Archive: Auteur/autrice : Gauthier Bouchet
Hommage aux martyrs de la Résistance, à Nantes
Allocution de Gauthier Bouchet
Seul le prononcé fait foi.
Merci, chers amis, pour votre venue à cet hommage annuel des patriotes à la Résistance.
Cette année encore, le Front national honore ce rendez-vous qu’il doit aux martyrs de la Résistance. Et en affirmant que nous sommes les résistants de la France contemporaine, nous devons naturellement qui sont les occupants à qui nous faisons front, ces occupants qui nous accablent des coups les plus forts, alors que nous œuvrons pacifiquement pour que demeure la France. Nous disions ici-même, au Champ de Bêle — nous nous réunissons ici chaque année — que « la France est un besoin des hommes », et nous ne retirons rien à ces propos. Plus que jamais, la France est nécessaire à l’Humanité, à la condition que celle-ci demeure la communauté d’États indépendants et de civilisations différenciées, aux coopérations culturelles, diplomatiques, commerciales et scientifiques librement consenties, communauté du respect des souverainetés et non de l’ingérence du plus forte.
Or, aujourd’hui, la France s’écarte de ce chemin. Elle passe sous la coupe de ceux qui veulent sa perte, mais elle ne combat plus. Oui, la France, d’une certaine façon, est occupée. L’Occupation que connaît la France, naturellement n’a plus, et heureusement, le visage inhumain qu’elle a pu recouvrir durant la dernière guerre. Mais elle reste une occupation économique, celle d’une finance sans morale, une occupation culturelle, qui se fait avec de constants modèles d’importation, une occupation politique, par la fausse alternance entre une droite et une gauche qui toutes deux sont entièrement et intimement liés aux intérêts étrangers, une occupation européiste, par laquelle une communauté théorique d’États-Nations européens souverains est devenue une union forcée, l’Union européenne, qui rend chaque jour la France amoindrie.
Il n’appartient qu’à nous, militants de la France, de hisser notre pays amoindri à la place qui lui revient de droit ! Les échéances capitales de 2017 doivent à ce titre voir la concrétisation de cet objectif. Patriotes, redressons la France comme le fit, en 1945, une Résistance exsangue mais finalement victorieuse.
Demain, nous serons victorieux ! Alors vive la victoire, vive la Résistance, et vive la France !
Conférence de Tours sur la transition énergétique
Intervention sur les migrants de Saint-Brevin
Le FN avait prédit la crise des chantiers navals
Tribune pour Saint-Nazaire le magazine, octobre 2016 Continue reading « Le FN avait prédit la crise des chantiers navals »
ÉDITORIAL — Retailleau dans les pas d’Auxiette
Il fallait vainement chercher, durant les commissions sectorielles de septembre au conseil régional des Pays de la Loire, la « rupture » tant mise en avant par Bruno Retailleau lors des dernières élections. Mais ne s’est finalement manifestée qu’une continuité avec la gauche dans tous les choix politiques de la Région.
Cette fausse alternance du pareil au même se perçoit d’abord dans le domaine des subventions aux associations, toujours aussi aberrantes (cinquante-mille euros pour le Burkina Faso !) tout comme celles aux entreprises, qui en créant des effets d’aubaine pour une minorité de structures, occasionne en réalité une distorsion de concurrence. Mais cette conformité entre ancienne et nouvelle majorité se poursuit encore concernant d’autres sujets, de la formation professionnelle au soutien à des associations éducatives politisées, du haut débit pour les grandes villes d’abord à l’appui financier à l’agence nantaise d’urbanisme, en passant par le coup de canif porté à nos valeurs de civilisation par la promotion de rencontres relatives à « l’intégration » de « communautés ».
Décidemment, Bruno Retailleau n’apporte pas de changement. Il se place dans les pas de Jacques Auxiette, son prédécesseur, orientant nos politiques publiques sur le même modèle, celui d’un constant amoindrissement de l’intérêt régional, d’un permanent décalage avec le modèle français… malgré l’appel au « peuple », aux « valeurs », à notre « histoire »… et autres mots magiques. Assez de mots. Des actes !
