Franchissements de la Loire : la droite découvre tardivement les choses

Communiqué de presse du Front national (FN) de Loire-Atlantique

La présentation du futur schéma routier d’intérêt régional, annoncée pour l’automne, donne à la nouvelle majorité l’occasion de préciser sa politique. S’agit-il, en définitive, d’une rupture par rapport au tandem Auxiette-Clergeau, qui présida le conseil régional pendant six ans ? Si les annonces récentes sur la nécessité de nouveaux franchissements de la Loire sont suivies d’effets, elles constitueraient un profond changement. Mais sur ce sujet, la droite découvre tardivement les choses …

Une fois encore, le Front national avait donné le « La ». Pour notre formation, la campagne des élections régionales fut l’occasion de présenter un programme exhaustif, avec, concernant l’aménagement territorial ligérien une vision de long terme, sans dogmatisme. Et à ceux qui disaient « Nouvel aéroport, pas de franchissements », nous répondions « Franchissements, quoi qu’il advienne ! ».

Conditionner l’idée de nouveaux franchissements de la Loire au projet de nouvel aéroport Grand Ouest, ou même, vouloir cet aéroport coûte que coûte, sans se questionner sur les franchissements de la Loire — ce qui fut un temps la position de l’actuelle majorité, alors dans l’opposition — revient à une malice ou une étourderie qui pèsent lourd sur le développement économique de notre région. Alors que les ponts de Cheviré et de Saint-Nazaire sont saturés, et n’offrent pas d’alternatives en cas de graves avaries (tempêtes, séismes…), il faut impérativement de nouveaux franchissements.

A minima, un pont intermédiaire, entre Paimbœuf et Lavau-sur-Loire, s’impose, pour délester le trafic. Nous le proposions durant les régionales. Un second pont pourrait également s’avérer nécessaire, en amont de Nantes, vers Ancenis. Il en coûterait un milliard d’euros. Mais la Loire-Atlantique et les Ligériens le méritent.

Nouveaux paquebots construits à Saint-Nazaire

Communiqué de presse du Front national (FN) de Saint-Nazaire

Le Front national de Saint-Nazaire se félicite de la commande, officialisée ce jour, de quatre nouveaux paquebots par le croisiériste MSC aux Chantiers navals STX de Saint-Nazaire. La perspective de création de trois mille cinq cents emplois directs jusqu’à l’horizon 2021 est en effet une excellente nouvelle pour l’économie nazairienne et celle de la Loire-Atlantique. Elle semble rompre le cycle d’incertitudes qui pesait ces dernières années sur les Chantiers navals nazairiens, dont la piteuse affaire des « Mistral russes », en 2014, aura été l’apogée…

Et cependant, tout n’est pas encore clair concernant cette commande-record. Comme souvent, la question de la nature des emplois ainsi générés fait d’ores et déjà débat. Ces emplois bénéficieront-ils aux locaux (Nazairiens et Ligériens en général) ? Au-delà, seront-ils attribués aux nationaux (main-d’œuvre française, en lieu et place de la main-d’œuvre « détachée » des pays d’Europe de l’Est ?). Qu’en sera-t-il, enfin, des prestataires majoritaires des différents marchés induits par ces immenses chantiers : petite et moyenne sous-traitance locale, ou grands groupes européens et mondiaux ?

Cet ensemble de questions n’obtient pour le moment pas encore de réponses. Ces interrogations, bien présentes dans l’esprit d’une majorité de Nazairiens, conduisent toutefois le FN à rappeler, concernant la construction navale à Saint-Nazaire tout comme l’emploi français en général, son principe de priorité nationale. Celui-ci veut que la loi donne demain priorité aux locaux et aux nationaux d’abord dans l’accès à l’emploi, priorité aux entreprises locales et nationales dans l’attribution des marchés.

