Usine élévatoire : la politique de classe

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, novembre 2018


Le futur de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire semble maintenant plus limpide, avec l’annonce d’un hôtel de luxe devant le remplacer. L’installation éventuelle d’un hôtel dans ce haut-lieu de l’industrie, soutenue par le maire, serait blessante. Elle ne manque d’ailleurs pas de faire réagir (à l’instar de l’association Le Vieux Saint-Nazaire).

Résolument, les socialistes nazairiens s’enferrent dans une politique de classe qui ne fait pas le bonheur des Nazairiens ordinaires, mais d’une minorité aisée : la leur. Inversement, le RN s’oppose à ce que l’usine devienne un hôtel. Au lieu de cela, le RN propose que le site soit reconverti progressivement à partir de 2020, et son arrivée à la Mairie, en musée des industries navales et aéronautiques.

Pas d’immigrés clandestins à Saint-Brevin

Communiqué


Nous apprenons l’arrivée discrète, ce vendredi matin à Saint-Brevin-les-Pins, de cinquante-quatre immigrés clandestins originaires de pays d’Afrique, aidés par la maire de Nantes, Johanna Rolland, et accueillis par l’association L’Aurore. Ces hommes ne sont qu’une petite partie des près de sept cents clandestins ayant transité tout l’été à Nantes, square Daviais,et depuis le 20 septembre dernier dans des gymnases de la Ville. Quelques dizaines d’autres doivent également être transférées dans les jours à venir à Saint-Herblain.

Le Rassemblement national (RN) de la Loire-Atlantique rappelle son opposition ferme à toute implantation de clandestins dans le département. Qui plus est, ces nouveaux venus à Saint-Brevin viennent d’être logés dans une résidence de vacances du Centre communal d’action sociale (CCAS) appartenant à l’EDF — et donc à ses cotisants — tout comme il avait été procédé en septembre 2016 pour des clandestins de Calais. C’est un signal exécrable donné par des pouvoirs publics pourtant toujours prompts à déclarer s’intéresser au sort des Ligériens les plus nécessiteux, mais les privant d’infrastructures leur revenant de droit : gymnases, centres de vacances…

L’Afrique est aux Africains, et Saint-Brevin est aux Brévinois. Pour ces jeunes hommes désœuvrés qui errent sur les plages de la Côte de Jade, il n’y a qu’une solution. C’est la réémigration !

Un n° 2 pour le RN44

Article de Presse Océan du 8 octobre 2018


Gauthier Bouchet, 30 ans, attaché de groupe au conseil régional des Pays de la Loire, a été nommé délégué départemental adjoint du RN (ex-FN) de la Loire-Atlantique, afin « d’épaule » Eléonore Revel, déléguée départementale.

Gauthier Bouchet est le fils de Christian Bouchet, ex-n° 2 du FN44.

ÉDITORIAL — Conjectures sur un remaniement

Depuis la rentrée de septembre, le Gouvernement Macron-Philippe s’enferre dans une mauvaise passe politique, consécutive à l’affaire Benalla. Trois ministres ont successivement démissionné, en moins d’un mois et demi : Nicolas Hulot, Laura Flessel et Gérard Collomb. Et il semble désormais acquis que le remplacement de ce dernier appelle à davantage qu’un changement d’un seul poste, mais un remaniement ministériel plus large.

Quels pourraient donc être les visages et l’ordre de grandeur de ce remaniement ? Vers quelles forces iraient puiser le président, après avoir débauché à droite, associé des personnalités de la société civile, et coalisé à lui le Mouvement démocrate (MoDem) ?

