ÉDITORIAL — Vous défendre au Sénat

Le 24 septembre prochain, les grands électeurs voteront pour renouveler la représentation du département de la Loire-Atlantique au Sénat. En donnant leur confiance et leurs suffrages à la liste Front national conduite par Alain Avello, ceux-ci permettront que d’authentiques patriotes entrent enfin dans la Chambre Haute, et agissent pour la défense de nos communes et de nos départements.

Plusieurs d’entre nous siégeons au conseil régional des Pays de la Loire, dans l’opposition à Bruno Retailleau, lequel cumule présidence de région… et du groupe Les Républicains au Sénat. Nous ne connaissons que trop bien le programme austéritaire, vraiment libéral et faussement sécuritaire de monsieur Retailleau et de ses collègues. Pour nous, la droite n’est pas une solution !

Nous n’ignorons pas que, parmi les grands électeurs, le vote de la présidentielle et des législatives, une majorité ne s’est pas portée sur Marine Le Pen et ses candidats. Mais, pas plus qu’ils ne pourront se satisfaire des premières semaines du quinquennat d’Emmanuel Macron, ils ne sauraient, dans les jours à venir, donner leur vote à la liste de République en marche, ou de leurs alliés LR et PS.

Quant à la droite, elle trompe ses électeurs en prétendant incarner la rénovation. Où est la rénovation dans ses rangs, et dans sa liste ? Ni Christophe Priou, ancien député, ni Laurence Garnier, mauvaise perdante à la députation puis à la Mairie de Nantes, ne peuvent l’incarner. C’est là, d’ailleurs, notre vraie différence : nous ne considérons pas le Sénat recycle à l’infini les perdants et les notables.

Vous défendre au Sénat, c’est l’objectif que je porte, en me présentant devant le suffrage des grands électeurs de la Loire-Atlantique, derrière notre tête de liste, Alain Avello.

Entretien avec l’interpro des fruits et légumes

Saint-Nazaire, le 2 septembre 2017

Monsieur le président,

J’ai bien pris note de votre courrier, relativement aux préconisations de l’Interprofession des fruits et légumes frais (INTERFEL) en termes de sécurité sanitaire, de traçabilité et de qualité gustative des aliments. Je remarque les avancées de votre interprofession en matière de respect de l’environnement, et vous invite à persévérer à l’avenir, notamment — j’y reviendrai — par un usage plus raisonné des produits chimiques dans la prévention des maladies qui affectent fruits et légumes.

Vos pistes d’amélioration de l’interpro des fruits et légumes m’ont vivement intéressé, et je vous propose en retour ces quelques réflexions. Le souhait de la formation politique que je représente, le Front national (FN), est de mettre en place un protectionnisme sur le marché des fruits et légumes, du patriotisme économique dans les cantines scolaires et d’administration. Les contraintes relativement aux pesticides seraient alors lissées, car tous les concurrents les supporteraient.

Je souhaite évidemment soutenir la consommation des fruits et légumes frais, notamment par la promotion du programme « Un fruit pour la récré » dans les écoles publiques. Mais ce type de dispositifs devrait selon moi s’étendre plus largement, notamment auprès de la Fonction publique, avec par exemple la généralisation de distributeurs de fruits frais dans les administrations.

Assurer la pérennité de la contribution existante du Compte d’affectation spéciale Développement agricole et rural (CASDAR) me semble être nécessaire, de même que maintenir le soutien des investissements à la filière fruits et légumes frais.

Le fait d’affirmer que l’utilisation, même « raisonnée », de produits phytosanitaires est nécessaire à la compétitivité des opérateurs de la filières fruits et légumes (FEL) me semble critiquable. S’il est certain que l’utilisation de ces produits contribue à des économies importantes, elle a également des conséquences environnementales et sanitaires pouvant être graves pour l’environnement, en termes de santé publique et, même, de santé animale. Ce faisant, je suis favorable aux réglementations limitant l’usage des phytosanitaires, dans la filière FEL comme en général, y compris s’agissant de réglementations supplémentaires à celles demandées par l’Union européenne. Dans le cas présent, cette superposition de mesures ne me semble pas excessive, au nom du principe de précaution.

Évidemment, l’accessibilité des fruits et légumes doit être adaptée à tous les signes qualité nationaux et européens.