Aéroport Grand Ouest : un projet surdimensionné

Communiqué de presse de Gauthier Bouchet, membre de la direction nationale du Collectif Nouvelle écologie

Un rapport de trois ingénieurs remis aujourd’hui à Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, confirme que le projet d’aéroport Grand Ouest de Notre-Dame-des-Landes serait surdimensionné. Il en conclut logiquement que ce projet doit être soit redimensionné (une piste au lieu de deux), soit abandonné, au profit d’un maintien de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique. On ne voit d’ailleurs pas l’intérêt de dépenser 3.5 milliards d’euros pour passer d’un aéroport à une piste à un autre aéroport de même capacité.

Le fait qu’un document aussi officiel qu’un rapport de ministère conteste ce projet d’aéroport, face à l’ensemble de la droite et de la gauche (Parti socialiste compris) et des milieux économiques ligériens, contribuera, sans doute, à un salutaire « retour du réel » dans le débat sur ce projet d’aéroport. Il le fallait bien, à deux mois d’une consultation essentielle sur le sujet, hélas restreinte au seul département de Loire-Atlantique, au lieu d’être étendue aux régions des Pays de la Loire et de Bretagne.

D’ores et déjà, les aéroports de Nantes Atlantique, Rennes Bretagne et Angers Loire sont suffisants pour assurer un trafic majoritairement intra-européen. Le Collectif Nouvelle écologie défend à ce titre une modernisation de l’aéroport de Nantes, passant par une nouvelle piste et des équipements de navigation rénovés, plutôt que son transfert hasardeux et très coûteux vers Notre-Dame-des-Landes.

Gauthier Bouchet

Des enfants nazairiens livrés à eux-mêmes ?

Communiqué de presse du Front national (FN) de Saint-Nazaire

Le Front national (FN) de Saint-Nazaire souhaite revenir sur un fait récent, conséquence des mouvements sociaux autour de la loi Travail el-Khomri qui animent la France depuis février. En ce moment, Saint-Nazaire, comme de nombreuses communes, connaît des journées de grève, qui touchent nos services publics, et notamment nos écoles. En conséquence, du fait de grèves répétées, les enfants de notre ville se trouvent parfois purement et simplement livrés à eux-mêmes, en l’attente de leurs parents… des parents qui naturellement, travaillent, et ne peuvent pas toujours venir les chercher avec facilité.

Bien sûr, nous réaffirmons notre attachement indéfectible au droit de grève, conquête historique de notre république, que nous ne contestons pas. Par ailleurs, nous comprenons bien que la loi Travail puisse susciter une telle opposition, que nous partageons pour l’essentiel, sans forcément partager les méthodes d’action des manifestants et des syndicats. En revanche il nous semble qu’en réponse à cette grève, un service minimum est à organiser, s’agissant par ailleurs d’une obligation légale.

Ainsi, nous comprenons mal le refus par la Ville de mettre en place ce service minimum, qui nous paraît procéder d’une vision idéologique et politique, d’une position personnelle — celle du maire de Saint-Nazaire, sans doute soucieux de préserver son image vis-à-vis du personnel de l’Éducation nationale — et non pas du bien commun.

Nous vous invitons en conséquence David Samzun, maire de Saint-Nazaire et président de la Communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’Estuaire (CARENE), à clarifier sa position. Quelle est la raison de ce refus d’un service minimum ?

NDDL : nous réclamons que soit publié le rapport de la DREAL

Les révélations, ce jour, du Canard enchaîné, concernant l’étude commandée en septembre 2014 par le préfet des Pays de la Loire à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), sont sans appel. Elles invalident un peu plus encore la pertinence d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, loin des certitudes de la classe politique sur le sujet.

