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ÉDITORIAL — Saint-Nazaire mérite mieux

Editorial


Les élections européennes de mai ne nous ont pas déçus : plus de 23 % des votes pour la liste du Rassemblement national, conduite par Jordan Bardella et soutenue par Marine Le Pen. Il nous faut désormais envisager sereinement mais sérieusement la prochaine échéance : l’élection municipale des 15 et 22 mars prochains.

Notre équipe, qui avait participé en 2014 à la dernière campagne municipale, a fait le choix depuis plusieurs années déjà de concourir de nouveau au suffrage des Nazairiens, parce que, même s’il est vrai de dire que l’élection n’est pas l’unique expression de l’engagement militant – bien loin de là – il est tout aussi évident de dire qu’une force politique n’existe pas si elle ne concourt pas au processus électoral.

Stéphanie Sutter, Jean-Claude Blanchard, moi-même et tous les militants du RN, qui vivons à Saint-Nazaire au quotidien, nous savons comment notre ville a dévissé depuis cinq ans. Le nouveau maire avait tout promis, sur tous les sujets : construire une ville « fraternelle et inventive », disait-il. Et pourtant, tous les voyants sont au rouge. L’insécurité est en hausse, les trafics explosent, la voirie n’est ni propre, ni sûre, les agences postales ferment, de même que menace de fermer le tribunal, le communautarisme est partout, des quartiers entiers – de Prézégat à La Bouletterie, en passant par Méan – sont toujours plus enclavés, toujours moins accueillants, les associations les plus politisées et les moins soucieuses de l’intérêt général sont toujours plus gavées d’argent public… nous arrêterons là cette piteuse liste !

Nous ne voulons plus égrener la liste de ce qui ne fonctionne pas à Saint-Nazaire. Nous ne voulons plus parler en tant que force d’opposition. Nous voulons agir en tant que force majoritaire. Nous voulons gagner la Mairie de Saint-Nazaire, rendre l’Hôtel de ville au peuple. Le Rassemblement national doit remporter cette échéance, et je suis fier d’être son représentant. Je suis candidat à la Mairie de Saint-Nazaire.

Diriger notre liste, dont les membres seront présentés progressivement à partir de cet automne, est un honneur que j’envisage avec confiance mais gravité, tant je sais importants les enjeux à venir. Je sais à qui devoir la confiance qui m’est donnée en vue de la campagne municipale, et remercie à ce titre, pour commencer, Marine le Pen, présidente de notre mouvement, et Gilles Pennelle, directeur national de la campagne municipale, pour l’investiture qu’ils m’ont accordé au nom de notre section militante. Mon estime et mes remerciements vont de même à notre déléguée départementale, Éléonore Revel, qui a soutenu ma candidature et dont je suis fier d’être l’adjoint depuis un an à la fédération du RN. Mais mes remerciements – nos remerciements – iront avant tout pour Jean-Claude, avec qui je me suis engagé il y a maintenant sept ans à Saint-Nazaire, dans un combat difficile mais qui fera date dans l’histoire de notre ville. Je tâcherai d’être son digne successeur dans cette élection à venir.

Notre liste est désormais faite à 95 %. Nous recherchons encore quelques candidats. Il est important que chacun d’entre nous se mobilise, et mobilise son entourage, ses amis. Il faut bien avoir à l’esprit, si l’on est attaché au Rassemblement national – comme je le suis – que l’avenir local de notre mouvement est en grande partie engagé par cette échéance. La manière dont nous ferons campagne et militerons dans les mois à venir aura une influence décisive sur les six prochaines années. Nous devons unir les Nazairiens. Et comme il s’agit d’une liste de rassemblement, il y aura une part importante de Nazairiens sans étiquette : des indépendants, sans parti politique. Ils seront les bienvenus à nos côtés pour porter un projet résolument alternatif à celui de la majorité en place.

Nous parlerons de tous les thèmes : de la sécurité, de la vie associative comme nous avons pu le faire ces derniers jours, après notre visite du forum Place aux associations, mais encore de notre identité, de la vie culturelle nazairienne, d’urbanisme, d’environnement… Rien ne sera laissé au hasard. Notre équipe ne prétend pas par ailleurs, à l’inverse de la majorité municipale, pouvoir tout régler tout de suite, ou tout savoir sur tout, face à un problème donné. Nous aurons donc l’humilité de dire aux Nazairiens quand les choses seront difficiles ou lentes à solutionner. Nous saurons également faire savoir quand nous aurons tort. Avec notre équipe, il nous a par exemple semblé nécessaire de revoir notre position d’il y a quelques années sur la taxation des résidences secondaires, qui ne peut conduire qu’à des discriminations fiscales moyennant des rentrées d’impôts purement symboliques. Nous aurons donc le courage d’assumer une position différente de celle formulée par le passé.

Cette campagne, nous ne la mènerons, au fond, que contre un seul adversaire. Un seul de nos compétiteurs compte, en réalité. Vous le savez bien ! C’est le maire de Saint-Nazaire, qui est en campagne depuis deux ans. Les Nazairiens ne doivent pas croire qu’il sera automatiquement réélu, et que, plus généralement, la gauche, parce qu’elle dirige Saint-Nazaire depuis un siècle, sera forcément reconduite. Le fait que le Parti socialiste ait retiré son investiture au maire, ces dernières semaines, dit d’ailleurs beaucoup d’une gauche désunie, fragmentée, et finalement sur la voie de l’échec.

Au-delà de faire front au maire, notre équipe s’engage dans cette campagne pour combattre non un homme, mais un système. Ce sera projet contre projet.

Notre équipe combat un système suffisamment puissant pour imposer ses candidats et changer le cours d’élections entières, comme il le fait en captant depuis vingt ans la présidence de l’agglomération au profit de Saint-Nazaire, et comme il l’a fait plus récemment en dictant la victoire de la gauche et notre défaite lors d’une municipale partielle, à Trignac.

Notre équipe combat un système suffisamment cynique pour laisser régulièrement entendre, à qui souhaite l’écouter, spécialement durant les élections, la petite musique de la « quatrième mosquée », qui devrait succéder aux trois autres, dans l’espoir de racoler les suffrages de telle ou telle communauté, par pur clientélisme électoral.

Notre équipe combat un système suffisamment odieux pour changer le règlement des conseils citoyens de quartiers quand il est avéré que des membres du Rassemblement national souhaitent s’y porter candidats et y prendre part, à l’égal des autres Nazairiens.

Notre équipe combat un système suffisamment lâche pour refuser toute diminution des indemnités accordées aux élus municipaux, même lorsque nous proposons, en le chiffrant, qu’une telle diminution soit affectée au recrutement de policiers municipaux.

Je ne vais pas insister. À ces constations, je répondrai simplement que si nous nous opposons à un système, ce n’est pas pour en créer un autre. Nous ne prétendons pas être, demain, les organisateurs omnipotents d’un contre-système. Saint-Nazaire mérite mieux qu’un « système », socialiste, communiste, centriste, ou de droite. Notre ville mérite tout simplement la liberté. Les Nazairiens méritent, enfin, de vivre en femmes et hommes libres, dans la sécurité, la dignité et l’égalité qui leur sont légitimement dus.

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