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David Samzun veut faire oublier son choix

Communiqué de presse


David Samzun, maire de Saint-Nazaire, a annoncé hier à la presse son intention de repousser le vote du budget municipal. Initialement prévu à la fin de l’année, celui-ci interviendra en réalité le 9 février prochain. L’argument invoqué par le maire est la politique de maîtrise excessive de la dépense publique à laquelle le Gouvernement veut contraindre les trois cents plus grandes collectivités, dès janvier prochain, ce que semble déterminer le nouveau Projet de loi de Finances (PLF) actuellement débattu au Parlement.

Face au renforcement des politiques d’austérité que le Gouvernement veut imposer aux collectivités locales, notamment la limite d’encadrement des dépenses de + 1,2 % par an (inflation comprise) au lieu de + 2 % par an sur la période 2013-2017, David Samzun veut faire oublier son choix… Le maire de Saint-Nazaire veut faire oublier qu’il a voté pour Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle, contre d’ailleurs le choix de son propre parti. Il veut de même occulter son vote pour l’actuel président — et son appel à voter pour lui — confirmé au second tour, en « barrage à l’extrême droite ».

Par sa protestation en octobre contre le Gouvernement, qu’il soutenait en mai, le maire estime pouvoir se refaire une virginité. Mais retardant ainsi le vote du budget municipal, monsieur Samzun agit hypocritement. Il n’effectue qu’une manœuvre dilatoire et politicienne, sans conséquence sur les finances de notre commune, sinon, d’une part, d’acter sa soumission aux politiques d’austérité, d’autre part, de laisser entendre, désormais, qu’en compensation de l’encadrement de la dépense publique, « l’augmentation [du taux de taxe d’habitation] serait à la charge du contribuable », loin de ses promesses de gel des impôts.

Pourtant, David Samzun savait. Il savait qu’en votant pour Emmanuel Macron, il votait pour un candidat qui appliquerait docilement les Grandes orientations de politique économique (GOPE) émises annuellement par la Commission européenne, grands axes traduits en directives supranationales, elles-mêmes traduites en droit national, parmi lesquelles, l’austérité financière pour nos communes, et plus largement, la plupart de nos collectivités. Qu’il ne s’en plaigne donc pas ensuite… Et qu’il assume son vote !

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