L’on pourrait concevoir que, dans la mesure où le Parti socialiste (PS), jusqu’ici pratiquement inexistant dans le débat public, trouve depuis l’été avec l’affaire Benalla une occasion inespérée de tacler le gouvernement Macron-Philippe, il ne me semblerait pas impossible que pour l’assécher complètement, le président fasse un remaniement passant par une ouverture dans sa direction, auprès de ses éléments les plus centristes. Le débauchage en novembre, d’Olivier Dussopt, député socialiste de l’Ardèche, nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des comptes publics, était une première démarche de ce type, qui n’a pas été si commentée que cela, certes noyée par l’alliance REM-MoDem et le ralliement de personnalités de droite. Et l’on pourrait envisager qu’à l’avenir, ce type d’ouverture se généralise, pour atteindre définitivement le PS. Les éléments « vraiment de gauche » du PS résiduel se disperseraient alors entre France insoumise (FI) et Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon.

Un éventuel débauchage de davantage de personnalités de centre-gauche ferait de plus monter mécaniquement FI, que Macron cherche probablement comme adversaire préférentiel à l’élection présidentielle de 2022. Mais il se peut très bien que Macron ne change de nouveau que quelques ministres, brouillant de nouveau les pistes pour ne procéder qu’à un grand remaniement qu’après un probable échec aux élections européennes, l’an prochain.

Armons les policiers municipaux nazairiens

Communiqué


Un rapport parlementaire vient d’être remis ces derniers jours au Premier ministre, concernant le « continuum de sécurité ». Parmi les soixante-dix-huit mesures préconisées, figure l’armement systématique des policiers municipaux. Le rapport avance en effet une donnée essentielle : les policiers municipaux, en tant que primo-intervenants, sont parfois exposés à des situations à risques, engageant éventuellement leur vie.

Ces situations de grand danger, les policiers nazairiens les connaissent régulièrement — comme d’ailleurs les gendarmes et les pompiers — dans un certain nombre de quartiers que la Mairie rebaptise pudiquement « sensibles », comme pour se défausser de toute responsabilité. Il n’en reste pas moins ni le maire, David Samzun, ni son adjoint à la prévention de la délinquance, Xavier Perrin, ne sont partisans d’un armement des policiers municipaux. Tout juste ont-ils concédé la création d’une police municipale de dix unités, en 2016.

Avec le Rassemblement national (RN) à la Mairie de Saint-Nazaire, comme nous nous y engageons depuis plusieurs années, la Police municipale sera enfin armée. Ses effectifs, dont beaucoup de Nazairiens réclament qu’ils soient renforcés, seront portés à vingt-cinq policiers. Et cela sera fait sans attente, dès avril 2020.

Ce qui vaut à Saint-Nazaire vaut également à Nantes, où, en décembre 2016, notre mouvement avait demandé la démission de l’adjoint au maire à la sécurité, Gilles Nicolas, des suites de son laxisme face à la hausse de l’insécurité. La Police municipale de Nantes doit voir ses effectifs renforcés et armés.

La Justice met en cause le zèle anti-RN

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, octobre 2018


Le tribunal de Nantes donne raison à la Mairie de Saint-Nazaire dans le litige l’opposant au RN, concernant l’édition d’autocollants sur la venue de JoeyStarr, en 2015. En effet, considérant qu’il s’agissait de collages sauvages d’affiches, la Mairie avait porté plainte contre nous, et demandait 440 euros de dédommagements. Nous avions répondu qu’il s’agissait d’autocollants, comme il y en a beaucoup dans la ville, sans que cela ne la gêne pourtant.

En revanche, la Mairie n’a pas été suivie par la Justice dans sa volonté de pénaliser financièrement le RN. Les 1 500 euros de frais qu’elle sollicitait viennent en effet de lui être refusés. Il est heureux que, dans sa clairvoyance, la Justice ait débouté la Mairie, mettant en cause son zèle anti-RN.

ÉDITORIAL — Concernant l’affaire Benalla


L’affaire Benalla est révélatrice de certains graves dysfonctionnements qui existent au sommet de l’État, jusque dans la sécurité personnelle du président. Est-il normal qu’Alexandre Benalla soit lieutenant-colonel de Gendarmerie à vingt-cinq ans, et qu’il prétendait réformer le Groupement de sécurité du président de la République (GSPR), probablement à son avantage ?

