamovible, qu’il peut tomber à la prochaine élection. Probablement, désormais, le maire devra affronter une liste frondeuse à sa gauche, issue de cette piteuse affaire de mœurs. Les habitants de Saint-Nazaire sauront alors juger qu’il n’y a plus que deux forces en présence : eux et nous ; que la fraternité n’est plus dans leur camp et que la moralité est du nôtre.

Un autre avenir pour l’usine élévatoire

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, mai 2019

L’avenir de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire se révèle bien terne, comme nous l’avions prévu. En novembre, dans Saint-Nazaire magazine, nous dénoncions la « politique de classe des socialistes ». L’actualité nous donne raison, puisque le maire, David Samzun, donne son assentiment au projet de brasserie-design couplé à un hôtel de luxe dans l’ancienne usine, mise en service en 1909.

Quelle honte ! Un autre avenir pour l’usine élévatoire est possible : il est même nécessaire. Inlassablement, depuis des mois, le RN demande à ce que le projet de brasserie-hôtel soit abandonné, et que ce haut-lieu du génie ouvrier nazairien soit reconverti en un musée des industries navale et aéronautique.

ÉDITORIAL — Le pouvoir d’achat des Ligériens

Lorsque nous relisons ce que nous projetions de faire si le Front national (FN) gagnait la présidence du conseil régional des Pays de la Loire, en 2015, et ce qui a été entrepris par nos élus, depuis, nous pouvons nous dire que nous avons encore plus raison sur bien des sujets en 2019 qu’avant la nouvelle mandature. Quatre ans plus tard, nous percevons rétrospectivement notre approche des choses comme visionnaire, bien qu’elle était moquée à l’époque. Elle s’est pourtant avérée réaliste. Et elle aurait gagnée à être entendue, pour que notre région soit gérée de manière plus pacifiée et responsable.

Nous étions les premiers à prendre en compte certaines thématiques prioritaires d’aujourd’hui, à commencer par le pouvoir d’achat. « Gouverner, c’est prévoir. », dit-on. Or, la majorité LR-UDI de Bruno Retailleau et Christelle Morançais ne semble pas avoir assez prévu les choses…

Notre volonté première est de préserver la solidité financière de la Région, de réduire le volume d’autorisations de programmes (AP), de maintenir un haut niveau d’investissements, de freiner l’endettement. C’est à ce prix que les Pays de la Loire pourront sortir de la spirale infernale de dépenses publiques excessives.

Un euro dépensé doit être un euro utile. « Mettre fin aux gaspillages du budget régional, c’est un budget de rupture avec la dette systématique », écrivions-nous ainsi en introduction de notre projet régional, en 2015. Force est de constater qu’en trois ans, trop peu de choses ont été entreprises en ce sens par la nouvelle majorité de centre-droit.

La rigueur budgétaire est notre leitmotiv : mais, la vraie rigueur. Avec le Rassemblement national, le budget de fonctionnement serait réduit, et les contrats signés par la Région, renégociés. Le tarif des cartes grises et la part régionale de la taxe TICPE sur les produits énergétiques seraient revus à la baisse, comme vient encore de le proposer notre conseiller régional Samuel Potier en décembre dernier, sans toutefois que la majorité ne l’approuve. Les projets délirants — du type 390 000 euros pour une étude sur la solidité des biscottes, 500 000 pour le logo du nouveau label transports Alléhop, une politique ambitieuse de big data mais ne créant aucun emploi, ou le financement de voyages à moto aux États-Unis — doivent maintenant appartenir au passé.

Tout n’est cependant pas négatif. Ainsi, la politique régionale en faveur de l’innovation, de l’enseignement supérieur ou des entreprises, de même que de la recherche, nous semble plutôt satisfaisante. Nous avons réussi à faire venir la majorité sur nos positions, afin d’éviter autant que possibles les subventions, leur préférant des emprunts à taux réduit. Nous nous réjouissons également d’avoir incité la majorité à réviser son contrat avec l’Université de Nantes. Nous soutenons la recherche, notamment quand elle est dirigée pour trouver de nouveaux traitements contre des maladies. Mais nous émettons des doutes quant à l’aspect éthique de certaines d’entre elles. À l’initiative de Marie Genevrey, nous avons ainsi proposé à plusieurs reprises qu’une charte condamnant et interdisant la manipulation des embryons humains et la maltraitance animale soit signée par les chercheurs et les laboratoires, ce qui a toujours été refusée par la majorité de droite, qui préfère se cacher les yeux.

Défendons l’Usine élévatoire

Communiqué

La Mairie de Saint-Nazaire vient de confirmer ces derniers jours que le site de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire, construite en 1909 au Petit Maroc, serait prochainement reconverti en brasserie tendance, associé à un hôtel de luxe. Les porteurs du projet seront les enseignes Les Brassés et Rozó. Le maire, David Samzun, a donc floué les Nazairiens en prétendant depuis l’an dernier, au conseil municipal autant que par voie de presse, que rien n’était certain concernant le futur de l’usine, et que différents scénarii seraient envisagés.

