Pas de ZAD d’extrême gauche à Saint-Nazaire !

Communiqué


Un squat d’extrême gauche s’est installé ce jeudi au 37 avenue de Mun, dans le centre-ville de Saint-Nazaire. En effet, des militants antifascistes ont pris possession des locaux inoccupés de l’ancien restaurant asiatique Baie Ha Long. Ce sont ces mêmes personnes qui, le lundi précédent, avaient attaqué notre réunion publique du Petit caporal, obligeant la Gendarmerie et la Police à protéger nos militants.

Allons-nous laisser des groupes ultra-violents installer l’équivalent d’une ZAD urbaine en plein cœur de Saint-Nazaire ? Après le précédent de la Maison du peuple, créée en 2018 rue de Maupertuis, à l’initiative de la fraction la plus gauchiste et la moins représentative des Gilets jaunes, l’inquiétude est de mise. D’ores et déjà, les riverains du nouveau squat montrent leur légitime exaspération.

Rappelons par ailleurs que ces locaux appartiennent à la collectivité. Ce faisant, que fait le maire de Saint-Nazaire, plusieurs jours après cette installation sauvage ? C’est ce que lui demandera le RN dans le cadre d’une question préalable, en séance du conseil municipal, le 22 novembre prochain.

Nazairiens, votre sécurité est notre priorité

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, octobre 2019


Quoi qu’en pense la gauche, Saint-Nazaire s’insécurise de plus en plus. Des faits divers aussi spectaculaires que des vols à la tire ou des agressions dans les transports publics, rares jusqu’à l’an dernier, deviennent courants L’insécurité prend de nouveaux visages : des tirs d’armes à feu tout d’abord, en juillet, puis un meurtre, en septembre…

Nazairiens, pouvez-vous dire que notre ville est plus sûre aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a cinq ans ? Pour le RN, votre sécurité est une priorité. Nous ne découvrons pas comme le maire qu’il faut augmenter les effectifs de la Police municipale. Nous le proposions déjà il y a un an, et dès avril, nous en porterons le nombre de 10 à 25, en l’armant.

Propositions du RN sur le commerce, l’artisanat

Synthèse de l’atelier de campagne municipale du RN de Saint-Nazaire

(session du 16 octobre 2019)


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Notre constat, avant débat

Loin des affirmations péremptoires de la majorité municipale, la vitalité économique de Saint-Nazaire et de son agglomération est plus qu’incertaine. Les choses vont certes mieux que par le passé, et l’image de la Cité portuaire change. Mais ce « mieux » arrive lentement et par à-coups.

En réalité, des fractions entières du territoire nazairien stagnent, voire s’appauvrissent. Et beaucoup de quartiers d’insécurisent, à commencer par le centre-ville. Dans ces conditions, l’on ne doit pas s’étonner que peu d’entreprises — et d’activités économiques en général — souhaitent s’installer à Saint-Nazaire, au dépit d’autres territoires jugés plus dynamiques, dans la Presqu’île, à Nantes ou ailleurs.

La plus triste illustration de ce manque de vitalité est la vacance commerciale qui affecte Saint-Nazaire, avec des taux systématiquement supérieurs à 10 %. Les difficultés récurrentes de l’industrie nazairienne ne participent par ailleurs pas à une bonne vitalité de notre territoire. Il faut donc changer les choses.

Nos propositions, après débat

  • encourager fiscalement l’installation de commerçants et d’artisans ;
  • diversifier l’offre de restauration, inciter les restaurateurs à ouvrir le dimanche ;
  • en concertation avec l’intercommunalité, limiter l’extension de la zone commerciale du Grand large à Trignac, pour privilégier les centres commerciaux nazairiens et les commerces de centre-ville ;
  • organiser des patrouilles de police municipale au Ruban bleu ;
  • créer une maison de l’emploi pour centraliser et promouvoir les offres d’emploi ;
  • créer un salon de l’artisanat ;
  • aider la zone industrielle (ZI) de Brais ;
  • baisser de 20 % les droits de voirie relativement aux dispositifs publicitaires, notamment à l’attention des buralistes ;
  • baisser de 20 % le barème de cotisation foncière des entreprises (CFE) ;
  • créer un marché de Noël, avec des tarifs de chalets abordables ;
  • rénover les Halles de Penhoët