C’est une illustration typique du favoritisme et de l’ancien monde que, candidat, Emmanuel Macron prétendait combattre en 2017, mais qu’il incarne finalement davantage encore que ses prédécesseurs, une fois élu. Avec Marine Le Pen au pouvoir, cela ne serait pas arrivé.

Macron espérait de toute évidence profiter de la victoire française à la Coupe du monde de football pour se refaire une popularité, et faire passer tranquillement certains projets mal jugés de l’opinion publique, comme la loi Asile-Immigration et la réforme constitutionnelle. Désormais, le réel le rattrape.

Par ailleurs, le président nargue les Français dans sa défense, lorsqu’il affirme devant les parlementaires de République en marche (REM) qu’il est seul responsable. Il sait bien que, juridiquement, le chef de L’État est irresponsable, et que ce genre de déclarations à l’emporte-pièces ne l’engage en rien… Elles sont simplement destinées à noyer l’affaire.

Ladite affaire, « affaire de l’été », est bien partie pour devenir l’affaire de l’année, sinon du quinquennat. Il nous faudra mettre fin à cette triste dégringolade, dès 2022…

Presse Océan qui part de Saint-Nazaire, coup dur

Communiqué


La nouvelle, annoncée ces derniers jours, d’un départ de la rédaction nazairienne de Presse Océan, d’ici septembre 2019, n’est pas quelque chose de positif. Le Rassemblement national (RN) de Saint-Nazaire émet à ce titre de vives inquiétudes, et regrette cette fermeture de la rédaction locale du quotidien. Cette décision brutale nous apparaît en effet comme un coup dur pour le pluralisme de la presse.

Sans nous faire d’illusions sur la manière dont notre formation était traitée depuis ces dernières années, surtout depuis notre entrée au conseil municipal de Saint-Nazaire, nous devions bien constater qu’au sein du groupe SIPA (également propriétaire de Ouest-France) le traitement réservé par Presse Océan aux mouvements politique en général, et au FN-RN en particulier, était notoirement plus professionnel, déontologique et impartial que ce à quoi nous étions habitués. L’on peut même parler de neutralité politique de Presse Océan, par rapport à Ouest-France.

Il y a donc lieu de s’inquiéter de la disparition d’une antenne locale d’un titre de presse connu et, souvent, apprécié des Nazairiens, notamment pour sa couverture des initiatives locales et de la vie des territoires. Faire connaître la vie des territoires, c’est d’ailleurs bien le credo officiel du groupe SIPA et de son titre-phare, Ouest-France, quotidien le plus vendu en France, bien que son credo officieux semble davantage être : en raboter le récit, le déformer, voire le censurer, dès lors que c’est le RN qui communique ! Nous ne comptons plus en effet le nombre de textes rédigés par nos équipes et censurés dans Ouest-France, chose que nous constations moins chez Presse Océan. Et nous regrettons, une fois encore, que pour SIPA, la rentabilité passe devant le pluralisme…

Soutien à la rédaction nazairienne de Presse Océan !

► SUR CE MÊME THÈME

Sur la démission de Nicolas Hulot

Article de Saint-Nazaire News du 29 août 2018


La démission de Nicolas Hulot est « un accélérateur de la crise anthropocène », pour Gauthier Bouchet. Le conseiller municipal RN considère que l’ex-ministre de la Transition écologique a failli : « Nicolas Hulot a échoué en tout durant son ministère : pas d’interdiction ferme des glyphosates et néonicotinoïdes, États généraux de l’alimentation non suivis d’effets concrets pour les petits producteurs, hésitations sur l’éolien en mer, etc. […] Plus généralement, le ministre a failli en dénonçant les excès du libéralisme économique, tout en acceptant de travailler pour le candidat des ultra-libéraux : Emmanuel Macron. »

Abattage illégal de moutons pour l’Aïd

Communiqué


Mardi soir, la Police de Saint-Nazaire découvrait deux cadavres de moutons dans le jardin d’un particulier, quartier Beauregard. Les ovins venaient d’être égorgés quelques heures auparavant, subissant le sacrifice rituel musulman de l’Aïd el-Kébir. Naturellement, ils n’avaient pas bénéficié de l’étourdissement qui est la règle pour les abattages « classiques » dans les abattoirs français : on imagine donc le stress et la souffrance de ces animaux.