Mettre en place un agrément de l’Éducation nationale pour permettre l’information et l’éducation à une alimentation saine, riche en fruits et légumes frais, me semble positif.

Je suis favorable à un soutien de la filière FEL dans ses démarches contre le gaspillage alimentaire, tout en préservant les démarches qualitatives mises en oeuvre par la filière FEL.

Obtenir de l’Union européenne que la communication collective sur l’origine nationale des produits soit autorisée tant en France que sur les marchés extérieurs serait une avancée. Cependant je m’étonne qu’il soit nécessaire de solliciter le niveau européen pour obtenir une telle communication, et cela ne me satisfait pas entièrement. C’est avant tout la France et les pouvoirs publics de notre pays qui doivent joue leur rôle plein et entier, dans le cadre des prérogatives du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Enfin, je souhaite soutenir les investissements de la filière FEL, la promotion de ses entreprises et produits sur les marchés extérieurs, et que ne soit pas prise de réglementation française qui ne fasse pas l’objet de réciprocité au niveau européen et international, afin que soit rétablie la compétitivité des produits et entreprises françaises de FEL.

Pour autant, je ne juge pas indispensable que, pour mettre ces mesures en application et instaurer le dialogue entre professionnels de la filière et les pouvoirs publics, un délégué interministériel aux produits frais soit nommé. Cela me semble relever d’une mesure de communication, plutôt que d’action. Or, si le président Macron veut vraiment changer et réformer, dans le cadre d’un gouvernement resserré, je souhaite qu’il ne choisisse pas à l’avenir ce type d’options. Les Français — et nos agriculteurs au premier chef, eux qui nourrissent la Nation — aspirent à ce que le président de la République refasse de la politique, et qu’il ne déplace pas les problèmes, par la création de postes ministériels ou de commissions…

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Sign GB2

Gauthier BOUCHET

Les non-dits de la vidéo-protection à Saint-Nazaire

Communiqué de presse du Front national (FN) de Saint-Nazaire


Vingt-sept caméras de vidéo-protection viennent d’être installées ces dernières semaines à Saint-Nazaire. Deux ans après le vote d’une délibération relative à cette installation, mieux vaut tard que jamais… À l’époque, le Front national s’était naturellement déclaré favorable à cette mesure, qu’il avait d’ailleurs été présenté dans son programme ; il était donc d’accord avec la majorité… Verts exceptés !

Cependant, l’installation de cette vidéo-protection dans la Cité portuaire ne résout pas tous les problèmes. Ce n’est pas que cette solution soit inefficace (bien au contraire), mais la manière dont la majorité la met en place révèle bien des non-dits.

Il a tout d’abord été constaté, depuis juillet, qu’un certain nombre de caméras sont particulièrement mal orientées. Cela est patent à proximité du B (ancien Balto), avenue de la République : un trafic de drogue s’y déroule chaque soir, mais les caméras sont orientées… dans l’autre sens ! Des caméras-dômes auraient dû être privilégiées, moyennant un investissement supplémentaire, pour un maximum de possibilités d’orientation. Avec un maire FN à Saint-Nazaire, ces boules bienveillantes seront installées.

Quant à l’annonce de Xavier Perrin, adjoint du maire à la sécurité, concernant l’organisation d’une réunion annuelle de suivi, elle fait tiquer. Monsieur Perrin indique en effet à la presse que, au prétexte que cette vidéo-protection implique des questions de libertés publiques, la Ligue des droits de l’homme (LDH) siègerait de droit, aux côtés de la Mairie. Cette immixtion de la LDH au sein de la politique de tranquillité publique de la Mairie, au prétexte des « libertés publiques », doit inquiéter : elle en dit beaucoup de la proximité idéologique entre une majorité municipale de gauche — surtout, ses élus radicaux — et une association richement subventionnée.

Si la LDH veut assurer notre sécurité, qu’elle investisse un de ses poulains de gauche qui pullulent dans les élites nazairiennes ; elle pourra alors concourir loyalement à la prochaine élection municipale, dans l’espoir de la remporter. Mais elle ne peut prétendre s’ingérer dans la sécurité des Nazairiennes et des Nazairiens, n’étant pas représentative de leurs intérêts, bien loin de là. Plus généralement, qu’elle se contente de défendre les droits de l’homme, et qu’elle ne fasse pas de politique à Saint-Nazaire…

Énergie : j’ai répondu à un courrier de RTE

Saint-Nazaire, le 24 août 2017

Madame Pitou-Agudo,

J’ai bien pris connaissance de votre courrier relatif à l’état des lieux du secteur électrique français.