Sur l’issue du « procès de l’Aïd »

Communiqué


Pour avoir rédigé en 2016 un communiqué de presse imputant malencontreusement à une association musulmane l’organisation d’un sacrifice au gymnase Fogel de Saint-Nazaire, Jean-Claude Blanchard, conseiller municipal et conseiller régional, était depuis poursuivi en justice par cette même association. Le grief des plaignants était que monsieur Blanchard, en évoquant un sacrifice, ait accusé non des particuliers, mais une religion. Or, la Justice vient de lui donner raison.

En effet, notre élu s’est ému d’une pratique — le sacrifice de l’Aïd el-Kébir — malgré son erreur d’appréciation manifeste sur le lieu du sacrifice. Il n’a pas voulu viser « la communauté musulmane dans son ensemble ou un groupe de personnes à raison de son appartenance à la religion musulmane ». C’est ce que vient de déterminer avant-hier la Cour de cassation dans un arrêt rejetant toute hypothèse de diffamation raciale ou religieuse.

Le Rassemblement national (RN) de la Loire-Atlantique se félicite de cet arrêt de la Cour. Il tranche en effet définitivement un procès vieux de trois ans, enclenché en dépit de la mauvaise foi de l’association plaignante, associée — on ne sait pourquoi, si ce n’est pour des raisons financières — à la Ligue des droits de l’homme et du citoyen, et au Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples. Au reste, le RN demeure dans le vrai concernant sa dénonciation de l’époque de l’abattage rituel musulman en général et de l’Aïd en particulier, estimant que, tant pour des raisons sanitaires, de bien-être animal, et culturelles, cette manière de faire n’est pas la nôtre.

Saint-Nazaire : le RN veut des élus jeunes

Article de Presse Océan du 11 octobre 2019


MUNICIPALES DE 2020 – La numéro 2 sur la liste conduite par Gauthier Bouchet a 23 ans. Dans le projet du Rassemblement national, il y a plus de sécurité, moins de subventions aux associations.

Une équipe resserrée et rajeunie, c’est en substance ce qu’annonce Gauthier Bouchet, tête de liste RN pour la prochaine municipale, au moment où il s’apprête à boucler sa liste. Cette dernière est « prête à 98 %« , précise le candidat qui espère accueillir prochainement « une personne des Républicains« .

Armer la Police municipale et installer cent caméras en ville

Surtout, il annonce que s’il est élu, son équipe comportera dix adjoints « contre quinze pour la majorité » sortante, que la rémunération de ces derniers sera revue à la baisse et que la moitié de ces adjoints auront moins de trente ans. Gauthier Bouchet entend ainsi envoyer un signe symbolique « qui montre que nous n’appliquerons pas une politique de notables, comme la majorité sortante ».

Julie Duplessis, qui sera en deuxième position sur cette liste, vient d’Alsace, où elle s’est engagée durant trois ans dans l’Armée de terre. Aujourd’hui, cette jeune femme de vingt-trois ans est cuisinière. Proche de François Asselineau, « notamment pour ses positions sur la sortie de l’Europe », Julie Duplessis n’est pas encartée au RN, mais a « trouvé les positions du RN intéressantes » et a donc choisi de se lancer en politique. Une candidature qui illustre « notre volonté d’ouverture et celle de rajeunir le conseil municipale », précise Gauthier Bouchet.