En effet, très explicitement, la conclusion de ce rapport jamais rendu public (mais dont l’hebdomadaire satirique vient de révéler quelques extraits), met en avant le fait que « l’allongement de la piste de l’aéroport de Nantes Atlantique ne présente pas de risque pour la faune de la réserve naturelle, et n’augmente pas le péril aviaire. Au contraire, elle garantit la préservation des zones humides de la ceinture verte générée par l’aéroport. » La conclusion des experts de la DREAL est donc très loin des affirmations péremptoires du Gouvernement, qui énonçaient par avance l’impossibilité d’extension de la piste de l’aéroport actuel de Nantes Atlantique. Abusivement, celui-ci parlait en effet d’atteintes potentielles à la réserve naturelle de Grand-Lieu.

Ce rapport, manifestement, met dans l’embarras aussi bien Jean-Marc Ayrault que Bruno Retailleau. Et l’on comprend que ceux-ci veulent à tout prix faire comme s’il n’avait jamais existé. Pour sa part, attaché à la transparence de l’information, le Front national demande sa publication immédiate et exhaustive, pour que toute la lumière soit faite sur l’ensemble des études prospectives relatives au projet d’aéroport, qu’elles lui soient favorables ou non.

Il est temps d’ouvrir un vrai débat public avant le référendum : la transparence démocratique vaut mieux que la confusion entretenue, et le bien commun plus que les intérêts de groupes de pression privés.

NDDL : Nouvelle écologie sur le référendum

 

Le Collectif Nouvelle écologie approuve la décision d’organiser, d’ici la fin de l’année 2016, un référendum local concernant le projet d’aéroport Grand Ouest de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Dès sa mise en place, en avril dernier, notre antenne de Loire-Atlantique proposait dans son appel fondateur l’organisation d’une consultation populaire à ce sujet.

Nous rappelons que ce projet d’aéroport est inutile, coûteux et destructeur de l’environnement. En effet, les investissements nécessaires seraient d’au moins 4 milliards d’euros, alors que des réaménagements techniques de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique, à Bouguenais, coûteraient dix fois moins. L’aéroport de Nantes pourrait avec une seule piste tripler le nombre de passagers transportés, comme le démontrent les flux de passagers transportés à Genève, Stuttgart ou San Diego.

Les patriotes le comprennent et le disent, depuis 2009. Mais en face, que disent les écologistes ? Ils s’opposent officiellement au projet d’aéroport. Cependant, au nom de leur rejet du triptyque commune-département-État, par préférence pour l’ensemble intercommunalité-métropoles-Europe, ces écologistes de façade appuient comme personne la métropolisation de Nantes. Or, si celle-ci préexiste à cet aéroport, fatalement, elle serait d’autant plus aggravée s’il venait à être construit. C’est sans parler, bien sûr, du ralliement systématique des écologistes locaux aux socialistes, à chaque scrutin, dans chaque majorité, ou chaque fausse opposition, comme aujourd’hui après la perte de la Région par la gauche. Ne soyons dupes de rien !

Bien loin de ces double-discours, le Collectif Nouvelle écologie prône un arrêt du projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes, pour des motifs tant environnementaux qu’économiques. En Loire-Atlantique, comme dans l’Ouest, la priorité n’est pas là ! Elle est dans les vraies infrastructures d’avenir : nouveau franchissement de la Loire, réfection des gares et des lignes ferroviaires rurales, etc.

Ce vote sera donc l’occasion, pour le peuple, de s’exprimer souverainement sur ce projet. Dans le semestre à venir, le Collectif Nouvelle écologie accompagnera cette campagne référendaire en expliquant pourquoi ce projet d’aéroport ne rend service à personne. Aujourd’hui en France, seul le Front national défend une démocratie véritable, dans le cadre de référendums réguliers sur les sujets les plus importants. Ce qui existe aujourd’hui concernant un aéroport doit exister demain au niveau national.

Reste, pour le Gouvernement, à définir le périmètre de cette consultation. Le Collectif Nouvelle écologie appelle à ce que celle-ci concerne les cinq départements des Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée), les enjeux de cet aéroport dépassant de très loin la commune de Notre-Dame-des-Landes.

ZAD : Zorrotailleau A Dérapé !