Conseil de la CARENE : interventions du 27.09.16
Interventions de Gauthier Bouchet en séance du conseil communautaire de la CARENE du 27 septembre 2016 Continue reading « Conseil de la CARENE : interventions du 27.09.16 »
Conseil municipal : interventions du 23.09.16
Interventions de Gauthier Bouchet au conseil municipal de Saint-Nazaire, séance du 23 septembre 2016
Délibération n° 3
Revue Place publique — Soutien financier de la Ville — Convention à conclure avec l’association Mémoire et Débats — Autorisation de signature
Intervention de Gauthier Bouchet
Seul le prononcé fait foi.
Merci monsieur le maire de me donner la parole. Juste avant de m’exprimer, j’aurai quand même souhaité manifester que, au nom du Front national de Saint-Nazaire, je comprends sans réserves aucune ces femmes et ces hommes qui, pendant à peu près une heure, ont manifesté. Vous les avez traités avec une condescendance qui ne nous étonne pas, qui est assez illustrative de votre personnage, un personnage hautain. Ces femmes et ces hommes, ils figurent parmi les énergies les plus saines du Saint-Nazaire de demain, et ils ne doivent peut-être pas entendus dans l’exhaustivité de leurs revendications, mais, au moins, écoutés. Et c’est ce que vous ne faites pas.
Monsieur le maire, mes chers collègues.
Pour revenir à la délibération 3 sur le soutien financier à Place publique, cette mise au débat du soutien financier de la Ville à la revue Place publique conduira le groupe Saint-Nazaire Bleu Marine à rappeler sa position sur ce sujet.
Depuis notre premier vote concernant cette revue, en octobre 2014, le Front national a régulièrement précisé, y compris, au-delà de cette assemblée, jusqu’en commission permanente du conseil régional, certaines critiques au sujet non seulement du subventionnement public accordé à cette revue, mais même, de la revue en tant que telle, puisque il y a certaines choses qui ne nous conviennent pas, et qui ne conviennent pas à une majorité de Nazairiens, en tout cas, cette part congrue de Nazairiens et de Nantais qui connait cette revue.
Il convient, à ce titre, d’indiquer ce qu’est Place publique, de l’expliquer aux Nazairiennes et aux Nazairiens, puisque finalement, leurs impôts financent chaque année la diffusion de cette revue, à hauteur de trente mille euros quand même… Alors je sais, monsieur Samzun, pour vous, trente mille euros, ce n’est pas grand-chose, c’est à peu près un trimestre de salaire. Oui, mais c’est beaucoup pour la majorité de la population. Donc, il faudra vous y faire, d’avoir un rapport peut-être plus rationnel à l’argent.
Il faut d’abord rappeler combien la diffusion de cette revue est confidentielle. Elle est de l’ordre du millier d’exemplaires (je dis cela de mémoire, je ne suis pas sûr à la centaine de mes chiffres, mais il me semblait qu’en 2014, c’était mille cent exemplaires) par numéro. Encore faut-il faire la part des choses entre les exemplaires disposés chez les marchands de journaux et une part importante d’exemplaires « gratuits », en fait achetés par des collectivités, parfois pour des élus, y compris à Saint-Nazaire d’ailleurs, puisque chacun des quarante-neuf conseillers municipaux reçoit un Place publique. Eh bien, les achats massifs de cette revue, ils n’auront plus cours dans quelques années, quand la majorité changera d’orientation politique. Vous vous en doutez bien…
Il faut ensuite faire savoir ce que c’est, la revue Place publique, parce que, loin d’être neutre comme elle le prétend, elle est en réalité partisane et militante. Il y a deux ans, nous expliquions qu’elle était une revue du pouvoir. Et, hélas, notre analyse n’a pas vraiment été démentie depuis, que l’on regarde le traitement éditorial de la séquence électorale 2015 (élections départementales, élections régionales), ce constat n’a pas été démenti. Et, au-delà, un certain nombre des articles de cette revue ne se contentent pas d’être dans une description avec un esprit critique, par exemple des politiques publiques qui sont menées à Saint-Nazaire et à Nantes, et dans leurs agglomérations respectives, mais c’est un traitement partisan, un traitement de complaisance. Les entretiens réguliers que vous donnez, monsieur le maire, ainsi que Johanna Rolland, maire de Nantes, sont à peu près du même tenant. Et, ce qui est un petit peu la cerise sur le gâteau, l’insertion régulière de tribunes d’élus de droite — pas trop souvent, quand même, parce que c’est une revue au service du socialisme, donc, l’on fait une petite goutte de droite — cela en dit quand même beaucoup de la mentalité de Place publique, au final, parce que, il s’agit d’ouvrir la parole à beaucoup d’élus de gauche, à un petit peu d’élus de droite, et à aucun élu du Front national, alors que cette formation politique représente 20 % de l’électoral régional et 25 % de l’électorat national. Ce n’est pas suffisant, a priori, pour justifier qu’elle ait voix au chapitre.