Partageant bien sûr votre souhait d’apporter aux Français une électricité propre, sûre et abordable, je souhaiterai vous apporter quelques éléments de réflexion, concernant RTE, et nos réseaux électriques en général.

J’ai observé avec circonspection, au printemps 2016, la nomination de François Brottes, ancien président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, à la présidence de RTE. Par la suite, je constatais que le Gouvernement préparait l’ouverture du capital de RTE, via la création d’une holding ouverte au secteur privé.

Je considère que ce bradage des infrastructures de souveraineté nationale à des acteurs privés, parfois étrangers, est inacceptable, en ce qu’il viole viole la Constitution de la République française, laquelle interdit la privatisation des infrastructures nationales stratégiques. Il n’y a, à mon sens, aucune logique industrielle dans cette opération strictement financière, dont le but est de limiter les dettes qui s’acculent sur EDF, pour le rachat d’Areva NP, le financement des réacteurs EPR de Flamanville, d’Olkiluoto et de Hinkley Point, la rénovation des centrales en vue de leur prolongation, et le déploiement des compteurs électriques intelligents Linky.

La privatisation de RTE est un épisode de plus dans le démantèlement progressif du service public de l’énergie, et l’abandon des fleurons industriels français aux mains des investisseurs étrangers. La France poursuit la politique de privatisation et de déréglementation européenne visant à créer un marché unique de l’électricité. C’est une stratégie de rentabilité financière à court terme, qui contribuera à affaiblir la qualité de nos réseaux électriques, et accroître la situation catastrophique de l’EDF, et pèsera lourdement sur les citoyens et les entreprises. Faute de ressources et de développement suffisant,  et cette privatisation étant maintenant effective, le réseau de transport électrique est menacé de ne plus répondre aux demandes élémentaires de sûreté, de qualité, d’équité tarifaire et d’égalité de traitement entre les territoires. Privatiser RTE, c’est la hausse des prix assurée, et les risques de pannes accrus.

Face au gaspillage du patrimoine énergétique des Français, et à la gestion catastrophique des entreprises publiques de l’énergie par les différents gouvernements, de droite comme de gauche, qui se sont succédé depuis les années 2000, la formation que je représente, le Front national, a toujours émis une position ferme. Il en appelle à la mise en place d’une véritable politique énergétique nationale, à court, moyen et long terme. S’agissant d’un secteur éminemment stratégique comme celui de l’électricité, où la France devrait être exemplaire, nous appelons l’État à remettre ce secteur en marche, sous l’égide d’une EDF 100 % publique. L’EDF doit mettre au cœur de son action la sécurité des centrales nucléaires, la performance économique et technique des moyens de production et des réseaux, le déploiement équilibré des énergies renouvelables, le développement de la recherche et de l’emploi dont le secteur de l’énergie, en pleine mutation, a besoin pour les prochaines décennies.

Je vous sais donc gré, Madame, de renoncer immédiatement à cette privatisation, et de revenir à la situation d’actionnariat initiale.

Cordialement,

Sign GB2

Gauthier BOUCHET

ÉDITORIAL — Partir en vacances est-il un luxe ?

L’été est bien entamé, et, comme chaque année, beaucoup de Nazairiens ne pourront pas partir en vacances. Des statistiques locales n’existent pas mais, tout indique qu’au niveau national, 40 % de Français n’ont pas les moyens et/ou la capacité de partir. Ce chiffre doit nous inquiéter, au cœur de la sixième puissance mondiale, et dans ce grand pays touristique qui est le nôtre. Il questionne l’absence de droit aux loisirs pour une part importante de la population.

À Saint-Nazaire, la proximité de dix-sept plages et le cadre de vie agréable, entre estuaire, Brière et océan, ne doit tromper personne sur le mal-être dont souffrent des milliers d’habitants, relégués dans l’isolement voire la précarité, alors que la ville s’ouvre à des événements festifs, comme elle le fait en ce moment dans le cadre du Centenaire du Débarquement allié.