Cent caméras

Depuis plus de deux mois, lui et ses colistiers travaillent sur le programme qu’ils vont présenter aux Nazairiens. La sécurité est un des thèmes abordés. « On est passé du vol à la tire au meurtre. », dénonce Gauthier Bouchet. Il entend renforcer les effectifs de la Police municipale de dix à vingt-cinq « en les armant et en développant la vidéoprotection avec cent caméras. Il faut que ceux qui trafiquent se sentent en insécurité ». Ces mesures sont annoncées « sans hausse d’impôt, car [le RN] va baisser les dépenses, notamment les indemnités des élus, mais aussi les subventions aux associations. » Reste un point que le candidat RN partage avec le maire sortant, « le manque d’effectifs au sein du commissariat de la ville, mais il en porte une part de responsabilité, car il a voté Macron en 2017. »

Musée

Gauthier Bouchet entend également travailler sur le commerce « auquel il faut plus de sécurité ». Il veut apporter une attention à certains quartiers, comme Prézégat, « dans lequel on pourrait mettre une poste et un centre commercial », poursuit Johnny Masson-Leblain, colistier. D’autres projets sont à l’étude, comme la création d’un musée de l’industrie navale et aéronautique, « qui aurait pu se trouver dans l’ancienne usine élévatoire », une aide renforcée à l’école Diwan, ou hisser le drapeau breton et décrocher celui de l’Union européenne.

Laurent HUOU

Bouchet présente sa deuxième de liste

Article de Breizh-info du 10 octobre 2019


Candidat déclaré du Rassemblement national pour la municipale de 2020 à Saint-Nazaire, Gauthier Bouchet a annoncé lundi avoir « complété à 98 % » sa liste, avec 48 noms sur 49. Il a présenté à la presse sa deuxième de liste, Julie Duplessis. Ex-sympathisante UPR, celle qui n’est nazairienne que depuis quelques mois est aussi ancienne réserviste au 54e Régiment de transmissions en Alsace.

C’est un profil atypique qui répond à une volonté de rajeunissement de la liste, présentée en « alternative au maire de Saint-Nazaire et au système de gauche présent depuis des décennies ». L’équipe sera « restreinte, avec dix adjoints au lieu de quinze actuellement, moins rémunérés et pour la moitié âgés de moins de trente ans », a annoncé Gauthier Bouchet. « Il n’y aura pas forcément des notables dont les Nazairiens se demandent s’ils sont là pour leurs compétences ou s’ils représentent des partis alliés de la majorité » de gauche.

Flanqué de Jean Goychmann, président du groupe RN au conseil régional et invité de la réunion publique qui suivait la conférence de presse, Gauthier Bouchet a aussi présenté quelques idées sur la sécurité, à savoir créer une brigade canine, porter le nombre de caméras à 100, mettre des caméras rotatives, armer les policiers municipaux, passer de 10 à 25 policiers municipaux – pour un coût annuel supplémentaire de 750 000 euros qu’il espère trouver « avec la réduction des indemnités de 30 % des adjoints et de 50 % du maire, ce qui fait récupérer 2 millions d’euros sur un municipe » et des « efforts sur la gestion, les attributions de certaines subventions », le tout « sans augmentation d’impôts », etc. Il a insisté sur le développement de l’insécurité : « on est passé des vols à la tire aux tirs et maintenant aux meurtres ».

Interrogé au sujet du commerce, et de la vacance des espaces commerciaux en ville, il a répondu : « on a beaucoup mis en avant la vacance commerciale. La majorité dit qu’elle est à 10 %, nous 15 % de visu, le problème est aussi lié à l’extension des zones commerciales en périphérie. Il y aura des dispositifs d’aide aux commerçants, pas des gadgets avec de la peinture couleur qui coûte 300 000 euros. Mais il faut aussi de la sécurité, notamment en soirée. Un certain nombre de Nazairiens ne vient plus en ville car ils ont peur d’être embêtés par des racailles ou victimes des trafics ».

Et de plaider aussi la cause des quartiers : « on veut un minimum de commerces, notamment à Prézégat. Ce n’est pas parce que c’est un quartier difficile, enclavé et qui vote beaucoup RN qu’il doit être le dernier considéré ». Le numéro 3 de la liste, Johnny Masson-Leblain intervient : « au RN, on n’aura aucune pitié pour les racailles. Ceux qui cassent, qui vandalisent, qui tuent, on n’aura pas de pitié pour eux ».