Il faut enfin dire la vérité sur le comité éditorial de cette revue, qui pose véritablement problème, parce que, est-ce que des sociologues, des universitaires, des experts en tous genres, des hauts fonctionnaires, qui, généralement, sont plutôt aisés, qui sont plutôt hauts diplômés, qui sont plutôt urbains, et qui, pour tout dire, sont plutôt de gauche, représentent-ils réellement trois cents cinquante mille Nazairiens et Nantais dans leurs diversités sociologiques, dans leurs diversités de parcours, leurs diversités culturelles, professionnelles ? Moi, je n’en suis pas vraiment certain…
Pour l’ensemble de ces raisons, et votre conduite pitoyable au début de séance, nous nous abstenons de voter cette délibération.
Délibération n° 30
Engagement de la Ville pour la jeunesse — Projet directeur
Intervention de Gauthier Bouchet
Seul le prononcé fait foi.
Monsieur le maire, mes chers collègues.
Cette délibération relative à la jeunesse, concernant le Schéma directeur et le Conseil nazairien de la jeunesse, nous conduit à revenir sur un sujet important, mais dont nous considérons qu’il est rarement traité de la bonne façon.
Pour rappel, alors que le conseil de la CARENE délibérait à propos des Assises de la jeunesse en décembre 2015, le Front national émettait pour sa part certaines réserves que la suite des événements n’a hélas pas totalement contredites. Encore faut-il signaler que ces Assises, qui ont été organisées le 27 février dernier à l’Agora, ont au moins eu une vertu, que rappelle d’ailleurs cette plaquette. C’est celle de la parole libre accordée à nos jeunes, ce qui a permis de mettre en exergue un certain nombre de problèmes récurrents dans la ville de Saint-Nazaire.
Hors, loin de dresser le tableau que la majorité semblait peut-être attendre d’eux, un tableau idyllique pour le présent et pour l’avenir, les jeunes Nazairiens qui ont assisté à ces Assises ont, en réalité, délivré un discours un petit peu différent, un discours sur un certain nombre de manques : manque d’offres culturelles, manque d’animations à Saint-Nazaire, particulièrement dans le centre-ville, et ce qui est plus grave, un manque de sécurité dans certains quartiers. À ce titre, l’ouverture annoncée dans le centre-ville d’un nouveau lieu consacré à la jeunesse est une excellente nouvelle. Il est plus que bienvenu. Mais pour le reste, monsieur Renévot, le compte n’y est pas. Et vous en revenez à vos éternels lieux communs sur nos jeunes…
Nous émettons certaines réserves, concernant le Conseil nazairien de la jeunesse (CNJ), que ses futurs représentants doivent nécessairement, je vous cite, « disposer d’un tiers qui leur garantisse la liberté de parole, (…) choisi parmi un prestataire extérieur ». Nous ne pensons pas que cela soit une très bonne chose, parce que faire ce choix d’intervenants plus âgés et extérieurs au CNJ, au prétexte de garantir leur liberté de parole, n’est-ce pas, hélas, le moyen le plus sûr de contraindre cette dernière ? Voilà, c’est un petit peu paradoxal. Bon, c’est assez communiste comme principe. C’est logique, en fait.