En réalité, monsieur Samzun n’a envisagé dès le départ que la possibilité d’un hôtel de luxe, il n’a jamais été question d’autre chose. Lorsque nous évoquions cette probable issue pour l’usine élévatoire en novembre dernier dans Saint-Nazaire magazine, nous avions donc raison. La politique de classe du Parti socialiste (PS) à l’encontre de la mémoire ouvrière apparaît avec éclat.

Le Rassemblement national (RN) s’oppose résolument à ce que les Nazairiens soient ainsi dépossédés de l’usine élévatoire, celui-ci devenant un lieu de tourisme branché pour bobos. Il faut d’ailleurs saluer la pétition mise en place sur Internet demandant la fin du projet de l’hôtel, et la signer massivement. David Samzun et la majorité de gauche veulent un grand remplacement sociologique à Saint-Nazaire : mais, attention aux conséquences électorales !

Le domicile de Blanchard de nouveau tagué

Communiqué

La nuit dernière, le domicile nazairien de Jean-Claude Blanchard, conseiller municipal et conseiller régional, a été victime d’un tag menaçant — « Raciste, tu vas payer. » — assorti d’une faucille et d’un marteau. C’est la deuxième fois en moins d’un an que son domicile est ainsi visé. Une plainte a été déposée, dans l’après-midi.

Ce type d’actes s’inscrit dans un climat d’ensauvagement de la vie politique à Saint-Nazaire, qui touche également d’autres mouvements, dont République en marche (REM). Il faut toutefois constater que les agressions contre le parti gouvernemental sont toujours condamnées par le maire de Saint-Nazaire et la majorité municipale ; celles contre le Rassemblement national (RN) ne le sont jamais en revanche. Il y a là un deux poids-deux mesures révélateur.

Au-delà de la nécessaire condamnation de ces atteintes à l’expression démocratique du RN, il ne faut pas s’illusionner sur le poids politique réel de ses agresseurs, militants communistes supposés. À Saint-Nazaire, le PCF ne représente plus grand-chose, d’autant plus qu’il est allié au maire. Les élections successives — européennes et municipales — le prouveront d’autant plus.

Poursuivi pour injures, Cotta vient d’être jugé

Communiqué


Après sa mise en examen pour avoir traité Gauthier Bouchet, conseiller municipal d’opposition, de « nazillon » et de facho, Christophe Cotta, adjoint au maire de Saint-Nazaire, a comparu durant l’après-midi du 28 mars à la XVIIe Chambre correctionnelle du Tribunal de Paris. Tout en reconnaissant une erreur et des propos « affligeants », monsieur Cotta plaide sa relaxe. Serait-il donc possible de « nazifier » impunément ses opposants politiques ?

Dans son intervention à la barre, le plaignant, Gauthier Bouchet, a rappelé que son combat politique contre ses adversaires, notamment socialistes, s’est toujours inscrit dans un cadre républicain et démocratique. Les analyses de monsieur Cotta, prétendant l’inverse, ne sont pas fondées selon nous. En qualité d’opposants, il est de notre droit — sinon de notre devoir — de pouvoir critiquer le Parti socialiste et de le juger nuisible pour notre pays.

Le délibéré du procès Cotta interviendra le 13 juin prochain. Nous sommes sereins sur l’issue d’un jugement qui devrait légitimement condamner un élu coupable d’injure publique envers un autre. Le Rassemblement national (RN) rappelle par ailleurs son appel à ce que monsieur Cotta démissionne pour ses propos honteux d’il y a trois ans.

Dans moins d’un an, l’élection municipale

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, avril 2019


En mars 2020 se tiendront les élections municipales. À Saint-Nazaire, le maire a déjà fait savoir son intention de se représenter. Son piteux bilan devrait pourtant l’inciter à laisser sa place… De manière révélatrice, la majorité municipale a gagné un nouveau soutien: le MoDem. On sait donc à quoi s’en tenir sur la «droite» nazairienne, plus centriste qu’autre chose, et qui rallie désormais la gauche.

Loin de la tambouille, le RN veut unir les Nazairiens. Notre projet est en construction, pour gagner la Mairie. Nous présenterons une liste en 2020. Participez au débat, rejoignez-nous ! Vous trouverez, ci-dessous, nos coordonnées pour prendre part à ce grand moment démocratique que sera la municipale.

Nous contacter : 06 76 44 56 15 — gauthierbouchet@gmail.com

La municipale doit porter sur un projet

Communiqué


Deux élues centristes du Mouvement démocrate (MoDem) au conseil municipal de Saint-Nazaire viennent d’annoncer leur volonté de rejoindre la majorité d’union de la gauche de David Samzun. Cela est logique, car le maire avait voté pour Emmanuel Macron aux deux tours de l’élection présidentielle.

Les électeurs de droite de l’ancienne liste « Désirs de ville » en auront pour leurs frais, car, avant ce piteux ralliement du MoDem, la tête de liste a démissionné du conseil, et les élus qu’ils ont désigné en 2014 sont maintenant scindés en quatre groupes concurrents ! L’opposition FN-RN, elle, est demeurée unie et inchangée : trois élus qui forment maintenant le plus grand groupe d’opposition et ont été ceux prenant le plus la parole en cinq ans.