Interrogé sur l’action de la municipalité divers gauche sur l’insécurité, notamment en matière de lutte contre les stupéfiants esplanade des Droits de l’homme, Gauthier Bouchet a répliqué : « la municipalité fait des choses qui sont de l’ordre du symbole, il y a pas mal d’inaugurations et de rubans coupés, mais pas grand-chose quand le symbole est passé ».

Néanmoins, le RN ne se passera pas non plus de symboles : « il y aura un grand musée des industries navales et aéronautiques », encore une fois payé « en rationalisant les subventions culturelles où aujourd’hui c’est beaucoup d’argent pour les copains, comme 5 000 euros à une association proche du Parti communiste uniquement pour s’assurer de sa loyauté ». Et d’asséner : « Nous ne sommes pas seulement une métropole européenne ou l’égale de Nantes, nous sommes aussi une ville industrielle, populaire et bretonne ».

De ce point de vue, le RN n’a pas encore décidé s’il signait la charte Ya d’ar Brezhoneg et de mettre en breton les noms de rue, mais le RN pavoisera « les bâtiments avec le drapeau breton et [en retirera] le drapeau de l’Union européenne. [Il augmentera] aussi l’aide à Diwan, pour le service qu’elle apporte en terme de promotion de la culture bretonne », s’est engagé Gauthier Bouchet.

Louis-Benoît GREFFE

Sur les résidences secondaires

Communiqué


Notre équipe de campagne a rencontré ce mardi après-midi deux membres du Collectif pour l’égalité du traitement fiscal à Saint-Nazaire, les « Pigeons nazairiens ». Pendant une heure, nous avons écouté, précisé nos positions et débattu, concernant la surtaxation de + 20 % puis + 60 % des résidences secondaires mise en place par la Ville de Saint-Nazaire depuis 2017. C’est en effet bien logiquement cette taxe qui nourrit les discussions des Pigeons, d’où leur décision en assemblée générale d’août dernier de s’adresser aux différents candidats à la Mairie sur ce sujet.

Force est de constater que les effets initiaux de cette mesure étaient difficilement perceptibles. Mais en réalité, cette surtaxe est doublement contre-productive : en deux ans, elle n’aura permis de récupérer qu’environ 280 000 euros, tout en pénalisant des milliers de Nazairiens, selon une définition large et arbitraire de ce qu’est une résidence secondaire. Les réponses invraisemblables de la Mairie aux résidents secondaires ayant fait savoir leur opposition à cette mesure, du type « vous n’avez qu’à intervertir résidence secondaire et principale » n’arrangent d’ailleurs rien !

Avec le Rassemblement national (RN) à la Mairie de Saint-Nazaire, les résidences secondaires ne seront désormais plus surtaxées. Ces résidences ne représentant que 5 % du total des résidences à Saint-Nazaire, soit deux fois moins que la moyenne nationale, le maintien de cette taxe est d’ailleurs d’autant moins justifié, au-delà de son caractère peu efficace et discriminatoire. Aussi, dès avril 2020, nous abrogerons ce dispositif, dont nous considérons qu’il représente une entrave au droit de la propriété.

Sur la nouvelle gare de Saint-Nazaire

Communiqué


Le maire de Saint-Nazaire inaugurait ce mardi matin la nouvelle gare ferroviaire de Saint-Nazaire, aux côtés du président du conseil départemental de la Loire-Atlantique, de la présidente du conseil régional des Pays de la Loire, du sous-préfet et d’un représentant de la SNCF. Au terme de cinq ans de réflexion, dont deux de travaux, Saint-Nazaire se voit enfin dotée d’une gare au niveau d’une ville de sous-préfecture. Il était temps, car cela était nécessaire…