Il vous faudra répondre à cette question, une vraie réponse, pas simplement éluder la question : une question, une réponse, s’il vous plaît. Responsabilisons notre jeunesse. Ne l’infantilisons pas…
Précisons cependant que nous saluons la mise en place dans les jours à venir du CNJ — si j’ai bien compris, c’est le 8 octobre — non sans toutefois de sérieuses réserves, à la fois sur ses modalités d’organisation et sa représentativité future. Nous ne nous faisons pas trop d’illusions sur la propagande politique, une propagande douce, mais qui est une propagande tout de même, qui y sera assénée, compte tenu de l’implication de la Fédération Léo Lagrange dans ce dispositif. Je ne sais pas si c’est une association, c’est un organisme, en tout cas, qui est clairement engagé à gauche.
Plus généralement, nos réticences restent les mêmes que celles que nous avions exprimé il y a à peu près deux ans lors de la constitution des nouveaux conseils de quartiers, qui étaient censés être des laboratoires de démocratie locale, et qui sont devenus dans certains quartiers des organisateurs de kermesses, ce qui est un petit peu léger quand même. Je me rappelle d’une séance d’un conseil de quartier, c’était au mois de mai ou juin, où l’on discutait quand même de la forme des écailles qui devaient être celles de petits Post-it qui représentaient des poissons en papier, qui eux-mêmes devaient constituer un plus grand poisson, et un arbre à idées. Bon, c’est un petit peu léger quand même, et cela n’est pas réellement notre conception de l’engagement public, qui est plus sérieuse que cela, qui est peut-être un peu altière, mais qui est plus sérieuse que cela.
Merci par avance de répondre — donc une vraie réponse, s’il vous plaît — à notre question concernant les « tiers » qui accompagneront le CNJ. Qui seront t-ils ? Seront t-ils bénévoles ? Seront t-ils salariés ? Quel sera leur rôle exact ? Le tout n’est pas très explicite. Donc, n’éludez pas cette question. Même si, après tout, c’est le Front national qui vous la pose, répondez-y quand même.
Question préalable
Intervention de Gauthier Bouchet
Seul le prononcé fait foi.
Monsieur le maire, mes chers collègues.
L’actualité récente de la crise migratoire amène notre groupe, comme, semble-t-il, d’autres tendances politiques, à demander que la majorité, qui représente ici la parole officielle, en quelque sorte, de la Ville de Saint-Nazaire, clarifie sa position sur la politique qui sera sienne durant l’année à venir concernant l’accueil des populations migrantes.
Saint-Nazaire accueillait à l’automne 2015 quelques dizaines d’immigrés venus de Syrie, d’Irak et d’Érythrée, après que notre maire, David Samzun, ait émis le souhait que notre commune assume une sorte de devoir d’accueil par référence — un petit peu facile, tout de même — à sa devise, Aperit et nemo claudit. Mais une devise municipale ne saurait pas, selon nous, être un éloge pour n’importe quoi, même si vous semblez y voir un plaidoyer pour l’ouverture des frontières. Mais, passons…
De l’autre côté de l’estuaire de la Loire, à Saint-Brevin-les-Pins, les choses sont similaires. Mais elles sont pires, aussi. Ou bien, elles sont meilleures. En fait, cela dépend de quel côté l’on se place, pas de l’estuaire, mais du spectre politique.
Vous êtes de ceux, socialistes, communistes, écologistes, pour qui l’immigration est une chance, pour qui c’est un bienfait, pour qui c’est le moyen d’un avenir radieux et, semble-t-il, le salut des peuples et des civilisations — on ne parle pas assez des civilisations, mais ce sont des civilisations — qui y apportent leur contribution par cette présence massive, loin de leurs racines et de leurs identités d’origine.