C’est avant tout à ces Nazairiens ordinaires que nous pensons, ceux qui, l’été s’étant achevé, n’auront pas pu en profiter. Il importe que, dans une région touristique comme la nôtre, les pouvoirs publics s’y intéressent davantage. Des solutions existent, ne serait-ce que des visites de personnes âgées et des personnes isolées en général par les services de la Ville. Pour que Saint-Nazaire soit vraiment « fraternelle et inventive », encore faut-il qu’elle le soit pour tous, et non pas quelques-uns. Et partir en vacances ne doit plus être le luxe d’une minorité, mais accessible à la majorité…

Disparition de Bernard Morin, infatigable militant

Communiqué


Nous apprenions ce lundi la disparition de Bernard Morin, à l’âge de 67 ans. Bernard, que nous connaissions bien, était l’un de ceux — rares — grâce à qui notre mouvement avait pu prendre ses marques à Saint-Nazaire.

Fonctionnaire des Douanes en retraite, il avait prit part au combat des élections législatives de 2007. Il avait par la suite intégré la liste Saint-Nazaire Bleu Marine aux élections municipales de 2014, en neuvième position ; grâce à sa contribution, nous pouvions montrer aux femmes et aux hommes de la Cité portuaire qu’une alternative patriote était possible à la Mairie. L’année suivante, aux élections départementales, il menait encore la bataille aux côtés de notre secrétaire départementale, Marguerite Lussaud, réalisant son plus beau score.

Ces derniers mois, Berrnard, infatigable militant de la cause nationale à Saint-Nazaire, avait pris un peu de recul et de repos, profitant de sa retraite et de sa famille. Nous le croisions de temps en temps, à l’Agora, lors des soirs de réunions publiques, où il semblait heureux de ce qui avait été entrepris, à la suite de son investissement militant. Nous savons bien que sans lui, la maison Bleu Marine qui a été bâtie ces cinq dernières années n’aurait pas eu de fondations aussi solides.

Aux côtés du Front national de la Loire-Atlantique, notre section militante adresse ses plus sincères condoléances à sa famille.

Nationalisation bienvenue pour les chantiers navals

Communiqué de presse du Front national (FN), section de Saint-Nazaire


La nouvelle d’une nationalisation prochaine des chantiers navals de Saint-Nazaire est plus que bienvenue. Il s’agit d’un revirement spectaculaire du président, par rapport à ses engagements de campagne et sa politique en général, plutôt favorable aux privatisations, mais peu importe, car cela répond à une nécessité que l’État sanctuarise ses actifs stratégiques, pour des motifs de souveraineté industrielle. Et encore, Christophe Castaner, porte-parole du Gouvernement, bien embêté, cherche à minorer ce revirement !

Au Front national, ces quatre dernières années, nous demandions régulièrement cette nationalisation des chantiers navals, a minima partielle (51 % des capitaux) et temporaire dans le temps. Jean-Claude Blanchard, qui fut ouvrier-soudeur aux Chantiers, et ses colistiers, avaient porté les premiers cette thématique dans le débat public nazairien, durant la campagne municipale. À l’époque, le FN était bien seul…

Depuis, des personnalités politiques locales comme nationales avaient rallié cette position, opportunément, car au gré de campagne électorales : Arnaud Montebourg lors de la primaire de gauche, Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle, Laurianne Deniaud durant la campagne législative, etc. Nous avions finalement raison les premiers.

Ils se plaignent de Macron après l’avoir soutenu…

Tribune pour Saint-Nazaire magazine, juillet 2017


Ces dernières semaines, socialistes et communistes nazairiens font savoir toute leur opposition (en tout cas, revendiquée) à la politique défendue par Emmanuel Macron. Qu’il s’agisse de l’augmentation de la CSG, de la nouvelle loi Travail ou de la rationalisation accélérée de nos services publics. Ils se mettent tous vent debout contre le Gouvernement.

Et pourtant, qui, a voté pour l’actuel président de la République ? Qui a promu Emmanuel Macron, au seul prétexte que son adversaire de l’élection présidentielle était Marine Le Pen ? Qui a fait monsieur Macron, sinon l’immense majorité des socialistes et une part importante des communistes ? Le président n’aurait pas eu sans eux l’assise dont il dispose pour sacrifier nos retraites, modifier notre droit du travail ou passer nos services publics à la découpe. En réalité, sans ces millions de voix de la fausse gauche, il n’aurait même pas eu le pouvoir.