Comme vient de le rappeler la Police de la Loire-Atlantique par voie de tweet, mercredi après-midi, « la loi interdit l’abattage rituel ailleurs que dans un abattoir agréé ». Cette pratique fait encourir pour celui qui la pratique jusqu’à six mois d’emprisonnement, et quinze mille euros d’amende. Et il serait selon nous légitime que la Justice se penche sur ce fait divers sanglant.

Parce que les animaux sont des êtres sensibles et que nous sommes maîtres chez nous, le Rassemblement national (RN) de Saint-Nazaire rappelle qu’en France, la loi de la République prévaut, et non pas celle de la Charia. Cet abattage illégal conforte au reste l’analyse que nous faisions en septembre 2016 sur la réalité crue de l’Aïd à Saint-Nazaire. Car si nous faisions alors erreur sur la forme — les chiffres, le lieu — nous étions rigoureux et lucides sur le fond : il existe des abattages rituels illégaux d’animaux, à Saint-Nazaire comme un peu partout en France.

Autocollants « Joey aux Escales » : l’excès de zèle

Communiqué


Il y a quelques jours, le tribunal administratif de Nantes a donné raison à la Mairie de Saint-Nazaire dans le litige l’opposant à la section locale de l’ancien FN (actuel RN), concernant l’édition d’autocollants relatifs à la venue de JoeyStarr aux Escales, en 2015. En effet, considérant qu’il s’agissait à la fois d’affiches et de collages sauvages, la Mairie avait porté plainte contre nos élus, et demandé quelque 440 euros de dédommagements. Nous avions alors répondu qu’il ne s’agissait que d’autocollants, et que ceux-ci sont d’ores et déjà nombreux dans la ville, sans que cela ne gêne la Mairie.

En revanche, la Mairie n’a pas été suivie par la Justice dans sa volonté de pénaliser financièrement le RN. Les 1 500 euros de frais de justice qu’elle sollicitait viennent en effet de lui être refusés. Il est heureux que, dans sa clairvoyance, la Justice ait débouté la Mairie de Saint-Nazaire, estimant certainement excessive sa volonté de faire taire de la sorte sa principale opposition.

Il va être intéressant de constater sur le maire de Saint-Nazaire, David Samzun, fait autant de zèle pour porter plainte contre tous ceux qui déposent des autocollants, politiques, syndicaux, etc., ou si il s’agit d’une plainte sélective contre le RN. Nazairiens, à vos appareils photo ! Nous verrons en particulier si les nombreux autocollants du Parti communiste (PCF), membre de la majorité municipale, ou de la CGT, syndicat dont il est proche, suscitent des amendes aussi fortes que les nôtres… et des amendes tout court, d’ailleurs. Mais en attendant, nous paierons bien l’amende de 440 euros, pour nous mettre en conformité avec la loi.

Les atteintes à la démocratie augmentent

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, juillet 2018


Le RN fait le constat d’une augmentation des atteintes à la démocratie dans notre commune. Ainsi, fin mai, une maison en face du domicile d’un de nos élus, Jean-Claude Blanchard, était taguée d’un « Mort au FN ! ». Le même jour, la CGT dispersait du charbon devant la permanence d’Audrey Dufeu-Schubert, protestant contre sa position sur la centrale de Cordemais. Puis, elle bloquait une table ronde sur port…

Les consultations à venir — européennes de 2019, et municipales de 2020 — constitueront l’occasion de se déterminer souverainement pour les différents candidats en lice, et les forces qu’ils représentent. Encore faut-il pour cela, si l’on que la démocratie suive son œuvre, que l’on ne l’entrave pas par ce type de violences. Cela, le RN nazairien en fait régulièrement les frais. Il en appelle donc à la sagesse…