Nous sommes de ceux, patriotes, républicains — et j’entends « républicains » pas comme le nom du parti mais comme l’attachement à la forme républicaine de nos institutions — pour qui l’immigration est une malchance, un méfait, un recul pour la France et, surtout, un abîme pour les peuples qui y apportent leur contribution, affaiblissant politiquement, culturellement et économiquement leurs pays d’origine.
À Saint-Brevin, donc, les choses semblent similaires qu’à Saint-Nazaire, l’an passé. Mais elles sont également pires, et pas meilleures.
Le maire de Saint-Nazaire ouvre grands les bras aux migrants. Le maire de Saint-Brevin les refuse, mais il le fait assez mollement, finalement.
Le maire de Saint-Nazaire en avait accueilli une quarantaine, même si on parle éventuellement de deux cents à l’heure actuelle, alors, je ne sais pas quels sont les chiffres, vous clarifierez cela. Le maire de Saint-Brevin doit désormais en recevoir soixante-dix, forcé par une décision arbitraire de l’État.
Alors, face à ce drame humain qui impose des réponses certes humanitaire, mais tout simplement humaines et avant tout politiques, le groupe Saint-Nazaire Bleu Marine vous propose, monsieur le maire, d’affirmer une parole différente de celle qui fut par le passé la vôtre. Il est encore temps de changer d’opinion tant la crise migratoire est chaque jour plus violente pour les populations en migration, souvent pour motifs économiques, il faut tout de même le redire, parce que il n’y a pas beaucoup de femmes et pas beaucoup d’enfants, donc, l’on a tendance à avoir du mal à croire au thème « réfugiés de guerre ». Mais, c’est avant tout un drame pour les populations qui, bien souvent les accueillent malgré elles, et pas avec leur plein assentiment…
Nous vous proposons donc que notre conseil se rallie à la proposition du maire de Hénin-Beaumont, Steeve Briois. Ah oui, cela vous fait rire… Qu’un homme du peuple puisse avoir été élu maire, c’est tout de suite rigolo. Cela nous rappelle beaucoup de choses. Enfin bon, il a été élu maire, c’est comme ça ! Eh bien, le Parti socialiste était descendu à 9 %, aussi… Alors ! Steeve Briois a fait une proposition d’une association et d’une charte qui s’appellent Ma commune sans migrants, qui ont été déposés il y a quelques jours. Nous en sommes sûrs, monsieur le maire, vous saurez dire à nos côtés que l’accueil des migrants « génère un coût financier et social que nos communes, soumises à la baisse des dotations de l’État, ne peuvent plus supporter », qu’encore, ils engendrent « des tensions avec les administrés », qu’ils « nuisent à l’ordre public », qu’ils « menacent l’exercice des libertés individuelles garanties constitutionnellement », etc. Je ne vais pas vous réciter un tract du Front national. Notre position est connue, celle de monsieur Briois aussi. Il vous appartient simplement, maintenant, de décider si par honnêteté intellectuelle et une véritable conscience de gauche — je ne suis pas sûr que vous connaissiez ce mot, mais, enfin… — si vous êtes intéressé par la question sociale, de vous rallier à ses arguments, qui n’ont rien d’un délire du Front national, qui n’ont rien d’une rumeur de la fachosphère, mais qui sont des faits, simplement des faits. Et, il y a un siècle de cela, quasiment jour pour jour (c’était en 1917), Lénine écrivait dans sa Lettre aux camarades que « Les faits sont têtus. »
Ceci étant dit, monsieur le maire, pour faire suite à votre motion ou communiqué — je ne sais pas très bien, l’on a pas voté, en tout cas — dans lequel vous expliquez que le Front national fragmentait la société française, mais, au juste, qui fragmente la société française ? Est-ce le Front national, qui est dans l’opposition depuis quarante ans, ou le Parti socialiste, qui alterne avec la droite depuis quarante ans au pouvoir, et qui, donc, fragmente la société française, qui crée les nouveaux fragmentés, en quelque sorte ? Qui sont les fragmentés ? Est-ce que c’est vous, monsieur le maire ? Vous n’aimez pas que l’on rappelle votre salaire. Votre salaire est-il faux ? Ne gagnez-vous pas dix mille euros par mois ? Vous n’êtes pas beaucoup fragmentés.