Il n’en reste pas moins que la rénovation de la gare ne doit pas occulter les menaces qui planent sur les services publics à Saint-Nazaire. Il ne s’agit pas de pratiquer un bonneteau où une gare flambant neuve masquerait la fermeture d’agences postales et de postes de police, comme nous le vivons depuis ces dernières années de Ville-port à Kerlédé, en passant par la Bouletterie, voire un transfert des activités du tribunal de grande instance (TGI) comme il semble s’annoncer dans le cadre de la départementalisation de la Justice. Une gare neuve sans guère de sécurité ni de vidéo-protection, ni un certain nombre d’équipements demandés majoritairement par les Nazairiens — facilités pour garer les vélos, distributeurs bancaires, davantage d’hôtels et de lieux de restauration… — n’est d’ailleurs qu’un pis-aller, alors que ce quartier mériterait d’être repensé dans son ensemble, pouvant constituer un « second centre » dynamique et végétalisé de Saint-Nazaire en entrée de ville : mieux vaut un gare-lieu de vie qu’une dalle-lieu de passage.

De même, le Rassemblement national (RN) de Saint-Nazaire est soucieux que la rénovation de la gare ne serve pas d’alibi pour « gonfler » artificiellement l’action du maire en temps de campagne municipale. Au fond, la Ville et l’agglomération n’ont contribué qu’au tiers du financement des travaux, il serait donc anormal que le maire en retire l’essentiel des bénéfices symboliques ! Si la gare se refait un nouveau visage, le maire n’y est pas grand-chose, et cela ne participe donc à son bilan qu’à la marge : l’État, la Région, le Département et la SNCF ont fait bien davantage en la matière que la majorité municipale…

ÉDITORIAL — Saint-Nazaire mérite mieux

Editorial


Les élections européennes de mai ne nous ont pas déçus : plus de 23 % des votes pour la liste du Rassemblement national, conduite par Jordan Bardella et soutenue par Marine Le Pen. Il nous faut désormais envisager sereinement mais sérieusement la prochaine échéance : l’élection municipale des 15 et 22 mars prochains.

Notre équipe, qui avait participé en 2014 à la dernière campagne municipale, a fait le choix depuis plusieurs années déjà de concourir de nouveau au suffrage des Nazairiens, parce que, même s’il est vrai de dire que l’élection n’est pas l’unique expression de l’engagement militant – bien loin de là – il est tout aussi évident de dire qu’une force politique n’existe pas si elle ne concourt pas au processus électoral.

Stéphanie Sutter, Jean-Claude Blanchard, moi-même et tous les militants du RN, qui vivons à Saint-Nazaire au quotidien, nous savons comment notre ville a dévissé depuis cinq ans. Le nouveau maire avait tout promis, sur tous les sujets : construire une ville « fraternelle et inventive », disait-il. Et pourtant, tous les voyants sont au rouge. L’insécurité est en hausse, les trafics explosent, la voirie n’est ni propre, ni sûre, les agences postales ferment, de même que menace de fermer le tribunal, le communautarisme est partout, des quartiers entiers – de Prézégat à La Bouletterie, en passant par Méan – sont toujours plus enclavés, toujours moins accueillants, les associations les plus politisées et les moins soucieuses de l’intérêt général sont toujours plus gavées d’argent public… nous arrêterons là cette piteuse liste !

Nous ne voulons plus égrener la liste de ce qui ne fonctionne pas à Saint-Nazaire. Nous ne voulons plus parler en tant que force d’opposition. Nous voulons agir en tant que force majoritaire. Nous voulons gagner la Mairie de Saint-Nazaire, rendre l’Hôtel de ville au peuple. Le Rassemblement national doit remporter cette échéance, et je suis fier d’être son représentant. Je suis candidat à la Mairie de Saint-Nazaire.