Il existait pourtant une alternative à ce désastre annoncé, que notre gauche nazairienne, par son dogmatisme, n’a jamais voulu voir. Qu’il est fâcheux notamment d’entendre Laurianne Deniaud, le 31 mai dernier, se plaindre à la Chambre de commerce et d’industrie de l’augmentation annoncée de la CSG… alors qu’elle venait de voter pour celui des deux candidats responsable de ladite augmentation ! Socialistes, communistes : ils se plaignent d’Emmanuel Macron. Mais qui avaient-ils soutenu, par leur vote du 7 mai dernier ?

Prêt toxique : Samzun prélève le budget de l’eau

Communiqué de presse de Gauthier Bouchet, conseiller communautaire à la CARENE


Pour la deuxième année consécutivement David Samzun, président de la CARENE, a assumé la décision scandaleuse d’un prélèvement massif (2,7 millions d’euros) sur le budget de l’eau potable de l’intercommunalité, afin de payer des intérêts à la banque Dexia. En effet, notre communauté d’agglomération avait contracté en 2006 auprès de ladite banque un prêt de 10 millions d’euros, aux intérêts tout d’abord modestes de 3,7 %, mais qui ont ensuite explosé jusqu’à… 22 % ! Le prêt, que Joël Batteux, ancien président de la CARENE, voyait comme bénéfique pour notre collectivité, s’est donc révélé toxique.

Ce prêt toxique, David Samzun n’a entrepris de le contester que de manière tardive, et de manière molle aussi. Cette réaction timide a eu pour effet un jugement très défavorable du Tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre à l’endroit de la CARENE, le 26 mai dernier, l’obligeant à assumer les intérêts excessifs du prêt Dexia.

Il faut d’ailleurs croire que monsieur Samzun partait battu par avance. Dès mars 2016, il faisait ainsi provisionner une partie du budget annexe de l’eau, ainsi que celui de l’assainissement public… pour payer Dexia ! Or, autant le remboursement du prêt et des intérêts est évidemment obligatoire par la CARENE, autant rien n’obligeait celle-ci à ponctionner des budgets si essentiels, qui devraient évidemment, selon nous, être sanctuarisés. Monsieur Samzun pouvait trouver l’argent ailleurs : notamment par cette politique de baisse raisonnable des indemnités d’élus et du nombre des vice-présidences que le Front national propose, et aboutirait à 200 000 euros d’économies annuelles pour la CARENE.

Pour notre part, nous ne reconnaissons aucune valeur juridique à cette décision du TGI. Nous préconisons un remboursement du prêt initial de 10 millions d’euros, ainsi que des intérêts initialement convenus à 3,7 %.

La CARENE ne fonctionne pas à l’économie

Communiqué de presse de Gauthier Bouchet, conseiller communautaire à la CARENE


En séance du conseil communautaire de mardi dernier, le président, David Samzun, a remis à l’ordre du jour la composition du bureau communautaire et le bureau des vice-présidences. Ce remaniement faisait suite à la refonte du conseil communautaire (passant de soixante à cinquante-huit élus) et l’élection municipale partielle de Trignac.

Logiquement, le président de la CARENE n’a pas voulu changer d’un iota le nombre des vice-présidences, qui représentaient d’ores et déjà un quart du conseil. Elles resteront à quinze, à la fois en intégrant le nouveau maire de Trignac, Claude Aufort — alors qu’il avait été annoncé qu’en cas de victoire de David Pelon, celui-ci ne serait pas vice-président, car soutenu par le Front national — mais aussi en favorisant toujours, comme depuis 2014, six conseillers communautaires de Saint-Nazaire, élevés en grade par fidélité à la majorité… et souci de donner une petite place aux écologistes et aux communistes.

Même s’il reste seul contre cinquante-sept élus au conseil de la CARENE, le FN n’a pas cette vision minimaliste et coûteuse de la répartition des postes. Assurément, par le maintien de ses quinze vice-présidences, le conseil de la CARENE ne fonctionne pas à l’économie. Il faudra, dès 2020, aboutir à une réduction de leur nombre de quinze à neuf, en les réservant aux maires de chacune des communes représentées. En complément d’une baisse des indemnités de 20 % des élus communautaires, que le FN sollicite depuis trois ans, cette « rationalisation » des vice-présidences aboutirait à 1,2 million d’euros d’économies pour notre intercommunalité à l’échelle d’un mandat. L’argent public se faisant rare, il est temps que monsieur Samzun le prenne en compte…