Par contre, il existe de vrais fragmentés. Il existe les nouveaux précaires. Il existe les chômeurs de longue durée. Il existe ces agriculteurs acculés à la faillite, ces policiers réduits au suicide. Il existe ces étudiantes qui sont obligées de se prostituer pour se payer un logement. Il existe ces chômeurs, aujourd’hui à Belfort et demain, à STX Saint-Nazaire. Il existe ces fonctionnaires qui sont harcelés par un management imbécile. Ceux-là sont les vrais fragmentés de la société française !
Alors, monsieur le maire, qui est responsable de cette fragmentation de la société ? Si c’est vous, vous devez démissionner dans l’instant. Et, je me demande, au fond, quand serez-vous un homme public responsable de vos propos et de vos actes ?
La CARENE préfère les demandeurs d’asile
Communiqué de presse du Front national (FN) de la huitième circonscription de Loire-Atlantique
Le conseil de la CARENE de mardi soir a de nouveau donné l’illustration de la priorité étrangère à laquelle se livre David Samzun et l’agglomération. Preuve en est avec la délibération 15 relative à l’élargissement de la tarification solidaire pour les transports publics : 90 % de réduction sur les abonnements mensuel au réseau STRAN, soit une quasi-gratuité.
Alors qu’une part croissante de la population ne supporte plus de systématiquement voir la priorité accordée aux étrangers — migrants, demandeurs d’asile ou autres — dans l’attribution d’un certain nombre d’aides sociales, localement, monsieur Samzun en facilite la mise en place par bonne conscience de gauche. Les habitants de Donges, Montoir-de-Bretagne, Saint-Malo-de-Guersac, Saint-Nazaire et Trignac doivent donc savoir que, grâce à leurs impôts, la majorité socialiste du conseil communautaire, soutenue par quelques vice-présidents de la droite complice, s’occupe des demandeurs d’asile d’abord, des Français, ensuite.
Le Front national, lui, défend les Français d’abord. En séance de mardi, nous avons refusé, seul contre cinquante-neuf élus, que l’impôt des communes membres de la CARENE serve au financement toujours plus important des aides sociales accordées aux populations étrangères.
David Samzun casse le dialogue social
Communiqué de presse du Front national (FN) de Saint-Nazaire
La séance du conseil municipal qui s’est tenue vendredi dernier à Saint-Nazaire a, une fois encore, donné l’illustration du mépris que porte le maire, David Samzun, à l’égard de ses collègues élus comme de ses administrés. Monsieur Samzun comptait beaucoup sur la vidéodiffusion en direct sur Internet de ce conseil, une première. Il voulait à ce titre, comme il l’avait annoncé en juillet dans la presse, en faire un instrument pour « démasquer » le discours et l’attitude des élus du Front national. Mais le maire n’a récolté au final que la diffusion en direct… du plus violent conflit social qu’il ait connu depuis élection, il y a deux ans.
Ainsi, par la présence inopinée d’une centaine de manifestants, éclate au grand jour la méthode Samzun : morgue, censure et brutalité, consacrée ce vendredi par le refus de donner la parole aux représentants syndicaux, et deux suspensions de séances consécutives, retardant les débats de plus d’une heure.
Le calme plus ou moins revenu, le maire, lui ne s’est pas calmé, suscitant la solidarité des représentants syndicaux avec ceux du Front national, qui applaudirent nos élus à deux reprises alors que nous contestions le report en fin de séance des questions préalables, jugeant cette mesure totalement anti-démocratique. Il n’en fallait pas moins pour qu’un élu du Parti communiste ne bondisse sur la foule des manifestants, traitant les syndicalistes de « minables »… D’autre part, quelques minutes plus tard, nos élus faisaient savoir combien ils comprenaient le mouvement social en cours, voyant en ses acteurs « les énergies les plus saines du Saint-Nazaire de demain », sans forcément reprendre l’intégralité de leurs revendications.