Diriger notre liste, dont les membres seront présentés progressivement à partir de cet automne, est un honneur que j’envisage avec confiance mais gravité, tant je sais importants les enjeux à venir. Je sais à qui devoir la confiance qui m’est donnée en vue de la campagne municipale, et remercie à ce titre, pour commencer, Marine le Pen, présidente de notre mouvement, et Gilles Pennelle, directeur national de la campagne municipale, pour l’investiture qu’ils m’ont accordé au nom de notre section militante. Mon estime et mes remerciements vont de même à notre déléguée départementale, Éléonore Revel, qui a soutenu ma candidature et dont je suis fier d’être l’adjoint depuis un an à la fédération du RN. Mais mes remerciements – nos remerciements – iront avant tout pour Jean-Claude, avec qui je me suis engagé il y a maintenant sept ans à Saint-Nazaire, dans un combat difficile mais qui fera date dans l’histoire de notre ville. Je tâcherai d’être son digne successeur dans cette élection à venir.

Notre liste est désormais faite à 95 %. Nous recherchons encore quelques candidats. Il est important que chacun d’entre nous se mobilise, et mobilise son entourage, ses amis. Il faut bien avoir à l’esprit, si l’on est attaché au Rassemblement national – comme je le suis – que l’avenir local de notre mouvement est en grande partie engagé par cette échéance. La manière dont nous ferons campagne et militerons dans les mois à venir aura une influence décisive sur les six prochaines années. Nous devons unir les Nazairiens. Et comme il s’agit d’une liste de rassemblement, il y aura une part importante de Nazairiens sans étiquette : des indépendants, sans parti politique. Ils seront les bienvenus à nos côtés pour porter un projet résolument alternatif à celui de la majorité en place.

Nous parlerons de tous les thèmes : de la sécurité, de la vie associative comme nous avons pu le faire ces derniers jours, après notre visite du forum Place aux associations, mais encore de notre identité, de la vie culturelle nazairienne, d’urbanisme, d’environnement… Rien ne sera laissé au hasard. Notre équipe ne prétend pas par ailleurs, à l’inverse de la majorité municipale, pouvoir tout régler tout de suite, ou tout savoir sur tout, face à un problème donné. Nous aurons donc l’humilité de dire aux Nazairiens quand les choses seront difficiles ou lentes à solutionner. Nous saurons également faire savoir quand nous aurons tort. Avec notre équipe, il nous a par exemple semblé nécessaire de revoir notre position d’il y a quelques années sur la taxation des résidences secondaires, qui ne peut conduire qu’à des discriminations fiscales moyennant des rentrées d’impôts purement symboliques. Nous aurons donc le courage d’assumer une position différente de celle formulée par le passé.

Cette campagne, nous ne la mènerons, au fond, que contre un seul adversaire. Un seul de nos compétiteurs compte, en réalité. Vous le savez bien ! C’est le maire de Saint-Nazaire, qui est en campagne depuis deux ans. Les Nazairiens ne doivent pas croire qu’il sera automatiquement réélu, et que, plus généralement, la gauche, parce qu’elle dirige Saint-Nazaire depuis un siècle, sera forcément reconduite. Le fait que le Parti socialiste ait retiré son investiture au maire, ces dernières semaines, dit d’ailleurs beaucoup d’une gauche désunie, fragmentée, et finalement sur la voie de l’échec.

Au-delà de faire front au maire, notre équipe s’engage dans cette campagne pour combattre non un homme, mais un système. Ce sera projet contre projet.

Notre équipe combat un système suffisamment puissant pour imposer ses candidats et changer le cours d’élections entières, comme il le fait en captant depuis vingt ans la présidence de l’agglomération au profit de Saint-Nazaire, et comme il l’a fait plus récemment en dictant la victoire de la gauche et notre défaite lors d’une municipale partielle, à Trignac.

Notre équipe combat un système suffisamment cynique pour laisser régulièrement entendre, à qui souhaite l’écouter, spécialement durant les élections, la petite musique de la « quatrième mosquée », qui devrait succéder aux trois autres, dans l’espoir de racoler les suffrages de telle ou telle communauté, par pur clientélisme électoral.