Sur la nature de ces MoDem ralliés, observons que l’une est élue d’ « opposition » depuis onze ans, connue pour partager la plupart des votes de la majorité, l’autre est connue pour n’avoir pris la parole qu’environ une fois tous les deux ans en séance du conseil. Observons de même que le Parti communiste est, logiquement, insatisfait de ce ralliement. La majorité « fraternelle et inventive » du maire risque donc d’exploser, pour quelques centaines de voix prises aux centristes.

Le RN considère pour sa part qu’à Saint-Nazaire, l’élection municipale devra porter sur un projet, et non pas sur une perpétuelle « danse du centre ». Il faut unir les Nazairiens, pour désigner demain une autre majorité, qui puisse concrètement améliorer les conditions de vie de tous, à commencer par les plus fragiles et les plus exposés à la politique de Macron-Samzun. Le RN proposera donc une liste municipale en ce sens. Les centristes étant désormais exclus du jeu, puisque cooptés par le maire, l’alternative sera simple : ou la continuité d’un siècle de clientélisme socialiste, ou un mandat de rupture et de transparence, avec le RN.

Gauthier Bouchet

SNALIS : il n’y aura plus de numérique pour tous

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, mars 2019


Le Rassemblement national constate avec une grande peine la fermeture en février dernier de SNALIS, structure qui, depuis dix ans, permettait un accès au numérique pour tous et promouvait l’usage des logiciels libres. L’arrêt des contrats aidés a logiquement annoncé la cessation à venir de l’association, fautes de financements suffisants.

Mais les responsabilités sont également locales. La majorité municipale de David Samzun, si prompte à se donner une image « fraternelle et inventive », n’a pas souhaité renflouer SNALIS, ne serait-ce que par le maintien a minima d’un poste. L’association était pourtant politiquement proche de la Mairie. Ah ! L’ « union » de la « gauche » a vécu…

Mandat unique : l’hypocrisie de Séchet

Communiqué

La section nazairienne du Parti socialiste (PS) vient de faire savoir qu’elle abandonnait le principe du mandat unique. Depuis 2012, celui-ci obligeait les conseillers municipaux de Saint-Nazaire élus dans les rangs du PS à ne pas cumuler un autre mandat, hors conseil communautaire. Désormais, Jean-Luc Séchet, secrétaire de ladite section — fonction que, lui, cumule avec celle d’adjoint au maire… en charge des élections et des conseils de quartiers ! — indique qu’en vue des élections de 2020, et d’« un certain contexte » que la règle sur le mandat unique a vécu.

Et pourtant, il en aura souvent été question, ces dernières années au conseil municipal, de ce sacro-saint principe du socialisme nazairien qu’est le mandat unique. En effet, depuis 2015, les élus de notre groupe doivent régulièrement écouter la leçon du maire, David Samzun, et de ses principaux adjoints à ce sujet, dont la presque-députée Laurianne Deniaud : le PS a adopté le mandat unique, l’ « esstrêmedroite », elle, ne le fait pas. En nos rangs, c’est en particulier Jean-Claude Blanchard qui est visé par les attaques de la majorité municipale sur ce thème, puisque, outre son mandat municipal, il a été par la suite désigné conseiller régional par le vote des Ligériens.

Lucides sur la malhonnêteté intellectuelle de la gauche, nous n’avons jamais vraiment cru au pipeau des Samzun, Deniaud, Séchet et autres sur le mandat unique. Lorsqu’ils évoquaient un impératif démocratique en visant Jean-Claude Blanchard, nous pensions en notre for intérieur, « mépris de classe », parce que nous étions la seule formation politique à envoyer un ancien ouvrier-soudeur à l’assemblée régionale… chose dont le PS, parti des possédants, est incapable !

Résolument, sur le mandat unique, Jean-Luc Séchet et les socialistes nazairiens montrent leur hypocrisie. Cette volte-face du PS sur un de ses principes fondateurs doit éclairer les Nazairiens : la gauche ne détiendra pas éternellement Saint-Nazaire comme un jouet ; aux prochaines élections municipales, cette ville doit venir à une gestion paisible et raisonnable par une majorité municipale RN, et ses administrés enfin considérés avec dignité.

La Mairie de Saint-Nazaire manipule les Gilets jaunes

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, février 2019


Lorsque David Samzun, maire de Saint-Nazaire, avait reçu une délégation de Gilets jaunes, le 5 décembre dernier, il n’avait guère été relevé que celui-ci souhaitait une meilleure organisation du mouvement, qu’il se constitue sous forme associative, par exemple. Mais en réitérant son souhait (ou sa demande ?) lors de ses vœux, le maire est explicite…

Il est ce faisant explicite de sa volonté de tirer les ficelles d’un mouvement contre le RN. Samzun sait en effet combien une association gilet-jaune constituée en 2019 à Saint-Nazaire peut représenter une liste gilet-jaune en 2020 pour les municipales, non contre lui. mais pour vider l’électorat RN. Gilets jaunes, attention : manipulation ! Que le mouvement en reste à un sain apolitisme.