Naturellement, ces faits sont incompréhensibles pour la gauche nazairienne, qui dirige cette ville sans pourtant la comprendre, et ne voit dans le FN qu’une caricature, au bout du bout de la droite. Pourtant, ces dernières années, nos élus et militants ont pris position dans un certain nombre de mouvements syndicaux et sociaux, y compris des manifestations.
Quant à la situation des fonctionnaires de la Mairie, nous donnions déjà l’alerte en décembre 2015, dans un précédent communiqué relatif à la souffrance au travail. Nous mettions alors en évidence « la brutalité dans la méthode de management », dont David Samzun et Lydie Mahé, son adjointe au dialogue social (on croit rire !), sont directement responsables.
ÉDITORIAL — Répartir la misère, et la révolte
Le gouvernement français annonce son intention de libérer, d’ici la fin de l’année, quelque douze mille places d’hébergement dans différentes régions, pour y répartir des immigrés clandestins venus de Calais et de Paris. Ainsi, la misère des « migrants » va-t-elle être répartie d’un bout à l’autre du pays (exception faite, notamment, de la Corse !) et l’Ouest lui-même ne sera pas épargné par cette « chance pour la France ». En effet, la Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire accueilleront environ deux mille cinq cents clandestins.
Ce sont d’ailleurs les Pays de la Loire qui seront les « mieux » lotis : plus de neuf cents migrants installés dans notre région. Et pourtant, les capacités d’accueil existant à ce jour ne sont même pas de trois cents places. Surtout, une majorité de Ligériens ne veut pas de migrants chez eux : ni neuf cents, ni trois cents, ni un seul !
Observateurs et acteurs lucide de la vie publique, nous le pressentons : à vouloir ainsi répartir la misère, le Gouvernement recueillera la révolte, un légitime coup de sang du peuple français, dont la première manifestation sera électorale, dès avril 2017. La pression migratoire croissante que connaît notre pays aura évidemment une incidence sur le score de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, parce qu’elle est la seule en France à dire la vérité sur ce sujet. Tout comme la venue annoncée de soixante-dix clandestins dans la paisible station balnéaire de Saint-Brevin-les-Pins entraînera une conséquence similaire en Loire-Atlantique.
Non ! Les Ligériens, en particulier ceux des zones rurales — souvent davantage concernées que les grandes villes par cet afflux de clandestins — n’ont pas à payer l’incurie des politiques migratoires de la gauche au pouvoir… si mollement combattue par la droite d’opposition. Face à cette « alternance » du pareil au même, le Front national incarne la seule formation politique s’opposant résolument à la submersion migratoire de notre pays.
Beau succès pour la rentrée du FN nazairien
Compte-rendu de réunion publique
Le 7 septembre dernier, Saint-Nazaire Bleu Marine — la section nazairienne du Front national — organisait sa rentrée politique. Ce fut l’occasion, dans le cadre d’une assemblée militante, de présenter le programme des prochains mois et d’entretenir le dialogue sur les grands sujets locaux et nationaux. Les échéances électorales de 2017 appellent bien sûr à une mobilisation toute particulière, rappelée par les orateurs.
Tout d’abord, Jean-Claude Blanchard aura tracé les grandes lignes d’action en vue des élections présidentielle et législatives de l’an prochain, rappelant que Marine Le Pen, candidate des patriotes, culmine actuellement au sommet des intentions de vote, à plus de 30 %. Par la suite, Gauthier Bouchet a indiqué la position du FN nazairien concernant le triste sort des chantiers navals, promis à la vente et pour lesquels la base militante de notre mouvement propose une nationalisation partielle et temporaire.
Cette réunion riche de questions et de longs débats (près de deux heures) en appellera d’autres. Dans la huitième circonscription de Loire-Atlantique, qui couvre Saint-Nazaire et une dizaine d’autres communes, le FN se réunira de nouveau durant l’automne. Il sera alors temps de réfléchir aux moyens locaux d’animer et dynamiser la campagne.