Notre équipe combat un système suffisamment odieux pour changer le règlement des conseils citoyens de quartiers quand il est avéré que des membres du Rassemblement national souhaitent s’y porter candidats et y prendre part, à l’égal des autres Nazairiens.

Notre équipe combat un système suffisamment lâche pour refuser toute diminution des indemnités accordées aux élus municipaux, même lorsque nous proposons, en le chiffrant, qu’une telle diminution soit affectée au recrutement de policiers municipaux.

Je ne vais pas insister. À ces constations, je répondrai simplement que si nous nous opposons à un système, ce n’est pas pour en créer un autre. Nous ne prétendons pas être, demain, les organisateurs omnipotents d’un contre-système. Saint-Nazaire mérite mieux qu’un « système », socialiste, communiste, centriste, ou de droite. Notre ville mérite tout simplement la liberté. Les Nazairiens méritent, enfin, de vivre en femmes et hommes libres, dans la sécurité, la dignité et l’égalité qui leur sont légitimement dus.

Sur le projet de port de plaisance

Communiqué


Le Rassemblement national (RN) de Saint-Nazaire prend acte de l’abandon du projet de port de plaisance au Petit Maroc, annoncé mardi soir par le maire. Ainsi s’achève une véritable arlésienne de la majorité municipale, autour d’une grande infrastructure à venir, qui devait redynamiser la ville sur les plans touristique et culturel. On devait voir ce que l’on allait voir : et l’on a vu !

Pragmatique, le RN concevait dans son programme municipal de 2014 la potentialité d’un port de plaisance comme une idée intéressante. Nous n’en faisons pas pour autant un impératif, et le surcoût des frais de dépollution comme de construction (+ 25 millions d’euros par rapport au prévisionnel) doit effectivement conduire à privilégier un projet alternatif. La Ville pourrait par ailleurs emprunter sur vingt ou trente ans et réaliser ce port, mais son endettement s’en ressentirait : cette option ne serait donc pas la bonne.

Il y a en fait bien d’autres manières de remettre de la vie au Petit Maroc que de faire dogmatiquement traîner un hypothétique projet pour finalement l’abandonner. Se plaire dans la ville-port nous semble plus important qu’un port de plaisance, ce qui supposerait, au niveau des anciens entrepôts frigorifiques STEF, des activités en lieu et place du terrain vague. Un parking automobile pour délester la zone, un espace de balades et de manifestations, et une vraie politique de végétalisation, sauraient constituer un début de réponse.

Sur le subventionnement associatif

Communiqué


Des militants du Rassemblement national (RN) participaient ce samedi après-midi au forum Place aux associations, devant la base sous-marine de Saint-Nazaire. Présent chaque année à cette manifestation, le RN tenait à prendre le pouls de la vie associative nazairienne, à quelques mois de l’élection municipale. Il importait en particulier de clarifier le fait que, élu à la Mairie, le RN ne contraindra pas la vie associative et culturelle : il les confortera et les traitera avec l’attention qui leur sont dues.

Notre politique est simple. Aux associations qui ne concourent pas à l’intérêt général, demandant beaucoup aux Nazairiens — à commencer par l’argent public — sans leur donner en retour autre chose qu’une vision politisée et dogmatique de leur rôle, nous ferons savoir qu’elles n’auront plus droit au subventionnement. Vis-à-vis des autres, si elles sont de bonne foi, et c’est le cas d’une majorité, il n’est aucune raison que la collectivité leur refuse ni son concours, ni son soutien financier.

Pour garantir cette bonne attribution des subventions et mieux les répartir entre les différents territoires de la commune, la Mairie de Saint-Nazaire veillera à impliquer les conseils citoyens de quartiers. Avec le RN à la Mairie, sera abandonnée la logique d’un vote en bloc de subventions disparates, sans forcément de liens entre elles, au profit d’un vote individuel, au niveau de chaque association. Les associations seront également davantage impliquées dans la vie culturelle nazairienne, notamment dans le cadre d’une seconde Journée du patrimoine organisée et financée annuellement au début de la saison touristique, par la Ville.