Nous relevons beaucoup d’incohérences de la part groupe de presse Ouest France concernant sa participation à la campagne du conseil régional demandant la fin de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Celui-ci, en pleine confusion des genres, insère cette « publicité » tout en assurant plus loin, vouloir « faire vivre le débat démocratique, pour permettre à chaque partie d’exposer son point de vue ». Pour autant, il ne ferme pas les yeux sur ce juteux revenu publicitaire, qu’il prélève sur l’argent de la collectivité.

Et que dire du libre débat démocratique ? Le groupe Ouest France a constamment manqué d’impartialité au sujet du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi, durant les dernières élections, les analyses proposées par la liste Front national, conduite par Pascal Gannat, furent systématiquement passées sous silence dans les colonnes des journaux du groupe : depuis les communiqués et études que nous avons publié sur le sujet jusqu’au compte-rendu de notre colloque de Nantes, organisé en octobre 2015 aux côtés du Collectif Nouvelle écologie, qui rejoignait les conclusions du professeur Varlet, spécialiste de la géographie des transports, publiées dans Presse Océan il y a quelques semaines.

Ultime rebondissement, nous constatons ce lundi qu’un message du journal satirique Le Sans-culotte sur le piratage de la pétition anti-ZAD obtenait une réponse de la Région… par le biais de l’ancien compte de campagne Twitter du candidat Bruno Retailleau. Que l’on ne s’y trompe pas ! Derrière le sceau « Région des Pays de la Loire » qui marque cette campagne, il faut bien lire la griffe de Bruno « Zorro » Retailleau. Sur le dossier du nouvel aéroport, une fois de plus, l’arbitraire d’un président de conseil régional en campagne électorale perpétuelle prévaut sur la concertation citoyenne. Monsieur Retailleau donne l’image d’un politicien agité et dispersé, qui en plus de sa présidence récente de la Région et sa présidence du groupe sénatorial républicain, cumule encore une troisième fois avec un nouveau job de directeur de la communication du groupe Vinci. Ce mélange de genres finit par poser un réel problème et de vraies questions de priorités : Vinci ou la Région ?

Défendons l’hôpital intercommunal de Paimbœuf !

La fermeture annoncée de l’hôpital intercommunal du Pays de Retz, à Paimbœuf, serait un drame pour une population déjà largement abandonnée par les pouvoirs publics. Selon des échanges récents entre le conseil d’administration de cet hôpital et l’Agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire, les vingt-sept lits de soins de suite et réadaptation de Paimbœuf seraient éventuellement transférés à Pornic… vingt kilomètres plus loin !

Cette mesure, si elle se concrétisait, serait un coup dur porté à notre territoire. Le Sud-Estuaire, dont le développement économique et surtout démographique est avéré (la population y croît plus vite que dans le reste du département), ne doit pas la subir. Elle serait vécue comme une injustice, alors que Paimbœuf doit déjà endurer sa continuelle relégation administrative, ces dernières années : suppression de ses forces de gendarmerie, de son tribunal, de sa maternité, de son administration fiscale…

Il est donc légitime que les habitants et leurs élus s’indignent. Pour autant, nous faisons part d’un certain étonnement après la pétition spontanée des maires de Corsept, Frossay, Paimbœuf et Saint-Viaud, en faveur du maintien de cette infrastructure. Cette initiative est bien sûr louable ! Mais comment juger sa sincérité ? En effet, trois de ces maires, de gauche comme de droite, sont les soutiens objectifs de gouvernements ayant contribué (ou contribuant au présent) au démantèlement de nos services publics, y compris dans le domaine hospitalier.

Pour sa part, le Front national est ferme sur ses principes. Dans leur profession de foi des élections départementales, l’an passé, ses candidats du Pays de Retz, seuls contre les grands partis, rappelaient ainsi leur volonté du « maintien de services publics de proximité et de qualité ». Cet hôpital intercommunal en fait partie, et Paimbœuf y tient.

Paimblotins, le jour venu du choix des urnes, rappelez-vous-en !